Kelly watch the stars

Le réalisateur Richard Kelly (Donnie Darko) et l’actrice Sarah Michelle Gellar pour Southland Tales, une série Z friquée de 2H40 ! J’ai manqué de quitter la séance au bout de 30 minutes de grand n’importe quoi. Le film part dans tous les sens, mais comme ovni, s’impose vraiment là. Son objet ? L’apocalypse, des expériences scientifiques, un Messie moderne.

 

The Rock (only for my gay friends)

 

Sarah Michelle Gellar humecte ses lèvres (pour Benjamin M.) 

 

 

5 réponses pour “Kelly watch the stars”

  1. dit :

    (soupir exalté)
    B.
    ps : (re-soupir exalté)
    ps2 : merci, vraiment.

  2. kylia dit :

    Je découvre ton blog et je trouve ça bien ce que tu fais.
    Merci pour toutes ces infos et ces images. surtout que je n’ai pas le temps de savoir ce qui se passe au festival de Cannes

  3. NYCG dit :

    Oh my god il est si decevant que ca le nouveau Richard Kelly. Je vais pas m’en remettre!!!!
    En attendant, j’en peux plus d’attendre le LArry Clark qui sort FIN Juin a NYC.
    Kiss Kiss Pretty Girl

  4. raqi33 dit :

    Le grand film cannois, le grand film de l’année, et même, le film américain le plus important et le plus ambitieux depuis Mulholland drive, dont il serait le cousin dégénéré, geek et sous amphétamine (à passer ses nuits sur World of Warcraft). La première fois que je vois un réalisateur digérer aussi bien l’influence de Lynch, palpable à chaque apparition des méchants (le baron von machin et sa clique) et dans la structure éclatée d’une série avortée et compressée en 2h40. C’est simlpe, chaque personnage de Southland tales pourrait faire l’objet d’un film de 2h, chaque rebondissement être étalé sur une saison entière.

    Bras d’honneur au bon goût cannois, Southland laisse une impression d’amplitude, d’intelligence, et du scénario, et de la mise en scène (chaque centimètre carré de plan est utilisé pour donner une information, au risque de perdre le spectateur, c’est indéniable), et d’humour. C’est en effet la grande force de Kelly et ce qui le différencie des autres cinéastes geek : l’humour et le recul sur cette sous-culture qui le fascine tant. Southland tales est sans doute le film qui retranscrit le mieux la grand chaos et la grande schizophrénie de notre époque, où toutes les échelles de valeur de chamboullés (le porno peut cotoyer les théories d’Einstein), ou tous les débordements sont acceptées (un type peut sniper n’importe qui en plein Venice Beach), où toutes les idéologies sont falsifiées et récupérées (néo-marxistes contre ultra-libéraux facho, sans que personne ne sache ce que ça veut dire).

    Dans la parfaite continuité de Donnie Darko (dont des posters hornent quelques arrière-plan), avec ces histoires mélancoliques de faille spatio-temporelles, ses teen schizophréniques et ses hymnes eighties (la BO est à nouveau un chef d’oeuvre), ST s’impose aussi comme une suite à l’unanimement incompris et donc sous-estimé Domino, de Tony Scott, dont Kelly a signé le (grand) scénario. Domino est d’ailleurs cité lorsque The rock parle de “tower of fire” et que des journalistes de WB sont mitraillés en pleine rue). Il est clair que Kelly, ayant compris le potentiel nihiliste et de plus en plus barré de Tony Scott, en avait profité pour balader ce vieux réac sur ses terres subversives et faire la répétition générale de Southland tales.

    Un grand auteur est né, s’est suicidé (ST semble bien partir pour être un monumental four), et Cannes ne l’a, comme c’est de coutume, pas récompensé…

  5. raqi33 dit :

    Je devrais trouver un synonyme à grand…
    Et j’ai oublié de parler des acteurs : SMG, de loin la plus intéressante et la plus belle des icones télé de ma jeunesse (il illuminait déjà l’excellent Cruel intentions), The Rock, monolithique dans son jeu et c’est tant mieux (ques fous rires à chaque qu’il lève ses légendaires sourcils), Sean William Scott, qui prouve qu’il peut excellent s’il est bien dirigé, Justin Timberlake, à la belle voix de narrateur et dont le clip en plein milieu du film est une vraie merveille et, enfin, Christophe Lambert, chritophe lambert.

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