Leur emploi du temps
Parce que je les aime et qu’ils se lancent enfin dans l’aventure, je vous invite à lire “l’emploi du temps”, le blog nouveau né de Jean-Pierre Paringaux et Laurent Herrou (lo), fidèle et précieux contributeur jusqu’à maintenant sur Contrechamp.
Déjà trois notes prometteuses…
Crédits : Holbein, Les Ambassadeurs, 1533.
Car le secret de ce tableau, dont je vous ai rappelé les résonances, les parentés avec les vanitas, de ce tableau fascinant de présenter, entre les deux personnages parés et fixes, tout ce qui rappelle, dans la perspective de l’époque, la vanité des arts et des sciences, - le secret de ce tableau est donné au moment où, nous éloignant légèrement de lui, peu à peu, vers la gauche, puis nous retournant, nous voyons ce que signifie l’objet flottant magique. Il nous reflète notre propre néant, dans la figure de la tête de mort. Usage donc de la dimension géométrale de la vision pour captiver le sujet, rapport évident au désir qui, pourtant, reste énigmatique.
Jacques Lacan, Le séminaire, livre XI, Les quatre concepts fondamentaux de la psychanalyse, Seuil


Le 9/02/2006 à 15:31
Très intéressant ce tableau, très “fort”, vraiment.
Le 9/02/2006 à 18:09
les “bears” de l’époque…
Le 9/02/2006 à 21:17
Le catalogue de la National gallery indique : “au premier plan, l’image déformée d’un crâne, symbole de mort.
Cette anamorphose doit être vue d’un point à la droite de l’image pour corriger la déformation. Est alors vu, dans la même ligne, le petit christ, en haut à gauche du tableau, qui sauve de la mort.”
Je sais que c’est un crâne mais je n’ai jamais réussi à le voir seul, avec des amis ou mes enfants. Nous nous sommes pourtant penchés, à droite comme l’affirme le catalogue ou à gauche comme le suggère Lacan et d’autres. J’aimerais bien savoir si quelqu’un l’a vraiment, un jour, vu ce crâne !
Par ailleurs qu’il ne soit représenté qu’en pensée, qu’en géométrie, ne me gêne pas. Après tout, il s’agit d’une allégorie et j’ai fini par me demander si je n’étais pas inclus dans cette allégorie de l’aveuglement
Le 9/02/2006 à 22:25
jll : je le vois vraiment, cherche encore tu finira par le voir, de gauche , puis maintenant quelque soit le sens.
Par contre je n’avais pas vu le petit christ très discret” tout de même, qui change la façon dont je considère ce tableau.
(Très bonne idée d’avoir mis ce tableau dans ton blog)
Le 10/02/2006 à 01:01
Jill, Simon,
A vrai dire ce tableau m’a toujours fascinée et intriguée. Et je regrette, à la limite, d’avoir mis le commentaire de Lacan, lequel déflore le mystère pour partie.
Mais il y a un truc pour voir précisément l’anamorphose du crâne (un os de seiche disaient certains) : une petite cuillère ou un miroir.
JS,
Intéressante et hilarante généalogie ! :-) J’ai choisi surtout le tableau pour le côté siamois des 2 personnages, qui, lors de ma première vision, ne constituaient qu’une seule et même personne. Ca sied bien à nos amis blogueurs, Lo et JP, outre le rapport évident au temps et à l’art, cet aspect fusionnel.
Le 10/02/2006 à 10:06
ouf
pensions à la vanité ;-)
lh.
Le 10/02/2006 à 20:34
Il ne me semble pas, Simon, que l’on puisse voir le crane en relief sans se déplacer devant l’original. Mais je n’en suis pas sur.
D’après ce que j’ai pu voir des anamorphoses dilatées ( ?) au musée du cinéma (lieu horrible dont le comble du mauvais goût est atteint avec l’affiche de L’Amant mis en regard des fétiches des films Bunuel sous le seul prétexte que Claude Berry, le patron des lieux en est le producteur), il faut sans doute un miroir convexe.
Excellente idée donc que la petite cuillère. A la seule pensée de manipuler cette cuillère dans l’un des temples de la peinture, je m’empresse de consulter les tarifs de mon ferry transmanche favori.
Sauf autre méthode à proposer, vous avouerez quand même que le propos de Lacan est dénué de la moindre expérience personnelle…A trop regarder L’origine du monde !
