Dur en cuir

Al Pacino dans Cruising (1980) de William Friedkin
On pourrait ramener Cruising à ce qu’il est : un film fétichiste, sans doute le plus ambigu de son auteur, William Fridekin. Plongée quasi documentaire dans le milieu homosexuel SM, Cruising va au-delà, y compris de son argument classique du flic infiltré, lequel, au sortir de son invasive investigation, ne s’appartient plus.
Cuir et sueur mêlés, le travestissement révèle un envers fictionnel passionnant. Les personnages ne sont jamais là où on les attend. Impossible de se fier à leurs tenues et à la place qu’elles assignent naturellement dans le récit. Selon le vieil adage, l’habit ne fait pas le moine. Des flics ripoux, qui profitent de leurs uniformes, pour obtenir des faveurs sexuelles de transsexuels, à l’étudiant bon teint, tueur de pédés en série, Friedkin fait voler en éclats les apparences, au profit d’un dévoilement, d’une mise à nu qui, paradoxalement, s’affirment dans un rituel vestimentaire baroque.
Pacino endosse son accoutrement SM et avec lui, l’en-deça d’une fiction, qui, dans sa partie diurne se donne des airs de film policier mainstream. Mais sitôt la nuit tombée, un autre film commence, introduit par une cérémonie fétichiste : s’habiller de cuir, intégrer les codes vestimentaires (le bandana de couleur qui renseigne sur les pratiques sexuelles), draguer dans les clubs. Une routine qui confère au film sa troublante circularité.
On en vient même à se dire que l’action patine, avant de comprendre que le rituel a contaminé la fiction toute entière. Ce qu’il y a de passionnant avec Cruising, c’est que le film lui-même est fétichisé.


Le 2/05/2006 à 09:56
J’ai hésité en sortant de Sorcerer, j’avais mon ticket en poche, je voulais revoir Crusing, et puis j’ai été faible.
Du coup, je vois les photos ce matin, et là je regrette.
Vivement un DVD
Le 3/05/2006 à 12:54
tu veux nous dire quelque chose de toi Sandrine, avec ces photos de mecs en cuir ?
Le 4/05/2006 à 01:04
C’était mon anniversaire : je voulais me faire plaisir, chère Christie.
JG,
Je pense que vous allez être rapidement exaucé, d’autant que Fridekin, après avoir été à l’honneur à la Cinémathèque française, sera présent à la Quinzaine des Réalisateurs avec son dernier film, Bug. Cela laisse augurer des ressorties prochaines en DVD.
Le 4/05/2006 à 06:03
Pacino “friedkin out”… un très beau film souterrain (et curieusement sousestimé). Mon Friedkin préféré, toutefois, c’est probablement “To live and die in LA”. Vous avez vu? Le regard du flic au dernier plan du film, c’est plus effrayant que The Exorcist tout entière ! (et c’est aussi une image d’un être avec le diable au corps). Friedkin a tourné quelques scènes de poursuite qui sont impeccables. “Traqué”, une sorte de remake indirect de “First Blood” (le premier Rambo), me plait beaucoup, un film d’action old school. J’attend “Bug” anxieusement…
Le 4/05/2006 à 09:20
Happy birthday ! Al Pacino sur canapé pour son anniversaire, that’s a gift. Gros bisous
Le 4/05/2006 à 16:11
happy leather birthday Sandrine…
Le 4/05/2006 à 16:18
Joyeux anniversaire la miss ! Domptes-tu le galet pourpre ?
Le 4/05/2006 à 16:40
Je voudrais pas gêner, mais il y en a qui ont du retard… :-)
Quand même Pacino en cuir comme cadeau, on ne se refuse rien sur ce blog…
Reminds me :
“j’veux du cuir
Pas du peep show du vécu”
Alain Souchon
Le 4/05/2006 à 16:45
j’veux des gros seins, des gros culs ???
