Madonna à la Star Academy !
C’était il y a quinze jours, annoncé à grand renfort de pub, l’impensable, l’exceptionnel : la venue de la star internationale Madonna sur le plateau de la Star Academy !
Face à ce qui s’annonçait comme un véritable événement télévisuel, il n’y avait, à vrai dire, pas d’autre choix que de regarder.
Mais que souhaitait-on voir au juste qui ne s’inscrive déjà dans ce réservoir d’images, constitué au fil des années par la star polymorphe ? Le reflet intime, doucereusement complaisant de notre immuable fascination, sa légitimation encore et toujours ?
Il s’agissait surtout d’éprouver la permanence du mythe, sa résistance à l’aune d’un dispositif bâtard. Le décor tout en aplats de l’émission de télé-réalité allait-il édulcorer l’aura de la madone, altérer son inébranlable glamour ?
Car l’artiste pop est un temps et un espace à elle seule, une révolution faîte chair. Comment ce corps, dépositaire de toute une mythologie, pouvait-il se fondre et s’inventer de nouveau dans un dispositif par trop familier ? D’Hollywood à la Plaine Saint-Denis, il y a, en effet, un écart, une brèche mentalement impossible à combler !
Un instant, on se prend à penser à une grossière erreur de communication. Mais Madonna, la redoutable stratège, est un plan marketing en actes. Chanteuse populaire, elle s’invite, en toute connaissance de cause, dans une émission populaire, au risque de la trivialité. Or, cette vulgarité là participe précisément de ce que l’on préfère chez elle.
Contre un chèque de 400 000 euros, la belle, vêtue d’une robe lamée vintage, se fend de deux chansons pré-enregistrées qu’elle interprète de surcroît en play back ! De quoi alimenter les critiques de ses détracteurs, d’autant qu’elle aura refusé de chanter avec les élèves. Plus tard, elle répond de mauvaise grâce aux piètres questions d’un Nikos Aliagas, encore plus empoté qu’à l’accoutumée.
Pari pourtant gagné pour la chanteuse, laquelle, en ne concédant rien de son mythe, a su maintenir le providentiel écart qui la sépare du commun. Madonna était là, sans y être au fond, refusant de jouer la proximité. Mieux, l’icône a su tenir à distance un dispositif télévisuel banal à en pleurer, pour affirmer sa supériorité sur lui. Résolument inatteignable, elle s’est redéfinie par et pour ce qu’elle est intrinsèquement : une star.
Le principe du désir, sa vitalité, c’est la frustration. Madonna nous a frustrés. On en veut encore.


Le 26/11/2005 à 16:42
le principe de la (non-)réponse… aussi (dsl, suis impatient…) c’est frustrant!
Le 26/11/2005 à 22:18
En effet… tout le contraire de la bête de scène qu’elle sait aussi être, jusqu’au bout. A l’extrême opposé de cette apparition TV, le Girlie Show : plus chaleureux, moins technique que le Blond Ambition Tour ; Madonna sur scène regarde chaque spectateur au fond de ses yeux à lui, elle le séduit, le charme, lui donne tout, s’offre jusque dans l’autodérision parfois (je pense par exemple à l’humour et ironie de la tenue SM pour Fever en ouverture du GS). Elle est sur scène comme aucun média n’a su la capter, mais les fans eux, savent… et c’est ça qui fait d’elle une icône, ce truc qui passe.
La SA a eu …ce qu’elle méritait, ce qu’elle valait. A ses vrais lieux, à son public, Madonna a toujours réservé autre chose. Elle a dit une fois qu’elle avait fait toute cette carrière, tout ce travail énorme, pour être aimée. ça colle.
Le 27/11/2005 à 15:06
Gilles,
N’étant pas compétente pour vous répondre, j’ai différé ma réponse. Je cherche encore et tâche de vous apporter les précisions que vous souhaitez par mail. Be patient !
