Epidermique

“La peau humaine des choses, le derme de la réalité, voilà avec quoi joue le cinéma d’abord”.

Antonin Artaud
La Coquille et le Clergyman

19 réponses pour “Epidermique”

  1. Izo dit :

    Ouhla, j’en suis resté à l’Ombilic des Limbes…

    Izo

  2. jean-sébastien dit :

    pas si loin de Bazin…

  3. Damien dit :

    Mais le bon père Bazin ne pèse pas grand chose par rapport à l’immense Artaud, véritable tsunami à lui tout seul…

  4. jean-sébastien dit :

    sur le cinéma, Bazin c’est énorme…(connais pas assez les écrits sur le cinéma de Artaud pour juger)

  5. Damien dit :

    Il n’y a pas tellement d’écrits d’Artaud sur le cinéma à ma connaissance (”la coquille et le clergyman” est un scénario - il s’est s’ailleurs estimé trahi par le film de Germaine Dulac)…
    Je ne nie pas l’importance de Bazin (de belles analyses sur Welles notamment, si je me souviens bien) mais c’est une question d’échelle si tu veux : entre un critique même “grand” et un écrivain d’une telle puissance…

  6. jean-sébastien dit :

    Bazin est un immense théoricien! (plus qu’un critique)

  7. Antonin Artaud dit :

    D’abord je déteste que l’on me tutoie…
    En outre le cinéma n’est que de la cochonnerie mais vous verrez bientôt mon corps actuel voler en éclats et se ramasser sous dix mille aspects notoires, un corps neuf où vous ne pourrez plus jamais m’oublier

  8. sandrine dit :

    L’imitation est saisissante. J’en frémis ! L’esprit d’Artaud flotte dans l’air.
    A Barcelone, j’avais vu des installations vidéo qui m’avaient tout simplement foutu les jetons.
    Artaud, c’est avant tout une voix, des imprécations, des visions de terreur et de nuit. Une voix, avant un corps…

  9. benj dit :

    sandrine merci pour la censure, mais : pourquoi?

  10. Support dit :

    Le “Verification code” a été installé parce que en ce moment les SPAM-bots sévissent.

    ***

    Il semble que certains d’entre-vous ne puissent pas entrer des commentaires.

    Il faut entrer le code en bas à gauche dans le input field à droite.

    Envoyez-nous un émail si vous ne voyez pas les chiffres dans le carré bleu à gauche.

    Email à : support@kaywa.com

    Merci beaucoup

  11. sandrine dit :

    Désolée Benj, mais comme tu peux le lire dans le commentaire précédent, kaywa a fait l’ojet de spamming intensif ces derniers temps. Suite à une opération de maintenance, ton commentaire a malencontrueusement été effacé.
    Merci de bien vouloir le réécrire.
    Nulle censure sur ce blog ! C’est un principe. En plus, compte tenu de la qualité de ton intervention, je ne vois pas pourquoi, je l’aurais passée à la trappe.
    Donc, on résume. Dorénavant, pour laisser un commentaire sur ce blog, vous devez :
    - remplir les champs habituels
    - entrer le code que vous voyez dans le champ bleu
    - valider en cliquant sur “ok”
    Cette procédure permet de se prémunir contre le spam. Parfois, je devais enlever manuellement plus de 50 d’entre eux !
    Long live the new flesh !

  12. Damien dit :

    C’est une voix aujourd’hui, depuis qu’on peut entendre l’ahurissant “Pour en finir avec le jugement de Dieu”, mais ça a d’abord été un visage, d’une beauté étrange, surgie d’un passé mythique (celui du bon prêtre, que l’on voit même pleurer, dans “La Passion de Jeanne d’Arc” de Dreyer…)

  13. Anaximandrake dit :

    Il est clair que Dieu est critique de cinéma et que le CsO est la planète Solaris.

  14. sk†ns dit :

    Peau des bourses : gare aux ongles (Rappel) !

    ihz56

  15. benj dit :

    en fait c’est pas de peau!
    arf

  16. dit :

    bis-repetita donc : D’un épiderme à l’autre, je pense à la peau douce d’Emmanuelle Riva sous les mains protectrices de Eiji Okada, dans Hiroshima mon amour.
    Mon cher Antonin - tu permets que je te tutoie le jeune- avec tout le respect théâtral que je te dois, les histoire(s) de cinéma c’était pas pour toi, c’est un art qui n’incarne en rien, qui ne joue pas la peau, mais la déjoue, rend la “peau lisse” en somme. Alors soyons pompiers : le cinéma est un art de zombies désincarnés, et là Antonin se barre une bouteille à la main en chantonant “D’abord j’en ai rien à foutre du cinéma, I touch myself
    I don’t want anybody else
    Oh no, oh no, oh no”

  17. sandrine dit :

    Artaud encouragerait-il les commentaires ésotériques ? :-)

  18. sandrine dit :

    D’accord avec toi Damien sur le visage fiévreux d’Artaud. Mais après Rodez et le traitement aux éléctrochocs, son visage exprimait une certaine vacance que l’on retrouve dans ses écrits et notamment sa correspondance avec ses proches, son médecin. Une rage couverte, un désespoir sans nom.

  19. Damien dit :

    Ce qui est incroyable, c’est de comparer son visage avant et après son internement (qui a duré dix ans, à l’intérieur desquels se déroule notamment toute la deuxième guerre mondiale) : avant, c’est un bel homme dans la force de l’âge ; après, un vieillard franchement inquiétant. Mais son écriture reste jusqu’au bout fulgurante, d’une force sans pareil - quoique par endroits absolument hermétique.

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