Je suis celle qu’il ne faut pas attendre
Elle se leva pour l’embrasser, lui suggérer un songe, un murmure à l’oreille : “Je suis celle qu’il ne faut pas attendre mais qui est là.” (Y. Simon).
Crédits : Pandora and the flying Dutchman (A. Lewin, 1951)


Le 12/04/2006 à 00:12
Merci à Phil…
Le 12/04/2006 à 11:53
… crochets … qu’y a -t-il entre les…
la suite morse lumineux long long bref
” Je savais déjà que chercher était mon signe
l’emblême de ceux qui sortent le soir sans but
la justification des tueurs de boussole”
ouf.
l’enfer mais dehors
Le 15/04/2006 à 11:47
étrange contrechamp en effet…(rapport au commentaire que tu as laissé chez moi…)
Le 18/04/2006 à 09:47
Merci à Phil…..
Le 19/04/2006 à 10:44
Ah, vous êtes d’accord aussi ?!
On ne remerciera jamais assez ce garçon !
Le 19/04/2006 à 13:24
Mais au fait, de quoi faut-il le remercier????
Merci quand même à Phil…..
Le 19/04/2006 à 13:45
Sandrine, je ne sais pas si vous êtes “celle qu’il ne faut pas attendre” mais faudrait quand même pas nous faire trop languir. A quand le nouveau billet?
Le 19/04/2006 à 16:51
GRACIAS A PHIL…….
Le 19/04/2006 à 18:40
Un énorme merci à Phil, que serions-nous sans lui !
Le 19/04/2006 à 19:13
Je pense que Phil appréciera ce billet en forme de dédicace. Pourquoi le remercier ? Parce qu’il m’a inspiré cet assemblage texte/image. Et parce qu’après toutes ces années, il me parle encore ! Merci, Phil !
Pipo, Coquelicot et Paolina, je vous remercie aussi !
Orphée,
Mon cher, vous êtes tyrannique ! Je m’ébrouais au bord de la mer, loin de toute connexion internet. 7 jours de répit… Mais je m’attèke à la tâche fissa car je redoute vos sermons…
Le 19/04/2006 à 19:17
remercions aussi Orphée !
Le 19/04/2006 à 20:00
C’est quoi cette blague de remerciements multilangues ?
Sans faire le modeste, je n’en mérite vraiment pas tant, mais je les accepte de bonne grâce même si je ne comprend pas moi-même à quoi ils correspondent.
Surtout que je n’ai fait que lire le dernier Yves Simon Les Novices (chez Grasset) qui est pas mal, sans plus.
Bon c’est vrai, j’ai aussi fourni un photogramme de meilleure qualité que l’original proposé par S., mais l’idée lui en revient totalement. C’est elle l’intelligente, pas moi !!
Donc merci aussi à S. :-))
La Manche n’était pas trop froide ??
Sans faire de dicton ou de morale, je pense que l’Amitié (puisque c’est dont il s’agit) ne se remercie pas ! Il se vit, se forge, se construit et s’apprécie au fil des années.
Cette image m’a inspirée un commentaire que je vous soumettrais plus tard dans la soirée…
Le 19/04/2006 à 21:03
Chère Sandrine, ma tyrannie n’est que le témoignage de mon impatience. A prendre comme un compliment. C’est comme pour Skorecki dont l’absence prolongée nous a révélé encore une fois à quel point il était devenu indispensable pour nous tous les cinéphiles (je ne sais pas s’il est l’objet “a” du cinéma, comme il le prétend lui-même, mais ce qui est sûr c’est que celui qui l’a remplacé pendant quinze jours, le dénommé Douhaire, lui c’est le degré zéro de la critique!).
Et pour ce qui est des sermons, je rappelle qu’il faut absolument aller voir “Etoile violette” d’Axelle Ropert. So delicious…
Le 19/04/2006 à 22:16
Orphée, je suis obligé de vous sermoner !!! :-))
Ah NON !! Pas la famille Mods, le Axelle Ropert est insupportable !!! Comme tous les films de sa bande !!
Dire qu’il y a presque une homonymie entre elle et moi… :-))
Pour le coup, c’est le degré 0 du cinéma, un truc qui se veut littéraire, soi-disant poétique, intello et qui est à vous dégoûter du cinéma, un objet pédant qui n’a rien à dire et qui ne dit rien !!
Donc pour en revenir au photogramme ci-dessus, et suite à plusieurs observations récentes, je vais une fois de plus faire dévier ce blog de son cours.
En effet, je m’interroge sur la nécessité pregnante des femmes pour leur reflet.
Combien de fois n’ai-je surpris une femme se regarder dans une vitrine, une vitre de métro ou de voiture ou plus classique un miroir de poche.
