Mes choses secrètes
La facétieuse NY City Girl fait circuler un jeu où il s’agit de délivrer 6 secrets nous concernant. Elle m’a passé le témoin et en ludopathe que je suis, je peux difficilement résister. Voici donc mes six secrets de cinéma :
1) J’écris, depuis 2 semaines, un scénario, inspiré d’un titre de Marianne Faithfull. J’étais hantée, taraudée par des plans précis depuis des mois. Je n’en ferai sans doute rien, mais l’état d’urgence dans lequel me met l’écriture m’apporte une vraie plénitude.
Quant à l’histoire ? Secrète, bien sûr….
2) En matière de films pornos, ma préférence va au cinéma gay, beaucoup plus excitant et sensuel que les productions destinées à un public hétéro. Jugement sans doute altéré par le fantasme.
3) Ma plus intense rencontre avec un réalisateur fut avec Jean-Luc Godard, un matin, en tout petit comité. Outre le remarquable penseur de cinéma, j’ai découvert un être bouleversant et déchiré qui m’a enseigné ce qu’est le désir de cinéma, cette urgence qui vous pousse dans vos derniers retranchements. J’ai une K7 de l’entretien. Je ne l’ai jamais réécoutée. Depuis, je ne me suis pas privée d’écrire des horreurs sur le personnage, relativement à la télévision et au cinéma américain. Quelle ingratitude !
4) A Cannes, un soir, je rencontre cet acteur dans la rue. Le jeune lion a vieilli mais est toujours très beau. On discute. Ses yeux s’égarent. Il me propose… une interview dans sa suite. Me donne sa carte, son numéro de portable. Je n’ai jamais osé appeler. J’ai toujours ses coordonnées. Depuis, je sais que je n’ai pas l’âme d’une « starfuckeuse » et revois Apocalypse Now avec tendresse.
5) J’ai déjà écrit ou argumenté en public, et avec véhémence, sur des films que je n’avais pas vus.
6) La culpabilité est la pire chose qui soit. S’agissant d’écrire (sur le cinéma), je lutte en permanence contre elle.
Je dois passer le flambeau à mon tour à 5 blogueurs : Christie, Tlön, Moland, Sébastien et Willy, vous avez été choisis ! JS figure déjà sur la liste de la coquine City Girl.
J’imaginais poster une série de photogrammes relatifs au secret. Peut-être dans un prochain billet ?


Le 26/01/2006 à 00:48
Le point 5 est vraiment lamentable. Le pire c’est que tout le monde le fait. En même temps, la plupart des films qui sortent ne méritent pas d’être vus pour qu’on en parle puisque ce ne sont que des objets marketing nourris au pognon. Trois noms, une idée, et zou un film (ça vaut aussi bien pour le genre de soupe qu’on appelle cinema d’auteur).
Sinon, le porno c’est pas du cinema, merde.
Et le dernier Spielberg est formidable. Vraiment formidable.
Le 26/01/2006 à 01:06
Oui, oui, je sais, ce n’est pas brillant tout ça. J’aurais du appeler ce billet “choses honteuses”. mais, une fois n’est pas coutume, j’ai accepté de m’exposer un peu plus qu’à l’accoutumée.
Je pars du même postulat que toi, que tous les films ne méritent pas d’être vus, me fondant sur une longue expérience spectatorielle. En fait, on les a déjà vus. J’ai même poussé l’imposture jusqu’à décrire des scènes entières. On ne m’a pas contredite. Les plans existaient bien tels que je les avais imaginés !! Par provocation, j’avais demandé à Scanner, dans un commentaire récent (”Sommes-nous encore cinéphiles ?”) si on pouvait être cinéphile sans voir de films. La preuve en est.
Pas d’accord avec toi sur ta dénomination du genre pornographique. C’est bien du cinéma. J’y reviendrai (il est tard). Je remets le lien ici de ton beau billet sur le sujet : http://slothorp.blogspirit.com/archive/2005/11/29/pornographie.html
Et te mets en lien tout court aussi (où avais-je la tête ?).
Je vois le Spielberg demain. Je trépigne.
