Jean-Louis Costes. Interview en sous-sol

Chaleureux et volubile, Jean-Louis Costes, qui achevait un appétissant pot-au-feu (sous l’oeil envieux de son chat), nous a reçus ce samedi 18 février chez lui, pour un entretien fleuve, de la cuisine à la cave. L’occasion d’entrer de plain-pied dans son singulier processus créatif et de revenir sur son roman Grand-Père.

Comment es-tu arrivé à la performance ?
Par la musique. Le week-end, je faisais des reprises de Deep Purple. J’ai toujours aimé la musique, de la pop aux approches plus expérimentales. J’ai investi dans du matériel et ai commencé à faire des maquettes tout seul. J’en rajoutais toujours par peur d’être chiant. On retrouve cette même surenchère dans le bouquin.

La musique préside donc à la mise en scène du corps ?
C’est une manière de le théâtraliser, mais mon corps n’est qu’un outil au service d’une histoire. Je ne fais pas du tout un travail sur le corps, au sens strict de la performance. Je me crois dans une comédie musicale de Broadway. Il y a un scénario, un personnage. Comme dans un grand opéra.

On se trompe quand on associe ton travail à la démarche esthétique du performer ?
Je n’ai aucune démarche esthétique ou idéologique préalable à la création. Je suis anti-concept et anti-engagement politique dans l’art. La tendance, c’est d’arriver avec un discours esthétique, la « plaquette de présentation », mais la proposition artistique, au final, est vide de sens. Si on me dit que mon livre relève d’une idéologie, c’est non. Je ne contrôle pas ce que j’écris. J’écris ce qu’une voix dans ma tête me dicte. Et je ne sais jamais où elle va m’emporter. J’écris dans l’isolement de ma cave, possédé par la voix.

Tu as écrit le livre très vite.
Six semaines. J’avais plus de mille pages. Une fois l’inspiration tarie, je commence à le corriger. Pendant que j’écris, je ne relis et n’enlève rien. Plus tard, Fayard n’a opéré aucune censure. Il y a eu des corrections bien sûr, mais qui allaient dans le sens d’une plus grande efficacité de la narration.

On sent un vrai rythme dans ton écriture.
Le livre est très musical, en effet. Quand j’écris, je marque le rythme, compte par quatre. C’est presque de la poésie. C’est scandé, comme du rap.

Je retrouve dans tes spectacles la même dimension viscérale et physique que dans ton écriture, une sorte de transe. Comment entres-tu dans la transe ?
Je n’entre pas vraiment dans la transe, il ne faut pas exagérer. Je suis obsédé par mes accessoires et la scénographie et ne suis pas complètement dans l’abandon. Ce qui n’exclut pas de se laisser emporter. Un peu comme un jazzman, dans le cadre strict de ses compositions. La bande-son est un esclavage qui me met les limites, m’intime de m’arrêter. Et dans le roman, c’est l’histoire qui cadre le délire.

Quelles sont précisément tes limites ?
J’ai une limite personnelle : je ne transige pas sur mon intégrité physique. Entailler son corps, pour 100 euros n’a pas de sens. Il y a aussi des limites imposées par la société : il y a des lois et une intolérance générale qui font qu’on ne peut pas totalement se lâcher en art. J’ai d’ailleurs eu un procès en 1997 à cause de mon œuvre. Le niveau de censure devient tel en France, qu’on pourrait se faire assassiner pour une œuvre de fiction ! Or, représenter la violence, dans le cadre d’un roman ou d’un spectacle, ce n’est ni la faire subir, ni la subir. C’est la conjurer.

