Le monochrome, topique de la modernité cinématographique

De gauche à droite, Malévitch et Klein.

Retour sur l’intervention brillante de Vincent Dieutre, à l’occasion de la journée consacrée au point de vue dans le cinéma documentaire.
Et d’aborder le cinéma des Straub et Huillet, à travers la projection de la scène liminaire de Trop Tôt, trop Tard.
Plan séquence autour de la place de la Bastille, boucle ininterrompue, vertigineuse, plan idée qui appartient à la picturalité, et partant, à une modernité hybride.
S’il y a un monochrome au cinéma, c’est bien cette séquence d’ouverture qui s’inscrit dans une démarche davantage liée aux arts plastiques qu’au marxisme.
Les Straub sont donc des arpenteurs qui creusent le sillon de la fiction, à l’aune de l’expérience plastique. Admirable.

8 réponses pour “Le monochrome, topique de la modernité cinématographique”

  1. skoteinos dit :

    J’avais été straumatisé par un film en NB avec une meuf qui chante en allemand.

  2. sandrine dit :

    Let me see… Tu parles de tous les films des Straub là ? Non, je plaisante. Quelqu’un a une idée de la provenance de l’image trauma de Skoty ? Quizzeurs ? Je rassemble mes pensées et revient.

  3. skoteinos dit :

    Ça s’appellait « Elsaß… », un truc comme ça.

  4. Tlon dit :

    http://www.imdb.com/name/nm0833708/

    Make your choice

  5. sandrine dit :

    Certes, mais une seule image vous manque… Je ne vois pas de quel film il s’agit.
    Moi, j’avais été traumatisée par le film de Schroeter avec Huppert, Deux, et quand Arielle Dombasle a commencé a entonné “j’aime les militaires” de sa voix de crécelle, j’avoue avoir pris la fuite.

  6. skoteinos dit :

    Quel con ce grec !
    Évidemment, il s’agissait dz “Lothringen”, sa région natale… (”Elsaß”…).

  7. Scanner dit :

    Euh… une lady qui chante en allemand en NB… Greek greek… Pas plutôt « Du jour au lendemain » (Von heute auf morgen) from the Arnold Schwarz… euh, no no, Schoenberg’s opera dodeca-comique ? ( « Lothringen », besides, est en couleurs et sans chansons.)

  8. Tlön dit :

    j’avoue ne pas avoir été totalement convaincu sur le monochrome et les Straub. Plus prés de Cezanne dans cette façon d’aller au coeur du réel.
    Le dernier Straub (une viste au Louvre) est une splendeur (as usual)

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