Le 26/01/2006 à 02:20
Yeaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaah Sandrine t’es trop forte…. J’adooore la révélation 4… Quand je pense que tu aurai pu devenir la première strafuckeuse dans mon entourage… J’pouvais pas te répondre avant car j’avais pas pris mon ordi perso Today …
T’as honte??? Mais Assuume Girl… Le point 5 il est formidable…
Le 26/01/2006 à 08:16
… et vous l’avez fait sur ce blog aussi (je parle donc du point 5) ? … çà ouvre d’autres perspectives quand on vous lira …
PS : si personne n’a contredit sur les scènes decrites mais non vues, c’est peut-être qu’ils/elles n’avaient pas vu les films non plus ? …
Le 26/01/2006 à 08:22
Non, je vous rassure, le blog n’est pas concerné par mes mystifications. J’ai vu tous les films dont je parle, y compris ceux du quiz interdit. Le blog, curieusement, ne peut-être le lieu du mensonge, alors qu’il appelle paradoxalement la mise en scène de soi. Je veux dire par là que ça se verrait, que l’imposture serait évidente.
Le 26/01/2006 à 09:18
Pour revenir sur le point 5, par rapport à ce qu’écrit Slothorp, tout le monde ne le fait pas et il y a une différence à dire que l’on ne va pas voir un film et pourquoi on ne va pas le voir (lui faire un procès d’intention que l’on pourra toujours réviser plus tard) et puis parler d’un film en laissant croire qu’on l’a vu. Si on veut pousser la réflexion, il faudrait citer le cas de ceux qui parlent d’un film près en avoir vu les quinze premières minutes et sortent ensuite de la salle. Ca se fait à Cannes et c’est nul. Sauf si le film est nul, auquel cas il faut revenir à la phrase d’avant.
J’aime bien ce que vous dites sur les règles que l’on se donne sur les blogs. C’est peut être parce qu’il n’y a pas d’enjeu autre que notre propre plaisir.
Le Spielberg, samedi.
Le 26/01/2006 à 10:47
Je ne cherche pas à légitimer l’attitude des critiques qui écrivent leurs textes, à partir de 15mn de visionnage. Mais, je pense que ce n’est pas si choquant. Daney, dans Persévérance, disait qu’il comptait les plans. Au bout des 20 premiers plans, il savait si le film allait être bon ou pas. Il y a donc les critiques chevronnés et les fumistes. Mais il y a aussi du génie dans la fumisterie.
Le 26/01/2006 à 10:57
oooops….des petits secrets alors…
1) Je n’ai jamais pu finir Guerre et Paix.
2) Je suis surement plus à droite que mes amis de gauche le pense…
3)Jusqu’en 1988 j’ai toujours voté pour le Parti Communiste au premier tour des élections…ce n’est peut-être pas sans rapport avec le 2.
4)Lorsque j’ai vu 2001, j’avais sniffé de l’éther et ce n’était pas la première fois…
5)Je fais quasi systématiquement du gringue aux caissières, aux vendeuses…
6)Je trouve ce jeu un peu con…
7) 8) 9) 10) etc…inavouable…
Le 26/01/2006 à 11:15
Ah, tiens, je m’attendais à une autre forme de ta part. Quelque chose d’ordre littéraire…
Mais certains points m’ont carrément fait exploser de rire. Concernant tes sympathies politiques, je savais… Les caissières ? Ah oui ? Quant à ton expérience de cinéma sous influence, je m’incline.
Moi aussi je trouve ce jeu un peu con, mais ne rechigne jamais s’agissant de bêtise.
Le 26/01/2006 à 11:25
oui tiens moi aussi je vais répondre sur ton blog (c’est moins exposé) (quel malin ce Tlön)
1) depuis que je suis diplômée d’HEC, je gagne de moins en moins d’argent (et la tendance est en train de s’inverser)
2) mon atelier d’écriture s’est arrêté depuis plus d’un an, suite à un clash avec un participant
3) je devrais m’épiler plus souvent
4) je n’ai jamais vu de film porno
5) je n’étais pas vierge en me mariant, mais à 20 ans, je l’étais encore
6) ma première critique de cinéma je l’ai écrite sur le 7ème sceau grâce à l’abondante documentation des cahiers du cinéma, j’aimerais bien voir ce film un jour
7, 8, 9, 10, cela reste mes secrets de polichinelle
Le 26/01/2006 à 11:31
Je reste (un peu) choqué, dans la mesure ou cela amère à dire parfois des choses très dures alors que l’on a pas forcément vu grand chose. C’est mon côté intégriste, pour parler d’un film, il faudrait l’avoir vu non seulement en entier, mais en salle, en VO et dans une copie correcte. Sinon, qu’est-ce que l’on a vu, en fait ? C’est un absolu, je sais, je ne le fais pas non plus mais quand même.
