La mort de l’oeil
La fenêtre comme fragile rempart à la mort de l’œil, autrement dit, la fin de l’innocence dans La Nuit du Chasseur et La Guerre des Mondes. Oeil dédoublé, la vitre condense et accentue la présence du mal hors champ.
A noter, le raccord entre les deux photogrammes : le cadre de la fenêtre, barre qui obstrue la bouche des deux fillettes, mais laisse échapper le regard, mieux, le surligne.
Merci à Versac.



Le 25/07/2005 à 22:23
Vous y revenez, finalement, à cette Guerre des Mondes. Je viens de finir le roman, il y a une phrase qui m’a frappé dans le contexte de vos textes (mais je n’arrive plus à la retrouver). Elle dit, en gros, que les enfants ont une autre perception, un peu plus cruelle, de la mort que nous. Dès que je la retrouve, je vous la cite exactement. Et je médite un texte “réponse” parce que je touve ce thème passionnant.
Le 26/07/2005 à 01:02
Je promets d’achever le cycle avec ce dernier billet, même si le “regard croisé” que je propose ci-dessus va traiter pour partie- mais pas essentiellement- de la question du regard (impossible d’y échapper avec Kubrick !).
J’ai hâte que vous me retrouviez cette citation. Tout comme vous, je trouve le thème passionnant.
Je vous invite aussi à aller voir les trouvailles de Lilith sur la Guerre des Mondes. Elle est en lien dans la colonne de droite.
Le 26/07/2005 à 22:06
“…et un enfant, avec tout le manque de sympatie ordinaire à cet âge, contemplant avec les yeux dilatés un objet poussièreux, noirâtre et immobile, écrasé et broyé sous les roues”
Ed Folio, p 179.
Vous aimerez, j’en suis sûr, les “yeux dilatés”.