Le livre rencontre le contemporain de manière fulgurante. Comment te positionnes-tu en tant qu’écrivain et individu face aux revendications identitaires et mémorielles actuelles ?
Je me cogne dans l’époque quel que soit le sujet. Dans le livre, on remarque davantage ces thèmes (il y en a d’autres) car ce sont ceux que les médias ressassent aujourd’hui.
Ca ne veut pas dire que je cautionne ou nie les thèses dominantes. Elles ressortent dans mon œuvre malgré moi, simplement parce qu’elles traînent dans ma tête. Je n’adhère à aucun dogme. Selon la situation, les personnes et les croyances changent. D’ailleurs, dans le roman, le héros, d’abord victime, devient ensuite bourreau. Sous le Bien, il y a toujours le Mal, prêt à bondir. Et sous le pire crime, on trouve un peu d’amour déçu.

Tu canonises ton grand-père d’une certaine manière ?
C’est comme un saint laïque, absout par la repentance après une vie de péchés. Emporté par des flammes purificatrices. Sauvé de l’Enfer par le martyre.

Il y a dans ton écriture une vraie dimension visuelle et cinématographique.
Si je ne vois pas, je n’écris pas. J’écris le film qui défile à toute vitesse dans ma tête.

Trash et lyrisme alternent en permanence chez toi.
En moi comme dans mon œuvre, je sens toujours l’amour romantique sous la merde et la violence..

Tu es un grand voyageur.
J’ai traversé le Soudan à pied, du désert à la jungle du Zaïre. Je me suis construit une maison en bois en Guyane, ce qui m’a servi d’ailleurs pour l’évocation du bagne et du camp de la mort dans le livre. Je m’appuie sur ma vie aventureuse pour écrire. Je ne suis pas un écrivain parisien enfermé uniquement dans ses fantasmes.

T’es-tu appuyé sur des recherches documentaires, des témoignages familiaux, ou t’es-tu laissé emporter par la sorcellerie évocatoire du verbe ?
C’est complètement ça. Je ne sais rien de précis sur mon grand-père. Je sais juste qu’il a été cosaque, légionnaire, bagnard. Je n’ai vu, enfant, qu’un vieillard ivre et violent courbé devant la télé, cassé par la vie. Trois mots, cosaque légionnaire bagnard, et le souvenir d’un vieillard balafré par une vie de guerrier, m’ont suffi pour inventer cette histoire.

Ce que je trouve de très beau dans ton livre, c’est précisément ce qu’on ne sait pas, les béances. Costes fait tourner les tables.
Je me suis laissé emporter par l’imagination, mais j’ai magiquement deviné la vérité. La guerre civile en Russie, les massacres dans le rif, la vie au bagne, tout ce que j’ai inventé concorde avec les faits historiques. On a dans un coin de la tête, une intelligence instinctive capable de reconstruire le réel à partir d’indices ténus. C’est cette intelligence animale qui opère dans mon écriture.

Penses-tu que les génocides ou les guerres affectent les générations suivantes ?
Oui, parfois dans leur chair même. Je suis tombé sur un site communautaire arménien qui comprenait l’évocation brutale du génocide dans mon livre, son côté dégueulasse. Relativement à cette mémoire, on ne peut pas, selon le rédacteur du site en question, édulcorer les événements. Il pense que je suis moi-même une victime indirecte du génocide arménien, la violence initiale m’ayant été transmise par mes ancêtres, et pouvant me mener à l’autodestruction. En écrivant ce livre, j’ai pris conscience du poids de meurtres et de souffrance passés qui pèse sur moi, vivant pourtant dans une société en paix.

Te sens-tu concerné par l’arménité ?
Consciemment, non. Je n’ai pas été élevé dans ce milieu et suis de toute façon un solitaire asocial.

Comment tes parents reçoivent-ils ce roman familial ?
Mes parents ne connaissent rien de mon œuvre. Ils pensent par préjugé que c’est la production d’un malade mental ! A priori, un roman intitulé « Grand Père » les inquiète, craignant peut-être je ne sais quelles médisances. Ils ne semblent pas comprendre qu’un père de fiction n’est pas le vrai père.