Je ne suis pas d’accord avec Daney, parce que ce n’est pas toujours vrai. Souvent mais pas toujours. Je ne sais pas si vous avez lu le texte de Luc Moullet sur le morceau de bravoure (dans les deux derniers Positif). Un tel morceau, ça peut arriver n’importe quand dans le film et c’est inoubliable. Alors, si ce n’est pas dans les 20 premiers plans, c’est cuit.
Le 26/01/2006 à 11:47
la tenation était grande de faire quelque chose d’ordre littéraire, j’y ai resisté.
Le 26/01/2006 à 11:48
Secret 7 : Quand on fait du gringue, il faut toujours surprendre !
Le 26/01/2006 à 12:33
Christie,
Telle qu’en elle-même… :-)
Vincent,
D’accord sur le morceau de bravoure. Mais la radicalité de Daney est belle. Pas lu l’article de Moullet. Vous me donnez envie. Il y a, par exemple, ce plan magnifique, à la fin du dernier film de John Huston, Les Gens de Dublin, Angelica Houston dans l’escalier, rattrapée par une émotion contagieuse. Ce dernier plan qui fait tout le film.
Tlön,
Tu ne devrais pas te réfréner. Secret 7 : quel est ton secret pour toujours surprendre ? Comme dans 40 ans (…), retourner les questions ?
Le 26/01/2006 à 12:51
Eh bien bravo, pour un voyage en ciné-philie, c’est réussi !
On s’expose, on s’expose … comme ça, tranquillement, sans prendre garde … après faudra pas s’étonner si on prend des coups de soleil.
On se croirait dans la fameuse émission où l’animateur hurlait “Ne zappez pas” à la fin de chaque effeuillage, chaque sur-exposition intime destiné à faire le plus d’audimat possible.
Ayatollah et fier de l’être.
Le 26/01/2006 à 12:52
Pourquoi pas ! Mais pour moi, cela ne va pas être simple… Mes outils sont photographiques.
Le 26/01/2006 à 12:54
Exiger que le film soit vu en entier, en VO et dans une copie correcte se comprend quand on est réalisateur. Il y a quelque chose de franchement insupportable dans l’idée de consacrer deux ans à faire un film pour qu’il soit expédié par quelqu’un qui ne l’aura pas vraiment vu et s’amusera à faire des mots d’esprit dessus. Mais il y a encore heureusement dans ce pays plus de spectateurs que de réalisateurs (plus pour longtemps malheureusement). Ne perdons pas de vue qu’il est infiniment présomptueux de voler du temps à quelqu’un qu’on ne connaît pas pour lui montrer ce qu’on fait. Un film reste une entreprise de séduction et la séduction est toujours une invention (demandez à Tlön). J’estime avoir le droit comme spectateur de sortir d’une salle avant la fin et de dire le pire sur le film que je n’ai pas vu, dès lors que ce film est la programmation mécanique d’un désir qu’il finit par détruire. Combien de fois aurais-je mieux fait de sortir de la salle ces derniers mois? C’était vraiment affreux. Et si je ne l’ai pas fait, c’est parce que dehors, il faisait froid. Brrr…
Le 26/01/2006 à 12:55
Une question : qu’est-ce qui est secret ? Ce qui n’est connu que de moi seul ?
Le 26/01/2006 à 12:55
Il y a plus de commentaires que pour le Village : no comment.
Le 26/01/2006 à 13:00
Bon, je pense que ce billet sera provisoirement en ligne.
Willy,
Je pensais à tes photos justement.
Le 26/01/2006 à 13:08
Commentaires croisés.
Willy,
Ce qui est connu de toi uniquement, j’imagine…
Simon,
Je suis moi-même attristée que mes élucubrations intéressent davantage que cette géniale installation d’Omer Fast.
