Tous en scène !
Douce mélancolie de l’été qui s’achève et trouve, dans les mélodies de la talentueuse Barbara Carlotti, son commentaire languide. La belle se produisait dans le cadre d’une soirée privée, initiée par le Festival 18 en Scènes. De retour d’un séjour corse en-chanté, Carlotti partageait l’affiche avec Sébastien Tellier, invité de marque de l’Orchestre de la Boule noire, une formation réjouissante aux influences délicieusement rétro.
Retrouver Barbara Carlotti avait quelque chose d’émouvant, à l’image de son (trop court) set intimiste. C’était comme reprendre des nouvelles de vieux amis, les héros brisés de ses chansons-récits qui nous accompagnent secrètement. Captivantes ballades, sur le fil d’une interprétation sensible, qui se déploient et vous foudroient, se logent dans la région tortueuse du cœur et de la mémoire.
Le premier album était ce soir là particulièrement à l’honneur, lequel s’intitule en toute simplicité Chansons. Et d’apprécier des morceaux agrémentés de parties inédites. Matière mouvante, la musique minimaliste de Barbara Carlotti se prête à l’expérimentation. La radieuse interprète-compositrice s’adjoint la technique sans faille du guitariste Jean-Pierre Petit, la clé de voûte d’un édifice musical néo-classique très personnel, entre folk et pop rock.
Ce soir là, la pudique Barbara nous parlait de nos risibles amours, de nos triomphantes défaites où une “illusion de moins est une vérité de plus”… à sa manière unique de nonchalance grave.
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