A la fin du roman, le narrateur dit que, quels que soient les conflits qui les séparent, toutes les générations sont liées malgré elles dans le même inévitable destin.
Oui, c’est une idée qui a surgi du roman, qui s’est révélée et imposée en écrivant. Que je rejette mes vieux ou non ne change rien : je suis pour toujours lié à eux par la souffrance et le crime, le péché originel qui se transmet de père en fils, du premier singe jusqu’à moi.

Photos de Moland Fengkov que je remercie pour son aide précieuse et une assistance technique irréprochable !

45 réponses pour “Jean-Louis Costes. Interview en sous-sol”

  1. freddodu38 dit :

    viva el costi costa

  2. Jef dit :

    Des millions de meurtres au XIX-XXe siècles, et ça continue à travers le mépris. Si en apparence “ça fonctionne”, on ne peut pas vivre comme des Teletubbies lobotomisés.

  3. sandrine dit :

    Je vois que Costes a ses admirateurs et me réjouis de les accueillir ici.
    D’accord avec vous Jef, mais je ne suis pas sûre que “ça” (la société ?) fonctionne si bien que cela !
    Comme Costes, je ne me réclame d’aucun dogme. A part faire preuve d’une vigilance accrue, les options n’abondent pas.
    Plus léger, vous ne trouvez-pas que Costes ressemble à Eastwood sur ces photos ?
    Incroyable !
    Ca m’a frappée le jour même de l’interview.

  4. Phil dit :

    Le portrait mi-ombre mi-lumière de la fin (question sur le génocide) me fait beaucoup penser à Robert Blake dans Lost Highway (pour retourner à Lynch malgré tout) :-)
    Mais c’est aussi le talent du photographe : profondeur des noirs opposé à la surexposition de la joue, où les rides disparaissent dans la blancheur.
    Mo., tu as retouché le cliché au labo ou bien c’est totalement naturel ?

    Et pour sûr, la société ne va pas bien du tout du tout, mais c’est un autre débat.

  5. .Moland.Fengkov. dit :

    en l’occurence, je n’ai travaillé que les contrastes, ce que l’on fait, du reste, lorsqu’on tire une photo en labo… Les gens ont tendance à oublier que le tirage (que beaucoup confondent avec le développement - de la pellicule du positif en négatif -) en photo est aussi, sinon plus, important que la prise de vue, tout comme le montage en cinéma ou le mixage en musique…

  6. sandrine dit :

    Phil,
    Désolée, je me rends compte que j’ai oublié de te répondre sur Lynch/Ellis, mais juste te dire que j’étais assez d’accord avec ton argumentaire.
    Sinon, tu te doutes bien que j’ai soigneusement choisi les photos pour créer une sorte de scansion (la même que décrit Costes, relativement à son approche musicale de l’écriture) avec la parole. Il y avait pas moins de 72 clichés, très réussis (Mo a fait un très beau boulot).
    La photo que tu évoques intervenait, dans mon esprit, plus en écho avec le côté “grand sorcier” du bonhomme (quand Costes ne sait pas, “il fait tourner les tables”). Il y a quelque chose d’un peu ésotérique dans le cliché, je trouve. Mias, tu as raison, le clair/obscur expressionniste renvoie aussi aux polarités Bien/Mal.
    Costes nous a confié être un grand amateur de l’expressionnisme allemand au cinéma (il aime Fassbinder encore).

  7. Phil dit :

    Nos deux analyses se rejoignent car dans Lost highway, le personnage de Robert Blake a aussi un côté sorcier…

    Je n’avais pas vu le lien expressionniste dans la photo de Mo., beau regard de ta part.

    En y repensant, on pourrait presque dire qu’il est un photographe expressionniste tant il joue beaucoup avec les ombres et le grain, c’est le cabinet du Docteur Fengkov.