Le 4/05/2006 à 18:39
C’est selon les goûts !!
Il m’est avis que ce n’est pas le trip de Sandrine, mais le tien peut-être ?? :-))
Le 4/05/2006 à 18:46
tu vois le Mal partout…
Le 4/05/2006 à 19:18
Désolé de perturber la teuf mais j’ai quelque chose à dire sur le film, moi !
En revoyant “Cruising”, dont le titre renvoie à la drague homosexuelle et non à la chasse au tueur sadique, comme l’avait justement souligné Daney (qui d’ailleurs, et pour cela, détestait le film), je n’ai pu m’empêcher de penser au truc énorme qu’a écrit Skorecki il n’y a pas si longtemps à propos du “Moonfleet” de Lang. J’ai retrouvé l’extrait que je livre tel quel :
J’ai dit que c’était un film pédé, pas un film gay. Jamais je n’emploierais ce mot de coincé du cul, de tantouze à la mode. Un jour, dans ces colonnes, un rewriter a cru bon de me corriger. J’avais écrit, à propos d’un beau film de Douglas Sirk, que son acteur fétiche, Rock Hudson, était pédé comme un phoque. Le rewriter a écrit «gay comme un pinson»…
Eh bien, d’une certaine façon, “Cruising” aussi est un film pédé. Friedkin, ce vieux schnock comme dit Slothorp, raconte à qui veut l’entendre que dans ce film il a voulu exprimer (exorciser ?) sa peur de l’homosexualité. Soit la part d’homosexualité qu’il y a en lui et dont témoigne son œuvre à travers tous ces héros qui se cherchent, s’épient, se poursuivent à perdre haleine pour mieux finalement s’entretuer. Car bien sûr “la pédale, ce n’est pas une affaire d’inversion, c’est une affaire de mort” (Jean Genet).
Si l’aspect “documentaire” - docucu diront certains - du milieu gay apparaît aujourd’hui un peu artificiel (ça fait plus skaï que vrai cuir !), le côté momifié - Foucault parlait lui d’“embaumement” - de l’homosexualité y est finalement assez bien rendu. Le jeu de Pacino y est évidemment pour beaucoup.
Sur ce, bon anniversaire quand même, Sandrine.
(et tant pis si j’ai plombé l’ambiance)
Je rend maintenant la parole à Moland qui va nous expliquer la différence entre un cuir pleine fleur et une croûte de cuir…
Le 4/05/2006 à 19:32
Bon, en ce qui me concerne j’ai a rien à ajouter car je ne connais pas le film (et encore moins le réalisateur… et oui je suis assez inculte comparé aux honorables contributeurs de ce blog… mais je travaille…)
Pour en revenir au deuxième sujet : BON ANNIVERSAIRE Sandrine.
Le 4/05/2006 à 20:17
Ce jour ( mais c’était hier, je n’ai pas osé ), une pensée pour vous…
Le 4/05/2006 à 20:29
Argh! je viens d’écrire une note sur Friedkin et je pense à peu près l’inverse de vous, à savoir que son cinéma (très surestimé), ne possède aucune ambiguité. Jamais dans “Cruising” on ne sent autre chose qu’un regard dégoûté sur ce monde interlope. Al Pacino est toujours du côté du “bien” et ne se laisse jamais brûler par le mal.
En ce sens, je préfère largement un film comme “la corde raide” où il y a vraiment cette ambiguité dont vous parlez.
Rien à voir mais puisque je suis de passage : bon anniversaire (être selectionnée dans les 50 meilleurs blogs selon “les inrock”, c’est un beau cadeau?)
Le 4/05/2006 à 22:11
Bon anniversaire:)
Le 5/05/2006 à 09:24
Sandrine > Bug est assez magnifique, mais je crains qu’il ne bénéficie pas d’une sortie particulièrement importante. Pour les américains, Friedkin ou pas, c’est un tout petit film.
