All by herself

De haut en bas, Myriam de La Nouvelle Star et Nicole Kidman dans Prête à Tout (To Die For) de Gus Van Sant.

Le même charmant minois, la prunelle bleue acier, la blondeur glamoureuse. Elles sont toutes deux « prêtes à tout » pour incarner leur rêve télévisuel. Jusqu’où ? Ces « si jolis visages » cachent peut-être des desseins plus sombres. Qui sait ? D’ailleurs, où commence la manipulation ?
Entre elles, il y a aussi et surtout le puissant standard d’Eric Carmen, All by Myself, qu’a choisi d’interpréter Myriam, la remarquable prétendante au titre de Nouvelle Star.
Kidman, dont rien ne saurait entraver le fantasme de célébrité, diffuse ce même titre aux funérailles de son encombrant époux qu’elle a fait assassiner. Elle débarque aux obsèques, munie de son radiocassette, pose l’engin sur la stèle et enclenche le bouton de lecture. Consternation indignée et silencieuse dans le cimetière. La veuve éplorée cache une redoutable femme fatale. La chanson signe ses aveux. Un moment décisif, une révélation.
En entendant Myriam chanter lors de la dernière émission, on a assisté à cette même révélation. Un talent à l’état pur, une souveraineté si éclatante qu’elle ne lasse pas d’interroger. Qui est Myriam ?
Le trouble s’installe face à l’ambiguë interprète. Le All by Myself résonne et se connote de deux acceptions sémantiques contraires et néanmoins complémentaires que GVS explore d’ailleurs, non sans une certaine ironie : « Seule, livrée à moi-même » ou « seule, sans personne sur ma route » ? Car Myriam surclasse tant et tant les autres candidats qu’une voie royale s’ouvre à elle, glisse sous ses pieds nus de comtesse cathodique.
Au final, Kidman croise sur son chemin un pseudo producteur. En fait, un tueur (David Cronenberg) qui a tôt fait de la liquider et de l’ensevelir sous une épaisse couche de glace, surface dépolie, écran de télévision par analogie. L’héroïne réalise son rêve, à titre posthume et pour l’éternité : passer derrière le miroir. Et si Myriam venait à croiser de ces producteurs peu scrupuleux ? En dépit de la force qu’on pressent sous la fragilité, que restera-t-il de la grâce qu’il nous a été donné d’apprécier ?
Pour l’heure, les héroïnes contemplent un horizon indéfini (cf photogrammes), tendent vers la même direction : cette zone un peu floue où s’ébroue leur rêve.

31 réponses pour “All by herself”

  1. sans moi dit :

    impressionnant regard croisé.. elle m’a glacée cette Nicole-là, pour moi cette femme est une des plus grandes actrices du moment

  2. jean-sébastien dit :

    deux beau textes coup sur coupà Sandrine…étrange regard croisé d’ailleurs, comme si les personnages à la Miryam avaient littéralement déserté le cinéma français (heureusement alors, il reste la télévision pour un peu de glamour populaire…même si évidemment, toute la dimension critique du GVS part ici, à la télé, en fumée…)

  3. sandrine dit :

    Merci, JS ! Je ne peux cependant qu’émettre des réserves à propos de cette histoire de “glamour populaire” dont tu parles. Ne sont-ce pas des termes antithétiques ? Le glamour relève t-il pas d’une certaine sophistication ?
    Merci, Christie. Je suis heureuse que tu aimes ce film vertigineux, considéré à tort comme mineur dans la filmo de GVS, allez savoir pourquoi ?! Moi, j’adore et te rejoins sur la performance de Kidman, femme fatale et cocotte délicieusement arriviste. Un vrai film sur la télé et ses coulisses. Revoir les séquences où Kidman entreprend son documentaire sur la jeunesse marginale américaine et rencontre de jeunes décérébrés démotivés. Clin d’oeil à la filmo de Van Sant lui-même qui a filmé comme personne la marge, avec Larry Clark bien sûr !
    Ce regard croisé était hasardeux certes, mais c’est cette chanson qui a allumé une lampe dans ma tête, comme le dit un personnage chez GVS ! Finalement, c’est la preuve que le cinéma est un art dialogique par essence…

  4. jean-sébastien dit :

    oui, c’est une oxymore…

  5. sans moi dit :

    La preuve, finalement, que la cinéphilie n’est pas un sport d’endives.. Tiens JS l’autre jour dans la rue j’ai croisé Emmanuel Burdau, il regardait autour de lui avec un air de lapin parano alors j’ai renoncé à le saluer..

  6. Sébastien dit :

    un oxymore, non ?

    la cinéphilie est-elle un sport d’endives ?