    Oui Mo. je me suis trompé de terme (à trop jouer avec Photoshop), il s’agit bien du tirage dont je parlais, où je suppose, tu utilises le petit masque (je ne connais pas le nom de cette espèce de longue cuillère) pour faire ressortir ou masquer certains détails. J’ai moi-même, il y a longtemps, fait un peu de tirage à la fac.

  8. simon dit :

    Coste ressemble à Eastwood : les ravages de la drogue ?:)

  9. costes dit :

    ravages de la drogue?
    oui
    chocos-bn et coca

  10. sandrine dit :

    Ah, ah, ah ! Décidément, Simon, c’est ton heure de gloire sur ce blog : Costes te répond en personne. Je confirme qu’il s’agit bien de lui, ayant vérifié l’IP.
    On fait moins le malin, là ?
    Jean-Louis,
    Peut-on imaginer un cyber RDV avec les blogueurs, genre “JL Costes sera en chat avec vous, de telle heure à telle heure, demain” ?
    Non, je plaisante ! Mais en tout cas, j’apprécie ton intervention ici. Et j’imagine que si les lecteurs ont des questions à te poser, tu pourrais te prêter au jeu ?

  11. sandrine dit :

    Simon,
    Observez bien le 5è cliché et osez me dire que Costes ne ressemble pas à Eastwood !

  12. Phil dit :

    J’ajouterais un petit brin de Tommy Lee Jones et une pincée d’Albert Dupontel (ce qui devrait lui plaire)…

  13. L. S. dit :

    Merci pour cet éclairage littéraire et photographique sur Jean-Louis Costes. L’ensemble est, pour oser le mot, beau.

  14. Jef dit :

    Le coca, c’est une drogue? ;) Le sexe en est une en tous cas, irrésistible.
    Au lycée, les cons m’appelaient “le drogué” alors que j’ai fumé à peine deux pétards dans ma vie. Ceux qui n’aiment pas ceux qui ont l’air “ailleurs” m’emmerdent. On choisit pas.

  15. simon dit :

    Dirty Costy.

  16. costes dit :

    je suis ok pour rdv sur ce site pour discuter du roman et autres choses
    je pourrais le faire le lundi 27 ou le mardi 28 fevrier le soir
    dites moi les horaires que vous preferez
    merci
    jl costes

  17. femmesaucisse dit :

    Superbes photos ! C’est la première fois que je vois quelqu’un faire un vrai travail HUMAIN autour de ce mec sensible qui s’appelle Jean-Louis Costes.

    Belle mise en lumière, avec des contrastes
    bien marqués.

    L’interview va aussi dans ce sens.
    Ca nous change des questions du style: “tu suces ?”…qui tentent de réduire Costes à ce qu’il n’est pas (ne lui en déplaise !!!): une merde.

    Enfin de la profondeur pour parler d’un bouquin qui n’en manque pas. BRAVO

  18. sandrine dit :

    Jean-Louis,
    T’es sérieux ? Je lance alors un sondage : qui serait inétréssé, présent, quel jour, quelle heure ?
    Compte tenu de ma vie de patachon du moment, je préfère en 2è partie de soirée.
    Si les retours sont moyens, je ne serais pas étonnée, l’intimidation va jouer à plein. D’autres auront tout simplement peur de t’alpaguer en direct… Merci en tout cas pour ta disponibilité ! J’ai hâte de voir mais on a déjà tenté des expériences en tps réel comme cela qui ont très bien fonctionné !

    Femme saucisse (que c’est drôle votre pseudo et votre blog ! ),
    Vous me faîtes vraiment plaisir puisque c’était bien mon parti pris que de rompre avec ces stéréotypes. Moland, qui a fait les très belles photos, m’a demandé si j’étais intimidée ou si j’avais peur le jour de l’interview. Je lui ai dit que non puisque j’avais l’impression de rendre visite à un vieil ami. L’entretien, les photos sont exactement le reflet de cette démarche et de l’atmosphère, chaleureuse et naturelle, qui régnait ce jour-là. Costes est un type charmant, cultivé, intelligent, simple et… ambigu à souhait! :-)
    (ca fait bizarre de répondre à l’artiste en direct et de parler de lui jsute en-dessous, comme s’il n’était pas là. Commence à devenir complètement schizo ce blog !).

