Alan Clarke

De gauche à droite, The Firm (1988) et Scum (1977) d’Alan Clarke.

A ne pas manquer cette semaine, au Forum des Images, dans le cadre des rencontres internationales de cinéma à Paris, quelques raretés signées Alan Clarke, le réalisateur anglais, auteur du premier Elephant (1989), film qui a influencé Gus Van Sant.

Elephant est présenté le mardi 6 juillet, à 21h15 ou le vendredi 9 juillet à 21h45 (entrée libre). C’est un incontournable. Le film donne une impression de circuit fermé jusqu’à l’asphyxie. Des citoyens se mettent, sans raison apparente, à s’entretuer. Le dispositif implacable et funeste (voire le système ) installé par Clarke est redoutable d’efficacité.

The Firm, avec Gary Oldman et qui se passe dans le milieu ultra violent des hooligans, est projeté le mardi 6 juillet, à 14h (entrée libre).

Enfin, il sera possible aussi de voir Scum, film très réaliste sur les maisons de correction et qui a été censuré pendant près de 15 ans. Projection le mardi 6 juillet à 21h15 ou le vendredi 9 juillet, à 21h45.
A découvrir aussi, Road et Made in Britain, avec un Tim Roth tranfiguré.

18 réponses pour “Alan Clarke”

  1. Esther l'emmerdeuse dit :

    En fait, il y a deux films d’Alan Clarke qui ont “influencé” le chef-d’oeuvre absolu de Van Sant : Elephant, of course, et (surtout) Christine.

  2. sandrine dit :

    Mouais, je pense plutôt que Christine a infuencé Larry Clark. Je l’ai vu et ça me paraît évident. Tu es sûre de toi là ?

  3. Esther l'emmerdeuse dit :

    Deviendrais-tu insultante avec la chute des températures ?

  4. Atchoum, le nain dit :

    Et toi, aurais-tu le cerveau embrumé par le refroidissement soudain de l’atmosphère, au point de confondre Larry Clark et Alan Clarke ? Il y a de quoi en perdre son latin, je te l’accorde, d’autant plus, que le point de jonction de ces deux cinéastes est Gus Van Sant.
    Il n’empêche, le propos de Christine évoque davantage Kids.

  5. Esther l'emmerdeuse dit :

    Le “propos” ???? Qu’est-ce que c’est que ça ? Je pensais plutôt au filmage, aux lieux et à l’inscription des personnages dans ces derniers, à la mutité dramatique et dynamique, à toutes ces choses cinématographiques quoi ! à une certaine manière de faire ses courses ! Pas vu de skaters dans Christine !!!

  6. Esther l'emmerdeuse dit :

    “Des citoyens se mettent, sans raison apparente, à s’entretuer”.
    Mais pas du tout ! Chaque lieu reprend l’endroit réel d’une série d’assassinats commis par l’IRA dans les années 80…!

  7. sandrine dit :

    Le filmage bien sûr pour Van Sant : la boucle, la caméra qui marche sur les talons des personnages, le circuit fermé.
    Le propos ou les thématiques : une famille middle class, avec une gamine de 12 ans qui se shoote. Visage d’ange et ange de la mort qui va de maison en maison se faire des fix avec ses petits camarades de classe. L’aveuglement des parents. Si ce ne sont pas les thématiques de Larry Clarke, alors je m’effondre !
    Je crois que ces réalisateurs ont été influencés à part égale. Tu t’ennuies le dimanche ? Viens boire un thé si tu veux.

  8. Esther l'emmerdeuse dit :

    oh là là ! Susceptible avec ça !

  9. sandrine dit :

    Ah, tiens, ça je ne le savais pas ! Voilà qui est intéressant. Quand on découvre Elephant pour la 1ère fois, l’absurde prévaut. Je pensais que l’action était contingente. Le fait que rien n’ait été laissé au hasard rend le film encore plus glaçant. Thank you !

  10. Esther l'emmerdeuse dit :

    Je préfère ça ! So long pretty bitch !
    (PS : c’est le dernier film de Clarke pour la BBC - tous ces crimes ont largemant été passés sous silence par la télévision de l’époque. Tu imagines la “bombe” qu’a pu représenter le film de Clarke, qui enchaîne implacablement chacun de ces meurtres ?)

  11. Esther l'emmerdeuse dit :

    Viens prendre un thé si tu veux, on en parlera de vive voix !

  12. sandrine dit :

    Oui, j’imagine l’impact qu’a eu le film sur ses contemporains ! Clarke aborde frontalement la violence et ce qui lui a valu d’être censuré à tour de bras. Tous ses films ou presque sont interdits au moins de 18 ans !
    Le thé vert ou earl grey, bitch ?

  13. Esther l'emmerdeuse dit :

    c’est de la came de grand mère ça ! T’as pas quelque chose de plus “happy hour” ???

  14. sandrine dit :

    Oui, tu as raison, d’autant que le match va commencer…

  15. Sébastien dit :

    J’ai moi aussi vu le film comme une série de meurtres gratuits (cf. mon post à ce sujet, rubrique télévision); savoir qu’il revient sur les lieux d’assassinats commis par l’IRA est certes intéressant sur le fond mais ne change rien : la gratuité, voire l’absurde de ces mises à mort demeure l’impact voulu par le cinéaste : la dernière scène en forme de suicide programmé va dans ce sens.

  16. sandrine dit :

    Sébastien,
    Je suis allée voir illico ton excellent billet qui avait échappé à ma vigilance pour cause de festival de Cannes. Je rajouterai un lien ce soir.
    Effectivement, la virginité du regard peut être féconde, surtout en pareil cas : l’impact de la réception est d’autant plus fort et l’expérience spectatorielle intense.
    Les intentions du réalisateur, une fois connues, ne servent qu’à nourrir une analyse politique plus fouillée. Mais la thèse est de toute façon largement servie par la mise en scène. Cette boucle funeste évoque un système qui tourne à vide. Chaque plan est politique.

  17. Dariush dit :

    Qui sait où je pourrais voir ou me procurer Christine, de Alan Clarke s v p ?

  18. Louise dit :

    salut,
    si tu es un fan absolu de A.C alors tu peux acheter le coffret a 100Euros dans lequel tu as christine, scum, the Firm, Elephant…
    Sinon il faut aller a Londres…pas trop le choix.

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