Le 11/02/2006 à 15:46
jll : J’ai eu des résultats assez interessants au test de Rorcha , ceci peut peut être expliquer le fait que je le vois sans avoir l’original devant les yeux.
Mais j’ en doute et je pense que tu dois pouvoir le voir sans miroir ou cuillère, car moi j’y arrive et je ne dois pas être le seul.
2 aides :
-sous le pieds gauche du personnage de droite tu as le trou de l’oeil droit du crâne.
-la partie qui touche le personnage de droite est l’arrière du crâne(Je dirais l’os occipital).
Quand tu l’as vu une fois, ensuite le sens dans lequel tu le regardes importe peu.
Ce qui m’intrigue dans cette oeuvre c’est la façon dont il a put la réaliser. Le crâne me donne l’impression d’avoir était rajouté par la suite .Je suis impressionné par les compétences techniques de l’artiste, son imagination, la force du message (surtout l’art qu’il a de le faire passer).
Je serais curieux de savoir comment il l’a réalisé(avec un miroir convexe?), sûrement très fort pour l’époque.
Le 22/03/2006 à 10:41
“Le secret de ce tableau est donné au moment où, nous éloignant légèrement de lui, peu à peu, vers la gauche, puis nous retournant, nous voyons ce que signifie l’objet flottant magique.” dit Lacan.
En fait, ce n’est pas en s’éloignant vers la gauche, mais bien vers la droite que, en regardant sur sa gauche, l’anamorphose apparaît. A la National Gallery, où est le tableau, il suffit de s’approcher du côté droit du tableau et lorsqu’on est presque à sa hauteur, en vision frisante, l’oeil dans l’axe de cette forme genre “baguette de pain” que celle-ci se raccourcit et apparaît avec évidence comme un crâne, une tête de mort.
Vous pouvez aussi voir l’anamorphose avec une reproduction (un aggrandissement est mieux), il faudra bien mettre son oeil sur la ligne fictive (qui monte vers la droite) du prolongement de la “baguette”, et à quelques centimètres de l’extérieur du tableau. Le point de vue est très précis car l’image est petite, l’anamorphose se voit beaucoup mieux en vraie grandeur, àu musée.
Pour en savoir plus, vous trouverez une explication en images de ce tableau des Ambassadeurs et d’autres anamorphoses sur ce site : www.peinturemurale.com C’est mon métier.
Dominique
Le 22/03/2006 à 10:43
Merci beaucoup, Dominique pour ces précisions très complètes.
Le 22/03/2006 à 14:23
“Le secret de ce tableau est donné au moment où, nous éloignant légèrement de lui, peu à peu, vers la gauche, puis nous retournant, nous voyons ce que signifie l’objet flottant magique.” dit Lacan.
En fait, ce n’est pas en s’éloignant vers la gauche, mais bien vers la droite que, en regardant sur sa gauche, l’anamorphose apparaît. A la National Gallery, où est le tableau, il suffit de s’approcher du côté droit du tableau et lorsqu’on est presque à sa hauteur, en vision frisante, l’oeil dans l’axe de cette forme genre “baguette de pain” que celle-ci se raccourcit et apparaît avec évidence comme un crâne, une tête de mort.
Vous pouvez aussi voir l’anamorphose avec une reproduction (un aggrandissement est mieux), il faudra bien mettre son oeil sur la ligne fictive (qui monte vers la droite) du prolongement de la “baguette”, et à quelques centimètres de l’extérieur du tableau. Le point de vue est très précis car l’image est petite, l’anamorphose se voit beaucoup mieux en vraie grandeur, àu musée.
Pour en savoir plus, vous trouverez une explication en images de ce tableau des Ambassadeurs et d’autres anamorphoses sur ce site : www.peinturemurale.com C’est mon métier.
Dominique
Le 20/01/2007 à 12:34
Salut, moi je suis loin d’être une intelectuelle.
mais j’ai un devoir sur ce tableau et c’était vraimment compliqué, mais j’ai eu une super note.
genial non ?
Le 20/05/2007 à 16:45
cette oeuvre é vraimen a chié!! je sui obligé de travaillé dessu sa fai mal o cu danalisé un vieu dessin dun mec ké mor depui 464 ans !! allé on vou laisse continué a vou culturé !!