  19. philippe dit :

    Très surpris de voir JL Costes
    Très bel ensemble ( entretien, critique, photos ) qui met à jour un univers, une démarche…révéler, faire découvrir est essentiel

    J L Costes a réalisé quelques films, j’ai eu l’occasion de découvrir récemment son film DIEU SEUL ME VOIT : un face à face avec la caméra sur une heure avec une répétition mécanique ( relayée par le bruit du zoom mécanique de la caméra ) de masturbations et d’éjaculations…avec au final une figure sadienne d’auto…( figure du cercle )
    Vous n’abordez pas cet aspect de sa démarche…

    Bien à vous

  20. sandrine dit :

    Je n’aborde pas car je ne connais pas du tout le film dont vous parlez, Philippe.
    Si Jean-Louis nous lit, peut-être peut-il nous en dire plus ?
    Il est vrai qu’on a peu abordé ses rôles au cinéma. Toutefois, nous avons évoqué la réalisation. Cette aspect là a été enlevé de l’interview car c’était déjà très long.
    Là encore, JL peut peut-être répondre sur ce point. En fait, le forum est d’ores et déjà ouvert…

  21. Cyrod dit :

    Monsieur Costes touche au coeur par la puissance du flux sanguin qui semble couler dans ses veines. Son franc-parler a pris de la bouteille. Pojnt de surenchère, juste ce qu’il faut de spontanéité et d’intelligence sans profit. merci monsieur Costes.

  22. paparoot dit :

    Bonjour,

    philippe, c’est normal que l’entretien soit un peu plus tourné vers l’humanité de Jean Louis Costes pr une fois . il est déjà bien assez connu pr l’autre versant dont vous faîtes allusion. (j’aime bien “versant”, ça fait tt d’suite montagne, ça impose du respect, on peut lui marcher dessus, le vent peut souffler, tu peux crever, la montagne est tjs là, elle peut même se faire volcan parfois, te hurler du torrent de lave comme de la pire bave).

    Moutruc, tes photos sont (pouce en l’air) (oui, je sais, maman a dit «faut pas montrer du doigt car dieu est partout et tu peux lui mettre un doigt dans le cul»). Elles collent très bien à l’article et je suis ravi de pouvoir lire un portrait certainement plus juste que ce qui a été écrit auparavant.

    J’suis en train de lire le bouquin depuis ce midi, et qd on a déjà lu de la prose de Jean Louis Costes, on sent le travail qu’il y a dû avoir pr dégrossir tel un ébèniste les 1500 kg/pages de matière brute.

    J’ai des images plein la tête.

    PS : sympa d’avoir sorti le bouquin le jour de mon anniversaire, vraiment, ça me touche.

  23. Zanux dit :

    C’est une découverte pour moi, merci S, beau papier.
    J’écris S. parce que j’ose pas t’appeler “La Gouine” sur ton blog.

    Je vois ce que tu veux dire pour la ressemblance avec Clint E., pour ma part je vois une ressemblance avec Scott Glenn sur certains clichés.

    On a l’impression que son chat sourit derrière le carreau…

  24. sandrine dit :

    Zanux,
    Euh… il semblerait que tu aies osé là quand même ! On en reparlera de vive voix prochainement, je l’espère. Pourquoi ne viendrais-tu pas aux Frigos ce jeudi 2 mars ?
    Pour la ressemblance avec Scott Glenn, je suis d’accord. Même ossature. Bien vu !

  25. Fabrice Trochet dit :

    C’est une belle interview très bien menée. C’est ce genre d’entretien que j’aimerais voir plus souvent.