  7. Michel Ciment dit :

    Il faut toujours renoncer à saluer Emmanuel Burdeau !!
    Il y a 6 ans il avait déjà cette attitude, alors qu’il entrait à peine aux Cahiers.
    En plus il n’a pas pas d’humour.

    Et puis qui lit encore les Cahiers…

    Je n’adhère pas à votre dénigrement de l’endive, c’est un magnifique légume (parlez-en à Jean-Pierre C…)

    Jean-Sébastien et Sébastien, on dit un oxymore et un oxymoron, dixit .Moland.Dikov. et le Petit Robert.

  8. sandrine dit :

    Cher monsieur Ciment,
    j’ai du enlever de votre contribution quelques éléments autobiographiques gênants ou du moins, qui n’ont pas à être connus de tous.
    C’est là la grande complexité du blog : s’exposer sans pour autant tout dévoiler. Je vous demande à l’avenir de tenir compte de ce paramètre dans vos commentaires…
    Sinon, oui les cinéphiles sont des endives : ils poussent dans le noir et sont peu musclés.

  9. .Moland.Dicokov. dit :

    Veuillez faire attention à la bonne orthographe des noms propres, je vous prie : “.Moland.Dicokov.”

  10. sans moi, spoiler dit :

    “éléments autobiographiques gênants ou du moins, qui n’ont pas à être connus de tous.”

    Sandrine, t’as eu une affair avec Michel Ciment ? mais il est super vieux !! (je comprends que tu sois gênée)

  11. Esther dit :

    Je trouve scandaleux que tu doives censurer les commentaires dès lors qu’on évoque ta liaison avec MC…

  12. sans moi dit :

    ben ouais mais que veux-tu y’a des mecs jaloux… des filles prudes..

  13. Michel Ciment dit :

    Tout de suite les grands mots : une affair !!
    Vraiment n’importe quoi, alors qu’il s’agit d’une plaisanterie.
    Il y a du cancanage sur ce blog !!
    Les vies privées doivent le rester donc no comment

    Tant qu’ à réctifier mes commentaires, profitez-en pour corriger mes fautes de frappes, à mon grand âge (merci sans moi), je ne suis plus trop agile de mes doigts… Ca éviterait les agacements justifiés de .Moland.Fengkov.
    Pour le cerveau ça va il est conservé dans l’alcool…

  14. sandrine dit :

    J’ai toujours dit que je préférais les vieux !

  15. Lilith dit :

    Hum, je parie que sous peu cette page va se trouver en 1ere page des résultats de Google pour “Michel Ciment” voire “Emmanuel Burdeau” (plus facile) !

  16. sandrine dit :

    Ce qui n’est pas fait pour me réjouir particulièrement puisque ce n’était pas l’objet de la note initialement. De l’art de la digression…

  17. dit :

    tu devrais nous interdire de commentaires… mais on te manquerait trop… peut-être .. ?

  18. sandrine dit :

    Bien évidemment, coquinette ! :-)
    Mais j’ai beaucoup de respect pour Michel Ciment d’une part et que soit ravivée, d’autre part, la sempiternelle guerre de clochers entre les Cahiers et Positif me fatigue ! C’est tellement stérile !
    Et puis ce blog, je l’ai créé pour être confrontée directement à l’altérité, fût-elle virtuelle ! Alors, ça n’aurait aucun sens de pratiquer la censure.
    Cependant, oui, là j’ai du faire quelques coupes car je trouve idiot de s’en prendre aux gens, aussi pathétiques puisse t-on les trouver et même si je partage ! Je refuse que ce blog devienne un défouloir, un lieu où s’exerce la calomnie.
    Je ne vois pas l’intérêt encore d’évoquer une soirée qui ne concerne personne d’autre que ceux qui y étaient.
    Le blog, ce n’est tout simplement pas la vie ! Et que celui qui signe sous le pseudo de MC se le tienne pour dit !

  19. sans moi dit :

    C’est “marrant” les histoires de microcosmes pour ceux qui n’en font pas partie, presque rassurant, on ne comprend rien, on se dit “et ils s’engueulent pour ça”.. et ça nous permet de relativiser nos propres querelles de clocher.

    Vivent les blogs pour ce décloisonnement qu’ils permettent.

    ET sans avoir lu ni les Cahiers, ni Positifs, à mon humble avis les critiques d’Emmanuel au masque et la plume sont souvent plus pertinentes que celles des 3 vieux de Positif, Telerama ou Nouvel Obs. En revanche j’aime bien les filles celle de Marianne et Elizabeth Quin.