C’est réellement un mystère pour moi, non seulement parce que Narcisse était un homme…
Mais surtout parce que c’est une pratique tellement étrangère pour moi. J’ai déjà bien du mal à m’y soumettre tous les 2 ou 3 jours quelques instants pour me raser. Alors y succomber aussi fréquement et dans des endroits ou des situations aussi incongrues que celles citées ci-dessus, je ne comprends vraiment pas. Surtout que souvent ce sont des femmes qui n’ont vraiment aucun soucis à se faire quand à leur pouvoir de séduction ou par des femmes que j’imagine au-dessus de ce genre de préoccupations aussi futiles (soi par leur âge ou leur condition sociale apparente, je sens que je vais m’attirer des foudres en précisant cela, mais s’est pour accentuer ma pensée).
Si une ou plusieurs femmes pouvaient m’expliquer, j’aimerais vraiment comprendre ce mystère insoluble pour moi.
Merci d’avance (c’est décidement le billet des mercis…) :-))
Le 19/04/2006 à 23:13
Phil:
Crotte de nez disgracieuse, bout de salade en collier sur une incisive, point noir inopportun…
Tout cela naît de la nécessité d’être parfaite en tout temps et tout lieu, ne surtout pas paraître défectueuse. Peu importe que tout le monde sache que ce n’est qu’artifice. Dans les interactions immédiates, dans l’instantané, il faut soigner la forme pour espérer toucher le fond.
Of course, la question est bien plus sensible pour les femmes, les hommes sont encore libres de ne pas susciter le désir.
Le 20/04/2006 à 01:13
Oui, eh bien, pour le commentaire, je ne dis pas merci à Phil…
C’est quoi cette attaque contre Axelle Ropert et sa bande ?
“Etoile violette” est tout sauf un film intellectuel, pédant ou ne je sais quoi encore. Certes, le film est assez déroutant et je comprends qu’il rende perplexe. D’ailleurs, même ceux qui aiment le film se trompent parfois sur ce qu’il véhicule (ainsi Stéphane Delorme qui, dans les Cahiers, y voit “une machine de guerre anti-rousseauiste”, ce qui est complètement faux).
“Etoile violette” est d’abord une histoire de regards dont Rousseau n’est qu’un alibi, le meilleur alibi possible puisqu’il est le personnage de fiction par excellence, celui qui concentre tous les regards (hostiles ou bienveillants) tout en cherchant à s’y dérober, quitte à devenir transparent, ce qui crée un décalage bouleversant – je pèse mes mots – entre celui qui regarde et celui qui est regardé, ou plutôt celle qui est regardée (car je crois que derrière le Rousseau du film, il y a tout simplement… la femme).
Bref, un film sur le désir, ni plus ni moins, sauf que chez Axelle Ropert, cela passe par une espèce de douceur infinie, plus maternante que mélancolique d’ailleurs (voir le traitement des passages musicaux, ces travellings filmés comme des caresses). Et je suis étonné cher Phil que toi, dont l’attrait des femmes pour leur image intrigue tant – ce qui, soit dit en passant, n’a rien à voir avec le narcissisme –, tu n’y sois pas sensible.
Le 20/04/2006 à 20:29
Effectivement c’est une attaque en règle contre la bande Mods, car pour les uns comme pour les autres, je trouve leurs films ineptes (revoir Mods relèverait pour moi de la torture…).
Et je ne parle même pas de la rencontre avec certains des membres de cette bande dans des débats à Paris.
Je trouve assez comique que vous commenciez votre argument par le côté intellectuel et que vous convoquiez l’image de Rousseau. Si cela n’est pas une marque d’intellectualisme, je ne m’y connais vraiment pas !!
Cependant votre analyse est intéressante, mais je suis au regret de vous décevoir car ja n’ai été nullement touché, ni même intéressé par ce regard que vous évoquez.
C’est bien dommage, votre analyse tourne à vide.
Perplexe, c’est un doux euphémisme pour décrire ma réaction à la vision de Etoile violette.
Il ne m’a provoqué aucun désir, si ce n’est celui de sortir de la salle bien avant la fin, ce que je me refuse totalement quel que soit le film. J’espère toujours pouvoir le rattraper jusqu’au dernier mot du générique. Ce qui ne fut pas le cas ici !!
SETIM - GRW100 -> Votre réponse m’a amusé, mais ma question avait un propos beaucoup moins trivial… :-)
Orphée -> Je ne suis pas convaincu qu’il n’y ait pas une dose de narcissisme dans cette pratique…
A moins que vous n’arriviez à me démontrer le contraire.
Mais SETIM - GRW100 a raison, il y est fortement question de suciter le désir (ce qui manque cruellement au film de Ropert, bon OK j’arrête).