Writ,
je n’ai malheureusement jamais eu la chance de voir Madonna en concert ! Pour la simple et bonne raison que les files d’attente m’exaspèrent. En revanche, j’ai pu observer le jeu de séduction que vous décrivez dans des extraits de live. Mais ces derniers temps, les prestations scéniques de la Madone n’étaient-elles pas sérieusement aseptisées ? Je veux dire, depuis que la Kabbale lui phagocyte le cerveau ?
Quoique en même temps, son dernier album (que je me passe en boucle) comporte un titre polémique “Isaac”. La Kabbale interdit l’utilisation de noms religieux. Madonna n’en fait qu’à sa tête !
Le 27/11/2005 à 19:44
OK, merci !! Tu me tutoyais avant…
Le 28/11/2005 à 10:04
She still like a virgin (for the media) !!
Hopefully, she’ll never be touch by the fucking Stupid Academy…
Le 28/11/2005 à 17:14
Est-ce parce que j’ai parlé de vierge que tu subis une attaque de spam de sites pornos ? :-(
Si c’est ma faute j’en suis désolé…
A moins que ce soit une mauvaise blague…
Le 28/11/2005 à 17:52
C’est possible, Phil car ce sont des robots automatiques, lesquels fonctionennt par mots clés. Mais je ne t’en veux pas. Ces spammeurs sont vraiment des acharnés.
Je dois enlever toutes ces conneries une à une ! Pffff !
Le 30/11/2005 à 00:59
Il n’y a ni mythe ni star mais un produit qui vaut beaucoup d’argent et qui en fait gagner à beaucoup de monde. Rien d’autre ! Tout cela est triste, vulgaire et certainement pas musical. Pour ma part je n’en demande pas et n’en redemande pas non plus. Et puis quoi encore !
Le 30/11/2005 à 10:39
Bien évidemment, j’ai hurlé de rire à la lecture de ton commentaire Willy et j’avoue que je n’en attendais pas moins de ta part ! Merci de rester conforme à l’image idéale que j’ai de toi !
Commercial veut-il dire forcément vulgaire ? Je ne le pense pas. Et quand bien même, cette vulgarité là m’intérese, au plan sociologique et esthétique.
Bref, je ne suis plus à une petite compromission près. A bientôt, très cher !
Le 1/12/2005 à 08:15
A des annees lumieres de la Star Ac, la performance de Madonna au G-A-Y club il y a deux semaines. Pas du tout aseptisee, mais plutot version Paradise Garage.
Pour ce qui est de la Kabbalah, je suis tombee sur un essai interessant paru dans le tres serieux Jewish Quaterly Review. L’auteur s’attache a analyser la nature polysemique et postmoderne du travail de Madonna, avec notemment une lecture pointue de la video de “Die another day.”
J’ai le pdf si vous le souhaitez.
Le 1/12/2005 à 09:40
Très intéressant. Je serai ravie de lire cet article, mais pouvez-vous m’envoyer un lien plutôt ? Des ficheirs infectés m’ont valu un disque dur dernièrement !
Au fait, j’ai vu cette performance au gay club, sur MTV il me semble….
Le 2/12/2005 à 07:15
Voici le lien http://muse.jhu.edu/journals/jewish_quarterly_review/toc/jqr95.4.html
C’est simplement l’abstract. Pour acceder a l’article, il faut passer par MUSE qui est accessible.
Dans l’eventualite ou vous ne pourriez pas y avoir acces. Je vous envoie le pdf. [J’atteste de sa “virginite” si j’ose dire.]
Le 28/06/2006 à 09:38
jadore la madonne + ke ma propre mere
Le 19/03/2007 à 20:59
J’aime Madonna.Je brule d’envie de la voir en personne.
Je suis un artiste musicien du Congo Brazzaville.J’évolue dans un orchestre dénommé IMPACT SONORE.
Nous avons déjà un opus sur le marché du disque.Nous sommes protégé pae sacen et Sonima est notre distributeur dans le mode.
Jveux rencontrer Madonna.