  20. .Moland.Fengkov. dit :

    E. Quin ! Au secours !

  21. LostPhotographer dit :

    Mais il est mignon comme tout, Burdeau !!!

    “sans humour” Ahhhh ?????????

    Non, il a affectivement l’air d’éléborer sa PenséeAffect comme un feu follet de frôlement de connaissance autour d’un trou Noir angoisé qui lui tient lieu de Centre de Gravité !!!

    Mais il a une Plume Superbe ! je me suis abonnée aux Cahiers Surtout pour lui !!

    “Sans humour”, je ne pense pas …
    Non, Je pense plutôt à un Humour Sezcondaire de Lunaire [les lapins, en Occultisme Poétique sont des Habitants de la Lune] pas forcément Ostentatoire au 1er plan ..

    Mais c’est un des Etres Poe Ethiques du moment je pense un grand stresé natif may be .. et alors ?
    RHIZOMES d’Images en Plan d’Immanence à lui

  22. sandrine dit :

    Quel hommage ! Quelle fantaisie !

  23. Louise dit :

    je relis vos contributions et la question de l’emmanuelburdeausisme. il existe une étrange tendance chez les critiques ciné à, lorsqu’ils parlent, baisser les yeux, et regarder leurs pieds. j’ai remarqué ça à plusieurs reprises. complexe ? mépris ?
    je ne sais pas mais c’est très étrange, une timidité maladive chez ceux certains (EB e.a) qui au final, détestent plus qu’ils n’aiment. pourquoi ? ah oui, parce qu’ils ne se sentent pas aimé ? c’est le paradoxe du critique vous croyez ? je l’ai croisée moi-aussi, c’est incroyable comme on peut -juste- croiser ce type -jamais plus-, et j’ai pensé la même chose en lisant ce post. j’ai eu envie d’aller lui dire bonjour… et je me suis dit… il va encore fuir… et je me suis dit, peut être que non… je suis une fille… (pas du genre intimidante pourtant dixit) mais je ne sais pas si il aime les filles, il a toujours un drôle de regard, envers les garçons aussi.

  24. LostPhotographer dit :

    Non je crois que notree Emmanuel BURDEAU est VRAIMENT [un] passionné !!! Qu”il aimé vraiment ce dont il parle !! La Beauté de sa Plume qui peut frôler le sublime l’évoque, l’effleure * … mais la Peur, oui … Mal-Aimé, oui [et finir par s’aimer paradoxalement un peu en tant qu tel : mais bon : allez à une conférence de Guy Corneau, l’analyste Québécois) .. “parler en regardant ses pieds” Ca c’est un peu autre chose : c’est une façon comme une autre de “regarder à l’intérieur” un Cristal qui Songe ET Rationalise à la fois, ne pas voir (trop) l’asistance pour pouvoir respirer aisément ..
    -quoique lorsqu’on croise 1/100ème de seconde son regrard “IceLand” on voit (!) biren qu’il n’es perd pas une ! un radar au b ord d’une route, d’un Ecran, Une SINGULARITE de l’entre-deux dimentions ..
    ……..
    Qu’il apprivoise YIN le Lapin Noir qui le Porte, qu’il apprennne à l’Aimer un peu Le Monde est Cruel et Plein de Chassuers oui mais l’Essence de ton Etre cher E.B. est immortelle -et jamais aux enchères en ce monde ou dans un autre -
    2) alors, alors seulement le lapin Blanc YANG inside l’aigu objectif observateur critique Gauchisant un peu angoissé de son DevenirContemplatif … poura se révéler MONTY PYTHONIENNEMENT inclus !!
    et si on en lâche la Plume à l’Elysée ou à Yeurs, en 2007, par exemple !!! Satyagraahesquement !!! vous allez voir le Petit Lapin à l’Oeuvre !!! Tery Gilliam pour la Réalisation, Phil GLASS pour la Musique !!! et Guy Corneau pour la consultation Technique !!
    ………………. non ………. je cherche un blog où il était attaqué , Emmanuel, conjointement à Cronemberg (Mortensen : mùieux encore : pasé sous silence TOUT REGARD de la NATURE de la VIOLENCE inclus) : taxé de poseur, je ne saisq qui, des gesn qui sous prétexte d’avoir épinglé 2 ou 3 gimmicks un peu clichés de Hist of Violence tabassaient allègrement Burdeau, Crnenmberg etc dans le même S.A.C. car EUX n’avaient rien compris à la vrai Nature de la violence dont le Phtographer-Regard de Viggo témoignait à chaque seconde décalée ….. sommes-nous si loin des Pieds d’Emmanuel Burdeau ? pas sûr …
    non , il faudrait qu’il se réconcilie avec le TIGRE [lapin NOIR parano] qu’il EST -1974- , accède à l’Etincelle de Créatinvité [Mars en Cancer ?] BLANCHE comme l’insoutenable lumière
    ………………. Il a un peu la dualité de certains post-gauchistes[et/ou complexe de l’Hémisphère Droit] may be, mais je crois qu’il AIME les Images, et à travers elles, au-delà du filtre de la crainte-frustartion “mal-aimé” [marante sa critique -sans doute juste de Benigni]IL AIME aussi les gens [PS : les pieds symbolisent l’Enfance ; l’enfant Intérieur, en Yoga, Qi-Gong] IL PORTE LE LANGAGE COMME UNE CREATION IMMANENTE C’EST L’ESSENCE CIEL .. non, il est Adorable … Be Seeing You Ci Vediamo Bonjour Chez Vous