Mais justement j’aimerais un peu plus de fond dans la réponse, pour avoir plus de compréhension de cette pratique mystérieuse pour moi.
D’autant que je pense pas que l’image soit l’unique moyen de séduire.
En tout cas pour moi cela ne passe vraiment par cela. Mais peut-être que j’intellectualise trop la séduction.
Je refuse effectivement le côté primaire de la forme, pour priviligier le fond. J’ai sans doute trop travaillé sur la lecture de l’image pour ne plus en être dupe, du moins de son côté clinquant et séducteur au prime abord.
Le 21/04/2006 à 01:29
Phil,
Je ressens chez vous trop d’animosité à l’encontre des membres de “La lettre du cinéma” pour espérer vous convaincre de quoi que ce soit. Vous les détestez, c’est évident, et j’ai bien peur que cette haine vous aveugle quelque peu quant à la réception de leurs films.
Maintenant, vous pourriez me retourner l’argument et me dire que l’estime dans laquelle je tiens le groupe (car vous l’aurez compris, je le connais ce groupe) m’aveugle tout autant. Pourtant, il n’en est rien. Mon sens critique n’est pas anesthésié. Si je reste un inconditionnel de “Mods”, je perçois bien dans “Etoile violette”, comme dans “Mystification” la saison passée, quelques maladresses mais cela ne pèse vraiment pas lourd au regard de ce qu’apportent ces films dans le paysage cinématographique français aujourd’hui, œuvres étonnamment singulières, ne ressemblant à rien de connu, très loin de ces premiers films d’école où le cinéaste en herbe n’a d’autre souci que de nous prouver qu’il a retenu la leçon, sinon de nous montrer tout ce qu’il sait faire.
Quant au fait de convoquer la figure de Rousseau, comme l’image même de la solitude, cela ne rend pas le film plus intellectuel que beaucoup d’autres (moins en tous les cas que les films de Desplechin ou de des Pallières).
Bon, et pour les non convaincus, je les invite à aller écouter Barbara Carlotti le 10 mai au Café de la Danse, son premier album (officiel), au titre griffithien “Les lys brisés”, sortant à la fin du mois.
Le 21/04/2006 à 01:54
Orphée a décidément très bon goût !
Barbara Carlotti va d’ailleurs apparaître d’ici peu de temps sur ce blog… qu’il faudrait bien que je relance ! Quelle tyrannie !
Quant à Phil, il est bourré d’a priori. Ne vous privez pas de le bousculer un peu. J’avais presque renoncé pour ma part. :-)
Le 21/04/2006 à 11:54
N’importe quoi sur les aprioris.
J’ai vu ces “films” !!! C’est quand même mon droit, et je crois que je suis loin d’être le seul à être insensible à leur films.
Je n’ai rien personnelement contre les gens de la Lettre. J’y fût abonné dès la première heure et la lit encore régulièrement.
Pas le temps d’en dire plus, je bosse.
Le 21/04/2006 à 11:58
“Je bosse, moi monsieur” ! Et nous, on se tourne les pouces ? Arrêtons de dire merci à Phil, c’est un homme du ressentiment. :-)
Le 21/04/2006 à 13:09
Bon ca va suffir maintenant, ce billet avait bien commencé mais finalement tout le monde se retourne contre moi (non non je ne joue pas au Calimero !!!) :-)
donc je le redis : MERCI PHIL !!!
S. je ne disais pas “je bosse”, pour faire genre mais juste pour expliquer que j’écourtais ma réponse mais que je vais y revenir car j’ai le sentiment d’avoir quand même des arguements à défendre ici !!
D’ailleurs je voudrais préciser dans mon commentaire précédent quand je disais “C’est quand même mon droit”, je sous entendais (j’ai été trop vite à taper) de ne pas les aimer les films de Bozon et Ropert.
Mais pour désamorcer l’idée que je n’aimerais pas la bande de la Lettre du Cinéma, je vous réponderais que j’aime bien le film de Jean-Charles Fitoussi Les jours où je n’existe pas.
Il se trouve simplement que je me sens complètement en dehors de l’univers des Mods…
Le 21/04/2006 à 13:10
Pourtant, tu portes divinement le costume cintré pied-de-poule ! Il y a de ces mystères…
Le 21/04/2006 à 19:18
Ben, dites-moi, c’est vraiment la douche écossaise ce billet pour l’ami Phil (Phil d’Ecosse forcément).
Aussi, et pour ne pas en rajouter, je me contenterai de dire: Merci Phil d’aimer le film de Fitoussi, merci aussi de lire “La lettre du cinéma” (avez-vous trouvé le numéro 31?), merci beaucoup…
Le 21/04/2006 à 21:58
Pour un Normand, la douche est habituelle… :-)
Quand même se faire traiter de poussin et de mouton !!!