Par ailleurs, je partage ton point de vue sur l’ambiguïté du cinéma de Friedkin - cela me paraît même être un de ses nerfs essentiels. Ses films sont, à mes yeux, irréductibles à toute forme de manicheisme, et parler comme le fait Dr Orlof, de côté du bien ou du mal me semble assez inaproprié. Si le sujet de la plupart de ses films importants demeure la frontière, ténue, entre bien et mal, il règne au coeur de ses récits un singulier régime d’amoralité.
Le 5/05/2006 à 11:11
“Je rend maintenant la parole à Moland qui va nous expliquer la différence entre un cuir pleine fleur et une croûte de cuir…”
Je pense, cher Orphée, que vous en savez davantage que moi sur la question…
Le 5/05/2006 à 12:47
Puisque tu reviens, je te répondrais que je pensais plutôt Sade ou Shade et Suzie Q
Et non je ne vois le mal nul part, chacun ces phantasmes… :-)
Moi non plus je ne comprends pas bien le lien entre Mo. et l’expertise en cuir.
Surtout que connaissant l’homme il est bien plus coton que peau…
Mais peut-être qu’Orphée qui est une personne (homme ou femme, on ne sait toujours pas) bien introduite (cf les Mods…) en sait plus que nous là-dessus ?
Au fait où est passée la maîtresse des lieux car une fois de plus ça part dans tous les sens et il y aurait besoin de remettre un peu d’ordre dans tout cela !!
Mais si Mo. a vu juste, peut-être est-elle encore loin sur une plage improbable, à jouer avec des galets ?
A moins de deux semaines de Cannes, c’est presque déraisonnable… :-)
Le 5/05/2006 à 13:24
Si l’on m’appelle, j’apparais !
Merci pour vos commentaires. Je ne pouvais rêver mieux pour mon anniversaire (cuir + fétichiste : les stats vont s’emballer !)
A Simon, Gordon Pym, Phil et Moland (dans un grand numéro de duettistes), de tendres poutous.
Reprenons depuis le début.
Orphée (merci pour l’anecdote savoureuse sur Skorecki), JG
D’accord en tous points avec vous. Cruising est un film étonnant, certes un peu vieilli, mais qui joue constamment du déplacement de son objet. Ce n’est pas tant l’intrigue policière qui importe que la part fascinéee du film relativement à l’homosexualité. L’ambivalence est bien là, qui s’exprime par la mise en scène, l’alternance de segments diurnes et nocturnes, comme deux parts inconciliables, irrésolues, refoulées. On a même taxé le film d’homophobe ! Alors que pour moi, ça ne fait pas un pli. Friedkin, chose étonnante compte tenu de ses convictions politiques actuelles, se situe bien du côté de la marge. Et Pacino est extraordinaire. Son corps lourd, presque pataud, sied bien au propos : l’introduction d’un corps étranger dans un milieu codifié, où prime le culte du corps. Cruising est aussi, en filigrane, l’histoire d’un corps qui doit se tailler à son environnment et tout apprendre de lui pour le dominer.
De fait, on comprendra que je ne suis pas du tout d’accord avec la lecture du Dr Orlof. Pas de manichéisme ici, mais comme le souligne JG, une forme d’amoralité.
Le 5/05/2006 à 13:36
Ce n’est plus Sandrine mais Samantha… :-))
Euh pour Maurice et moi, j’aurais plutôt dit Les Duellistes (faudra d’ailleurs un jour que je vois le film de Scott, on en dit toujours le plus grand bien et j’ai pas encore réussi à le voir…)
So welcome back !!
Le 5/05/2006 à 15:24
Ce qui me frappe par dessus tout dans la performance de Pacino dans Cruising, c’est l’impression que lui-même, en tant qu’acteur, se situe à la marge du film. Il semble qu’il était tellement mal à l’aise par rapport au contenu des scènes qu’il s’est figé dans une espèce d’attitude à la croisée du dégoût et de la fascination, avec toujours l’air de ne pas vouloir y toucher.