  25. LostPhotographer dit :

    ……… tiens, avant de cesser de vous embêter aves mes Digressions E.B.esques …… et puisqu’il faut un Clair Regard de Vertige comme seul lien, mau be : une question : qui d’entre vous et VOUeS est fan du Prisonnier ???
    [si, si, ça existe encore, cette Espèce de Paranos dans L’iMpasse Exisistentielle d’une Boule Blanche Aléatoire …. Pat Mc Goohan qui a marqué mon enfance avec dans ses Yeux clairs le Vertige des Immeubles Londoniens et son Réveil dans un VILLAGE où les rapports Humains ‘what’s that ?) sont montrés jusqu’à l’Epure (pour l’enfant que j’étais à la 1ère Vision). dont il esaye de s’évader, Répetitivement ????????
    Kid Man d’un point de vue Freudo-Lacanien ça m’a toujours amusé le NOM de l’actrice, vu son ex mû à l’”absence de père” ………. BE SEEING YOU…
    que vos nuits de pleine lune soient peuplées d’Echiquiers où Dansent de Ludiques Lapins ; des Blancs ; des Noirs

  26. Carla Bissi dit :

    Jconnais un peu TOUS vos éclairages
    sur l’Objet de Votre Grande Digression …
    .. Emmanuel Burdeau ?
    … mais toi qui prétends qu’il “fuit systématiquemnt” .. toi qui prétends qu’il “regarde autour de lui d’un air de Lapin Parano” .. Sais-tu qu’il peut aisément Etre Chaleureux, Souriant, Ouvert ? CALME et lumineux comme un Groënland Singulier ? .. dans les parages éloignés de sa Nébuleuse, parfois .. je te le dis :

    Lorsque son regard se pose sur toi
    Et qu’il est là, tranquille
    La FORCE SANS NOM
    je peux te dire .. c’est toi qui dans une lente implosion retournée risques de “fuir”
    toutes les rembardes de ton moi .. ce qui faisait Sens dans ce regard sans aucune agressivité pourtant vacille devient brume fugace Croyance tu tentes d’accrocher ce qui reste de ton actualité nous ne dirons pas “âme” à quelques mots qui un jour dans ta tête furent briilants qui peut-être là prennent Son hors de ta bouche … et tu ne sais plus ..
    .. Si tu aurais dû fuir .. ou si cette Etrange Energie est un Meurtre ou une Naissance .. “Il” est là - te regarde ? te parle ? .. aurais-tu dû fuir ?
    —————— interface ———–
    20 heures plus tard : Le Jugement : tu tentes de rattrapher les Flashes PERDUs dans le graphe plat de tes lignes de demi-insomnie : illisible. Tu avais capté pourtant l’Enigme Subtile faisant que c’est pour “t” ‘éviter de fuir qu’il semble si souvent “fuir” le premier .. photographie perdue .. graphe presque plat .. fucking pen ….. LUMIERE BOREALE devenir-imperceptible .. l’Arcane par-delà le MAT .. l’ARCANE DU SUBTIL de l’Eclair du Lac Intrello-sensitif .. la Brise tellurique qui rayoone quand paradoxalment il DEVIENT tranquille .
    …………….. après que ses mains aient impressioné les Mouettes d’un Langage réinventé : Ce flux du Sens dans l’Immanence des Mots qu’il manie comme la Tere Manie le Volcan et la Marée dans la fracture de la Création …… que l’ICELAND de Lumière y entre ………

    et que le texte mouvant de l’Etre s’y imprime ..
    Puissiez vous sortir de l’Amnésie et ou NDE graphique après avoir rencontré son calme regard non pas SUR mais AVEC vous et .. été assez suicidaires (ou amoureuses de la vie ?) pour ne pas, vous, F U I R

  27. sandrine dit :

    Z’êtes complètement cinglés, les mecs ! Je laisse pour le folklore, mais donnez-moi l’adresse de votre dealer !

