Le cinéma coréen est en danger
Etrange manifestation hier soir devant le Palais des Festivals. Armée de bougies et de banderoles, une assemblée calme et déterminée faisait part de ses inquiétudes quant à l’avenir du cinéma coréen. Et de reconnaître, parmi le groupe, l’immense Choi Min Sik qui s’exprimait pour une télévision étrangère.
L’acteur se prononçait en faveur d’un système de quota qui verrait une parité sur les écrans d’une cinématographie nationale et américaine.


Le 21/05/2006 à 01:03
La question des quotas n’est pas une question facile : dire qu’il permet de protéger son cinéma contre la bête hollywoodienne, OK d’autant que le cinema a perdu sa virginité il y a longtemps et que les financiers ont autant leur place dans les studios que les hommes de l’art (plus diront certains)
Personnelement cette idée me gêne (vue court terme et qui ne résout rien car cela ne donnera pas envie au public d’aller voir des films “nationaux”) mais en même temps je trouverai déprimant un pays ou tous les films proviendrait de la machine à cauchemard de LA (cela existe et ca donne les jetons
Le 22/05/2006 à 11:33
Choi Min-sik fait plus que se prononcer contre la ménace américaine qui pèse sur le système des quota, il défend sa position à son corps (et sa carrière) défendant(s) : il ne tournera plus dans le moindre film tant que la question des quotas ne sera pas réglée en faveur du système actuel. D’après Libé ce week-end, il aurait déjà refusé 11 scénarios.
Le 22/05/2006 à 23:03
>>Gordon Pym :
>>vue court terme et qui ne résout rien car cela ne donnera pas envie au public d’aller voir des films “nationaux”
C’est pourtant bien ce qui s’est passé en Corée ces dernières années. Et qui a permis à cette cinématographie de survivre.
Le 24/05/2006 à 08:27
Survivre est bien le terme qui s’impose !
Plus près de nous, le Portugal : un cinéma financé “légalement” par la télévision mais que personne ne va voir ! Essayé de voir un film portugais à Lisbonne tiens de la gageur (il faut allez à la cinémathèque). Quant aux DVD, c’est croire que le cinema portugais est inexistants, même les grands maîtres ne sont pas présents !
Je parle de la capitale, imaginez le reste du pays, c’est pire !!!! Je vois certainement plus de films portugais en France que au Portual.
Je ne dis pas que cette situation est normale car elle me peine. Au riste de froisser certains, la solution dois venir de la demande pas d’une offre containgenté et protégée… malheureusement, redonner le goût du cinéma à un pays qui méprise son cinéma (par méconnaissance) est plus facile à dire qu’à faire mais il faut réfléchir à une solution qui ne se limite pas à une protéction légale et à un financement obligatoire que tous cherchent à contourner.
Le 24/05/2006 à 08:31
« Nous subissons l’intolérable concurrence d’un rival étranger placé, à ce qu’il paraît, dans des conditions tellement supérieures aux nôtres, pour la production de la lumière, qu’il en inonde notre marché national à un prix fabuleusement réduit; car, aussitôt qu’il se montre, notre vente cesse, tous les consommateurs s’adressent à lui, et une branche d’industrie française, dont les ramifications sont innombrables, est tout à coup frappée de la stagnation la plus complète. Ce rival, qui n’est autre que le soleil, nous fait une guerre si acharnée, que nous soupçonnons qu’il nous est suscité par la perfide Albion, d’autant qu’il a pour cette île orgueilleuse des ménagements dont il se dispense envers nous. »
« Nous demandons qu’il vous plaise de faire une loi qui ordonne la fermeture de toutes fenêtres, lucarnes, abat-jour, contre-vents, volets, rideaux, vasistas, œils-de-bœuf, stores, en un mot, de toutes ouvertures, trous, fentes et fissures par lesquelles la lumière du soleil a coutume de pénétrer dans les maisons, au préjudice des belles industries dont nous nous flattons d’avoir doté le pays, qui ne saurait sans ingratitude nous abandonner aujourd’hui à une lutte si inégale. »
Frédéric Bastiat (1863)