Les désaxés
The Misfits de John Huston (1961). Photo de Eve Arnold.
“L’histoire d’une vie s’inscrit dans le corps tout autant que dans le cerveau.”
Edna O’Brien
The Misfits de John Huston (1961). Photo de Eve Arnold.
“L’histoire d’une vie s’inscrit dans le corps tout autant que dans le cerveau.”
Edna O’Brien
Le 24/09/2004 à 11:39
“Le temps s’est arrêté, elle est là, heureuse, elle s’abandonne à cette étreinte, elle ferme les yeux pour inscrire dans sa mémoire, le goût de ses lèvres, ses mains qui la serrent, elle se sent protégée, rien ne viendra ternir cette instant d’émotivité.
Le 24/09/2004 à 11:40
décidément, ma souris tire plus vite que son ombre
A la place de lire “cette instant” bien sur lire “cet instant”
Le 24/09/2004 à 12:23
l’émotion sans doute…
Le 24/09/2004 à 12:48
Ça c’était un putain de bon film, ces déjantés…
Le 24/09/2004 à 13:48
Ce film me pulvérise. Dès les premiers plans, j’ai la gorge serrée. La séquence avec les chevaux dans le désert, d’une beauté à couper le souffle, m’a toujours anéantie. La citation d’Edna O Brien m’a immanquablement fait penser aux deux acteurs qui promènent leurs corps usés dans ce film mortifère. Je vais y revenir…
Le 24/09/2004 à 21:09
un indice subliminal pour nous dire qu’après la soirée lecture hier soir, c’est soirée câlins chez sandrine ?
(je rêve de voir ce film, tiens.. cette image est d’une tendresse !)
Le 24/09/2004 à 22:32
Eh bien non, c’était bien une soirée lecture aussi chez moi. Cette citation se trouve en exergue du dernier livre de Philip Roth, La Bête qui meurt, magnifique bouquin sur le désir et le vieillissement. Tout de suite, j’ai fait le rapprochement avec Gable, Monroe et Clift, acteurs inoubliables des Désaxés.. Le film existe en DVD me semble t il. Je tiens la k7 à ta disposition sinon.
Le 27/09/2004 à 19:38
Très belle photo ; d’ailleurs, l’album paru il y a quelques années est tout simplement sublime.
E.C.
PS : “corps usés” ; pour Marilyn Monroe, faudrait nuancer…!!! Tout de même…
Le 27/09/2004 à 20:46
Corps éreintés si tu préfères Esther. Les acteurs sont au bout du rouleau, laminés par leur vie d’excès. Gable est mort peu après la dernière prise et Monroe, en pleine rupture avec Miller, un an après.
Ce film me fait froid dans le dos au même titre que Sunset Boulevard.
Je suis toujours anéantie par Marilyn hurlant dans le désert :
“Vous n’êtes heureux que quand vous voyez quelque chose mourir. Pourquoi ne pas vous tuer pour être heureux ? Vous et votre pays de Dieu ! La liberté !”
Et puis, comme le précise Miller : “Même s’il se termine sur une note d’espoir, ce film est fondamentalement tragique, dans l’approche qu’il a de l’Amérique et des personnages. Les personnages sont coupés du monde, ils font beaucoup d’efforts pour exprimer des sentiments entre eux, sans réellement y parvenir.”