  26. Schreider dit :

    J’ai lu en entier le livre pour moi il y a une moral

    si vous subissez des horreur et vous faites ensuite des horreur inconciamment c’est votre descendance qui aura les conséquences mentales

    La preuve Garnick Sarkissan Pogrommé Pogrommeur a vie sans conscience
    C’est sont petit fils qui trinquent le desaxement mental il n y a qu’a écouter ces CD

  27. Contre la bêtise dit :

    Ce livre est une merde incroyable. Voir ici : http://www.benzinemag.net/roman/grandpere.htm

  28. sandrine dit :

    Contre la bêtise ? C’est un peu totalitaire comme démarche, non ?
    Quant à l’article que vous me signalez ici (plutôt bien écrit), je suis au regret de vous dire que je n’y vois rien de plus qu’un monceau d’a priori qu’un journsliste n’a pas réussi à dépasser, lequel (et c’est un comble) se borne à critiquer non pas le roman mais la 4è de couverture. Un peu léger tout de même.

  29. Tout contre la bêtise dit :

    Ne me faites pas croire que vous avez pu lire ce truc jusqu’au bout et que, de surcroît, vous l’avez trouvé un tant soit peu littéraire ?!

  30. sandrine dit :

    Je crois que l’interview et la crtique du roman ci-dessous sont explicites, non ? :-)
    Qu’est-ce qui vous révolte tant dans le roman ? Son style ordurier ? D’après vous, cet aspect disqualifie tout projet littéraire ?

  31. dit :

    Pas du tout, mais n’est-ce pas précisément cela qui vous a séduit ? Des gros mots tout partout même que ça fait vraiment pas comme les autres ?

    Votre amour inconsidéré porté à ce livre me surprend : votre goût plutôt sûr quant au cinéma ne s’y retrouve pas.

    Je suis pour ma part bien d’accord avec cet article. Le seul problème de Costes, c’est qu’il écrit mal, sans oreille, sans musique et sans style.

  32. sandrine dit :

    Puisque vous évoquez le cinéma, je trouve qu’il y a une vraie puissance visuelle dans le livre (je m’arrête deux secondes, car votre pseudo me fait rire). Quant au rythme, essayez peut-être de lire à haute voix : vous allez slamer !
    L’article sur lequel vous vous adossez (je le répète, bien écrit) ne prend pas le temps d’argumenter et je le déplore. Qu’on me prouve que ce n’est pas un objet littéraire et j’écouterai.
    Au risque de me répéter, le roman traverse différents genres littéraires, use de figures de style avec naturel et aisance. Costes a vraiment l’art du contrepoint (encore un aspect emprunté à la musique).
    Relisez ma critique : elle n’est pas béate. J’ai eu l’occasion de le dire à Costes et en toute franchise : j’ai bien cru qu’au milieu du livre, il allait se casser la gueule. Mais en ancien boxeur, il l’emporte dans le dernier round par K.O !

  33. Slameur dit :

    Ben oui mais un livre s’écrit avec des mots pas avec des images.

  34. ben ça alors ! dit :

    Costes ressemble à Eastwood ????
    Il y avait quoi dans le pot-au-feu pour que vous trouviez qu’il ressemble à Eastwood !!!
    Non… personnellement, j’adore Costes mais il est quand même plus moche qu’Eastwood (vive la subjectivité !!!)

  35. kram dit :

    Le site non-officiel du sieur Jean Louis est ici : www.jeanlouiscostes.com

  36. VIDEODROM.ORG dit :

    EXCELLENTE VIDEO DE COSTES INEDITE filmé en mai 2006

    http://www.videodrom.org/article.php3?id_article=22

    www.Videodrom.org

  37. Pol Silentblock dit :

    J-L Costes est le + grand artiste et génie créatif de tous les temps. Il a un siècle d’avance. C’est un grand visionnaire. Je l’aprécie bcp et je souhaite qu’il me donne de ses nouvelles sur mon e-mail car je le croyais mort. La France pétiniste et crétine n’a pas la possibilité intelectuelle de pouvoir l’aprécier. En Belgique, il serait trés bien considèré. Les autorités belges lui consacreraient très certainement un musée ou quelque chose du genre. Il serait reçu par le Prince Laurent qui est un grand fan de J-L Costes. Tant que la France n’admettra pas ses génies, elle restera la putin de l’Amérique.