Cela explique d’ailleurs les commentaires acerbes de Friedkin lorsqu’il dit que Pacino n’avait pas compris le film - je ne sais d’ailleurs pas si Pacino a renié Cruising avant ou après ces “compliments”.
Le 5/05/2006 à 20:56
JG,
Il y a une scène qui me trouble beaucoup et qui corrobore vos propos. Pacino entraîne dans sa chambre un suspect potentiel. Postés dans leur voiture en bas, les flics écoutent l’échange entre les deux hommes mais l’enregistrement se brouille. Alors la cavalerie débarque, pensant que leur collègue est en danger. La porte s’ouvre et l’on voit Pacino nu, ligoté sur le ventre, les mains et la bouche entravés par des liens de cuir.
“Vous êtes arrivés trop tôt” leur dit-il ! Trop tôt pour quoi ? Si ce n’est pas ambigu cela, Dr Orlof !
Friedkin passe pour un grand manipulateur d’acteurs, prêt à tout pour obtenir d’eux ce qu’il souhaite (il avait, selon la légende, tiré à balles réelles sur le jeune prêtre dans L’Exorciste).
Et cette scène là de Cruising abonde complètement dans votre sens. Elle est très perverse, je trouve.
Le 5/05/2006 à 23:19
Phil, moi “une personne bien introduite” ? Non mais dites donc !
Moland, merci de reprendre la phrase et de bien montrer ma faute d’orthographe… ça fait plaisir !
Je RENDS donc la parole à quelqu’un d’autre qui va nous expliquer la différence entre Mo et Phil, les Starsky et Hutch du blog.
Qui porte la veste en laine ? Qui porte la veste en cuir ?
Bêêê… Meuh…
Le 6/05/2006 à 14:07
Hum!je ne me souviens plus de cette scène mais dans mon souvenir, je ne vois que la dégoûtation (dont parle JG) dans le regard d’Al Pacino. Jamais, il me semble, on ne peut remettre en doute son hétérosexualité; tout comme il est impossible de penser que Popeye dans “French connection” oeuvre pour autre chose que le Bien (malgré ses méthodes crapuleuses).
Quand au regard posé sur ce milieu sado-maso par Friedkin, il m’avait paru à l’époque totalement folklorique.
Peut-être me faudrait-il revoir le film mais de la part du réalisateur de “l’enfer du devoir”, j’en doute…
Le 10/05/2006 à 17:20
Copinette Bloggeuse t’es en greve…
Moi faut que je brille en societe alors vite un post.
T’es devenue ma nouvelle reference Culte!
Kiss Kiss Pretty girl
Le 10/05/2006 à 23:25
Here’s the point : en totale panique avant Cannes, mène pas moins de 3 activités de front, harcèle les attachés de presse en vue d’obtenir d’hypothétiques interviews, boucle tous les dossiers.
Et surtout, il y a la grande affaire de la valise à préparer (je n’arrive pas à renoncer à mes 6 paires de chaussures minimum). Avec tous ces tracas domestiques et professionnels, le blog n’était pas une priorité. Mais pour satisfaire ma NYCG préférée, je poste fissa sur MI 3 !
Le 15/05/2006 à 11:19
je trouve que Friedkin arrive assez bien à nous faire partager sa fascination pour ce milieu, mais ça va au delà du milieu cuir SM, cette part d’ombre de chacun à la nuit tombée, ces victimes qui ont des airs de tueurs en débarquant dans les clubs, etc.. Je suis d’accord avec toi quand tu parles de la ritualisation du film qui s’appuie aussi pas mal sur la répétition obsessive des sons, ces “bruits de bottes” qui hantent Al Pacino. J’ai fait aussi une critique sur le film mais elle est plus narrative. J’attends tes billets de Cannes avec les 6 paires de chaussures!
