Quentin à la question
J’ai assisté avec Moland cette après-midi à l’inédite conférence de presse, post palmarès. Initiative excitante, mais vite plombée par la langue de bois et le sacro-saint protocole cannois.
D’ailleurs, l’acteur Benoit Poelvoorde a été le seul à donner un coup de pied dans la fourmillière : “Le festival de Cannes est très moral et ça n’est pas près de changer” a t-il dit !
J’ai été particulièrement choquée de l’agressivité de ce pourtant très charismatique Président. Quand un journaliste lui a demandé très légitimement où était le cinéma dans le film de Moore, celui-ci s’est énervé, a parlé de ces “belles images” qu’on ne trouverait pas dans le film de Moore. Preuve à l’appui, il a parlé de la scène où l’on voit des soldats américains avec des prisonniers irakiens qui portent un sac sur le visage.
Pourtant, force est d’admettre que le film de Moore est plus proche de l’esthétique télévisuelle !
De plus, le pré-supposé du journaliste n’était pas la présence de la belle image chez Moore, mais bien de la mise en scène, discutable ici !
Quand le pauvre ère a voulu argumenter, s’inquiétant de la façon dont sa question avait pu être traduite, Tarantino lui a dit violemment qu’il n’avait rien à rétorquer à cela et d’arracher son oreillette.
Au moment où je tape ses lignes, je regarde en transparence par la fenêtre de la salle de presse, Moore en train de monter les marches et savourer son triomphe.



















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