  28. INTERFACE dit :

    triste monde où Amour
    Humour
    et m^ême et surtout Créativité

    devraient obligatoirement leur existence
    à l’absorbtion d’un produit
    - ceux qui en absorbent [je ne les juge pas] et/ou ceux qui, avec ou sans, n’obtiennent aucun effet, devraient pourtant savoir que l’Homo Sapiens possède en sa Chimie Propre bien plus que de que le Plus miro bolant des Dealers Leaders ne saurait fournir.
    Réfléchissez sur le con cept de NEOTENIE
    ou, pour le moins, revoyez 2001 avec les Yeux de Nicole KIDMAN marchant vers l’Eau
    ……….. dont Glass s’est inspiré ….
    pour une certaine musique ……
    La Beauté d’un Visage
    L’Emotion Connaissance d’un regard
    Quelques lignes … écrites et leur Champ Ethérique sont bien plus que quelle herbe des Anges que ce soit …
    Quand LA VERITE FORCE habite tout-à-coup un Etre -chacun de nous potentiellement- ce n’est pas de la poudre aux yeux

    VIVES CREEZ FAITES L’AMOUR AU MONDE Il n’y a plus de Représentation Il n’y a que de l’Action De l’Action de Théorie de l’Action de Pratique dans des rapports de relais et de réseaux

  29. Bara dit :

    On dirait feu Yves Adrien… Quant aux préférences sentimentales d’E.B., pour ce que j’en sais, et quelles qu’exotiques…, elles sont rien moins que banales.

  30. bara dit :

    Cette formulation vespérale est hasardeuse. Elles sont juste banales, en somme…

  31. Kamiksze de la Croix Rousse dit :

    I was thinking about thinking
    but it really didn’t get me very far,
    so I thought I’d throw a Tarot,
    but I only got the Priestess and the Star.
    There’s a shadow cast between the future and the past;
    the room and I agree to buy some time….
    The cards don’t tell truth nor lies,
    only options and cusp lines:
    the furniture in the black room.

    I’ve been thinking about acid,
    but, it seems, there’s not a reason to believe.
    I don’t make a vital breakthrough
    and it walks me like a dog upon a lead.
    It’s all unreal and, the way I feel,
    I’d like to try and make it on my own….
    Going to the feelies is fine:
    I really have me a good pleasure cruise.
    But, deep in my mind,
    I’m no better or worse, just open to the walls.
    Paint peels in the black of my room.

    I’m only talking about myself, ordering the treasure shelf,
    documenting these present feelings as the future sets me reeling….
    What I’ll be is what I am,
    I’m simply trying not to sham or fake.
    Use vision as sense and not as crutch!
    It doesn’t matter all that much;
    whatever happens we’ll all survive,
    I’m only trying not to pawn my life.

    When I’m (maybe) old and strait-laced,
    shall I then deny all that I feel?
    In words of bitter compromise,
    re-smelt the wrath that’s in my eyes like steel?
    Be a hermit then?
    Or be a miser?
    Be a man who hasn’t managed yet to write his rules?
    The Fool?
    The future holds my hand in the room….

    Well, then, my ghosts shall steer down through the years
    and lay a hand upon my soul
    like ice.

    So: onto the familiar top steps!
    In cloud-scud moonlight glow
    the Tower reels.
    I, the blind man,
    feeling for a path I know…
    don’t you know that I’m only feeling for how to feel?

    Rats run.
    Snakes coil.
    Fathers
    stare out at the whispering night;
    rub mud on their arms.

    Spiders.
    Mud boils.
    Children
    whimper in the human vortex;
    faces glow of worms.

    THUNDER
    Silence.
    Omens….

    I think it’s coming,
    all signs are very near, all signs are that
    pain shall come
    and change shall run
    down through my heart
    and shake my knees
    and now it is coming,
    all around is the humming
    of the World.

    Too late, with my balance gone,
    dead-eyed doll,
    I’m falling, falling
    back to where I began….

    I’m feeling like a kid again,
    I’m feeling like I just walked in the door,
    and with my head on fire
    I wrote this song - I don’t know who it’s for.
    Hands held fast in camera,
    I’ll swear I heard the Stammerer exclaim:
    “I am a traveller, unraveller,
    I only live through pain, and shame, and change!”

    In my room, the secret tomb, I can see
    future forms, space/time storms:
    they’re all me,
    and I’ve only got to choose!

    In my head I am dead if I fall
    in the trap,
    the subtle lap,
    safety’s pall….
    but I’m living while I choose….

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