Le 26/06/2006 à 03:00
vu une fois ce film avec un grand friedkinien,donc j’ai pu voir en ralenti vhs l’image subliminale de la sodomie,je ne sais pas si vous y avez fait attention (c’est pas comme fight club,image par image oblige).
Sinon traqué je l’ai tres apprecié car toutes ses recurrences apparaissent(car l’enfer du devoir pas terrible)
Pour l’instant pas dans l’humeur de regarder du friedkin
Le 20/01/2007 à 21:33
Plutot d’accord avec le Dr Orlof qu’avec Sandrine et les autres… mais je prefere sur certains points les arguments de ceux-la… J’m'explique! Meme si je ne me souviens pas bien de ce film curieux, seduisant mais un peu agaçant (moi aussi je reste ambigu!), j’ai l’impression que “Cruising”, comme les quelques autres films de Friedkin que j’ai pu voir, est ambigu… mais une ambiguite qui penche en definitive non du cote des desirs et de leur part de perte, d’abandon de soi, mais plutot du cote de leur repression, de la domination de soi voire de l’autre (avec ou sans sado-masochisme) et de la peur globale des pulsions sexuelles - au moins du point de vue de la morale apparente, ce qui n’est quand meme pas rien! Mais cela se fait d’abord, au-dela meme de la “morale apparente”, par l’assimilation finalement tres traditionnelle et confuse du sexe a la violence (y compris dans le cadre d’une logique S-M dont la “violence” peut etre tres “respectueuse de l’autre”). En fait, je crois que Friedkin, cineaste violent mais diablement coince (ca va souvent ensemble, et cinmatographiquement ce n’est pas forcment un mal!), a d’abord du mal a reconnaitre, admettre et articuler son propre puritanisme… et c’est d’abord ca que je lui reproche: pousse par l’esprit des sixties et des seventies, il se fait passer pour un “pervers sexuel” (au sens plutot gentil du terme, meme fetichiste et hard!) alors qu’il me semble surtout un banal pervers moral (au sens plus cruel!): d’ou son “mal” a articuler clairement et esthetiquement les veritables tensions internes de son cinema. La confusion apparente a en effet du charme, du trouble et de l’interet, mais au fond renvoie des rengaines vieillottes et dominatrices (au-dela du S-M!), peu audacieuses et encore moins novatrices. Mais c’est aussi pourquoi a mon avis sa fascination pour le sexe (hard ou non) se trouve recouverte par sa fascination pour le Mal (en gros l’alienation, le meurtre, les pulsions sadiques “non sexuelles”, etc)… et non le contraire comme on pourrait le croire ou l’esperer! Cela fait donc davantage de lui un cineaste des pulsions de mort que des pulsions de vie…
A partir de la, meme si on peut regretter la confusion morale de l’ensemble du film (plus “hyper-morale” qu’”amorale” mon avis) et surtout le caractre tres folklo et “catho-cliche” de ses fausses audaces (la vision d’ensemble d’un film ne tenant pas qu’a une scene sympathique et un peu osee), on peut soit rejeter l’ensemble soit plutot au contraire, en depit de cette “ambiguite coincee”, trouver de l’interet et de la puissance d’abord dans sa peinture parfois saisissante des pulsions de mort (dans ce film ou dans “Police federale L.A” par exemple), ou encore dans ce qui transpire des pulsions de vie par sa crainte et son malaise memes vis–vis du sexe, sachant que les puritains peuvent etre les plus sensuels et sexuels d’entre tous, les plus proches du plaisir et de la perdition par leur refus meme de lacher prise! D’ou un film comme “Cruising”, tellement coince qu’il peut exciter ou au moins evoquer (malgre lui?) une sorte de tentation permanente… De meme le degout s’y articule a la fascination (sans choisir et sans “dechoir” ici… helas!) comme toute attraction s’articule a la repulsion - ce qui est quand meme et en definitive… la dure loi du desir!