Mais puisque Miss S. souhaitait que je me fasse bousculer…
“Viens te faire chahuter” écrivait Polnareff… :-))
Cependant c’est amusant que S. évoque les costumes de pingouin en cette période pré-cannoise. D’autant que ce soir j’ai découvert la musique inédite de François de Roubaix pour un film de Cousteau Voyage au bout du monde / L’Antarctique déjà en 1975 sur les pingouins cher à Jacquet..
Si vous ne la connaissez pas, je vous la conseille vivement, c’est très beau et très novateur, la raison pour laquelle Cousteau l’a refusée. Vous pourez l’écouter sur l’album Le monde électronique de François de Roubaix édité chez Universal. Un disque passionnant.
Pour en revenir à la Lettre, je ne l’ai pas lu depuis plusieurs mois. Mais j’avais beaucoup aimé le très long entretien avec Guiguet. Il n’y a plus beaucoup de revues qui se permettent de prendre autant de liberté dans la longueur. Mais je ne suis pas d’accord avec tous les points de vue de la revue.
En fait, si je n’aime pas les Mods c’est avant tout parce que je les trouve ridicule, à la fois au cinéma et dans le réel.
Et justement par rapport au Fitoussi qui est tout en épure, en esquisse, un film proche de l’evanescence, je trouve qu’il y a chez les Mods une volonté de trop de signification, de sur-texte aux images, ce qui confine au ridicule. Là où le Fitoussi laisse au spectateur de l’espace pour s’installer dans son univers.
Mais Orphée vous me semblez bien proche de cette bande, seriez-vous prêt à vous demasquer un peu et expliciter vos liens avec la Lettre du Cinéma, y écrivez-vous ?
Mais détrompe toi Sandrine, il n’y a aucun à priori dans mon avis, mais j’attends le tien sur le film car pour l’instant tu ne t’es pas beaucoup mouillée, sauf le week-end dernier (arf arf arf) !!
Le 21/04/2006 à 22:12
Ah j’oubliais je vous rejoins totalement pour Barbara Carlotti, dont je n’ai pas écouté le nouvel album mais j’ai le tout premier qui je crois reprend plus ou moins les mêmes chansons réenregistrées en meilleure qualité.
Cannes est un grand moment, surtout en ce moment. Et c’est sans doute la chanson que la Maîtresse des lieux voulait nous faire partager…
C’est normal c’est moi qui lui ai fait découvrir (allez je casse tout le mystère…) :-))
Ca va l’obliger à se bouger !!! Quelle tyranie ces lecteurs !!
Pour revenir à votre allusion aux films FEMIS, intello (pléonasme) je ne les aimes pas non plus.
Desplechin m’exaspère un film sur deux (j’adore La vie des morts, la Sentinelle, En compagnie des hommes mais pas les autres) et je n’ai pas vu le Des Pallières.
Le 22/04/2006 à 02:30
Hé, hé, il est bien curieux l’ami Phil. Après le poussin et le mouton, y aurait-il aussi en lui un peu de la vieille chatte ? Un vrai bestiaire…
Disons que si je côtoie les gens de la Lettre du cinéma, qui d’ailleurs ne forment pas un groupe homogène, c’est plutôt en privé et, là, je peux vous assurer qu’ils n’ont rien du snobisme ou de l’arrogance dont on les accuse souvent. D’accord, ils - du moins certains - cultivent leur apparence et entretiennent leur différence, mais par les temps qui courent, dominés par une sorte d’uniformité des points de vue (voir la réception quasi unanime, et à ce titre toujours un peu suspecte, qui a accueilli les derniers films de Van Sant, Garrel, Cronenberg ou encore Hou Hsiao-hsien), cela me paraît particulièrement sain. Ils n’hésitent pas à affirmer leur préférence pour des films moins consensuels, plus fragiles mais qui, d’une certaine façon, leur ressemblent.
Bref, on les croit intolérants, ils sont simplement passionnés. On les trouve ridicules, ils ont surtout le sens de la dérision. Et moi j’aime ça…
PS. Barbara Carlotti fait partie de la bande. On la voit (très peu) dans “Mods”, lesquels mods faisaient aussi la couverture de son premier album “Chansons”.
Le 29/10/2006 à 22:00
La biographie de François de Roubaix vient de paraître aux éditions Chapitre Douze. Elle comprend 560 pages, 400 illustrations, la filmographie et la discographie complètes du compositeur, ainsi qu’un CD audio et un DVD. Quelques pages peuvent être vues sur le site de l’éditeur à l’adresse suivante :
http://www.chapitre12.com/De_Roubaix_charmeur.htm