    Pol Silentblock

  38. Chardonnet dit :

    Tout-à-fait d’accord avec Mr Pol Silantbloc. La France de Jacques et Nicolas est pétainiste à souhait. Les émeutes ne sont que la partie visible de l’isberg social. J-L Costes est un visionnaire qui à travers l’art nous en fait prendre consciance.
    Les gens qui attaquent J-L Costes sont des ignares et des crétins de fachos réac.
    Dans l’art tout est permis ! Même l’art religieux est accepté, c’est dire !!!!
    Bayonner Costes, c’est bayonner la liberté dont la France aujourd’hui décadente, se faisait la figure de proue.
    Je propose à toutes les instances d’arrêter toutes poursuites vis-à-vis du sieur Costes et de l’idémniser pour les dommage infligé non-démocratiquement à sa personne. Dans le cas inverse, une pétition internationnale verra le jour avec pour finalité l’exclusion de la France de la CE. (Motif: non-respect élémentaire des droits de l’homme). Il est important que la France reconnaisse le génocide d’extermination des artistes libres.

    Émile Chardonnet (Honteux d’être toujours français)

  39. N.O. dit :

    Votre commentaire, cher Emile, se passe de commentaire.

    Je voudrais néanmoins préciser ceci :
    En art tout est permis, tout doit être tenté, évidemment.

    Reste que la provocation gratuite et franchement inoffensive (si Costes vous a choqué, c’est que vousn êtes franchement trés impressionnables) n’est pas une valeur artistique en soi.

    Costes ne produit aucune oeuvre d’art. Il a mis des phrases bout à bout en croyant choquer le bourgeois. Informe et boring, cela suffit pour en finir.

  40. benouaisvasy.... dit :

    VIVE LA BRANLETTE!!!!

    et je dit pas ca que pour moi…

  41. M'hamed dit :

    Salut,

    Il y a quinze jours je venais de finir le livre de Jonathan Littel, Les bienveillantes dont on a beaucoup parlé à la rentrée. Je l’ai trouvé génial pour notre époque bien qu’un peu inégal et faible sur les trente ou quarante dernières pages. Hier j’ai finis de lire le “Grand père ” de JL Costes et sur le sujet des guerres mondiales je l’ai trouvé aussi puissant que celui de Littel bien que beaucoup plus irrésistiblement hilarant. C’est drôle, on a parfois l’impression que c’est un enfant irrévérencieux qui raconte cette épopée picaresque et sanglante. Bravo, trop puissant Costes !
    A quand un autre bouquin ?

  42. bp dit :

    bonjour, je vous propose ce lien direct sur notre rencontre video avec jean louis costes
    [ http://www.oc-tv.net/jean-louis-costes.htm ]
    a+ sur oc-tv.net
    patricia

  43. sandrine dit :

    Merci beaucoup pour le lien. Très intéressant.

  44. arachnid dit :

    moiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii , i love meeee

  45. Charles dit :

    Vous me faites rire …
    Ce mec est une merde qui fait de la merde…et vous ,vous l’admirer…^^
    Ce mec a aucune education ,c’est just une sous merde qui se prend pour un artiste underground.
    Je pense qu’il est partie du principe ” c’est en faisant n’importe quoi qu’on devient n’importe qui” …et le pire c’est que certaine personne tombe dans le pano (ou plutot dans la merde ^^).
    je comprend qu’il se fasse tapé à ses shows . Je payerai bien pour aller le taper …faire en sorte qu’il ne se releve plus … pour la bonne cause …

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