Ayatollah,
Vous avez raison mais je n’aime pas les leçons de morale. Le blog appelle ce genre d’exposition. J’ai franchi la ligne rouge mais ai toujours le pouvoir d’effacer ce billet, une récréation dans mon maelström analytique. Et vous, quelles sont vos possibilités, à part juger à tort et à travers ?
Le 26/01/2006 à 13:37
J’aurais bien parlé de la “géniale installation d’Omer Fast.” mais je ne l’ai pas vu….mais qu’importe.. je vais relire ta note..la petite étudiante du Monoprix (jolie petite brunette) devrait y être sensible…vous connaissez Omer Fast…non…etc…
Le 26/01/2006 à 14:00
Je me permets d’émettre un doute quant aux propos exacts de Daney. Il me semble, de mémoire, qu’il disait compter les plans pour savoir si le film allait avoir un bon rythme, ce qui nuance pas mal les choses. A vérifier.
Jadis, lorsque j’étais encore au collège, j’ai publiquement conchié un film que je n’avais pas vu, en prétendant de surcroît ne pas avoir quitté la salle avant la fin.
On m’a alors demandé comment le film se terminait, ce qui m’a couvert de honte. Suite à ce traumatisme, j’ai fait le serment de ne plus jamais parler d’un film que je n’avais pas vu.
Le 26/01/2006 à 14:41
Crédibilité de certains criques?
Le 26/01/2006 à 14:49
Crédibilité de certaines critiques?
Le 26/01/2006 à 15:39
ce serait dommage, sandrine, que cette note ne soit que provisoire : loin d’être accessoire, cette question du secret taraude tout le monde, à en juger par le nombre de réactions que tu comptabilises -entre les égocentriques (je résiste moi-même) et ceux qui détournent le sujet en focalisant sur cette étrange confession n°5 (”rien sur robert”?) quand la n°6, sublimement personnelle, devrait se débarrasser de la parenthèse cinématographique pour nous réunir tous
lh.
Le 26/01/2006 à 15:43
Slothorp, je suis d’accord avec vous quand vous parlez de spectateur et du rapport de séduction avec le film. Mais je fais une différence avec le critique, professionnel ou non, celui qui décide de s’exprimer publiquement sur une oeuvre. Il me semble qu’il y a alors une exigence minimale vis à vis du film qui est liée à la crédibilité dont parle Simon. Si vous lisez ma dernière note sur Inisfree, vous verrez quelle crédibilité on peut être en mesure d’accorder à quelqu’un qui commet ce genre d’approximation. Je me demande d’ailleurs si cette journaliste a bien vu le film dont elle parle.
Et c’est valable dans l’autre sens. j’avais un ami qui s’endormait au bout de 10 minutes, se réveillait juste avant la fin et me disait : “c’est génial”. Bon, c’était un ami.
Le 26/01/2006 à 16:12
Lo, le point 6 contient le point 5 ou en découle, selon vous ?
Le 26/01/2006 à 16:27
coupable et écrivain, je vois le point 6 comme une règle de survie, un gage de sincérité littéraire et de talent
je n’avais à aucun moment fait le lien entre la confession 5 et la culpabilité 6 -sans doute parce qu’à mes yeux, sandrine n’est coupable que d’une chose ici : son honnêteté
lh.
Le 26/01/2006 à 16:44
lo : 3 T dans télépoche pour la flaterie.
Le 26/01/2006 à 16:47
Loin de moi l’idée du moindre soupçon sur notre hôtesse ! Je ne me permettrais pas.
Nous sommes d’accord sur son talent et son honnêteté.
Ces deux points sont liés par contre dans le message du Dr No.
Peut être est-ce une autre façon d’exprimer un sentiment de responsabilité. En ce qui me concerne, je le ressens plutôt comme cela.
Le 26/01/2006 à 16:54
Coucou Sandrine ! Ca faisait bien longtemps que je n’étais pas retournée sur ton blog. D’ailleurs j’avais oublié de te féliciter. Maintenant c’est fait.
Ce billet est très rigolo, mais la photo qui l’accompagne, entre nous, je la trouve terriblement laide et vulgaire… (si mon papa voyait ça…)
Le 26/01/2006 à 16:55
simon : 2 t à flatterie ;-)
lh.
Le 26/01/2006 à 17:00
C’est une faute de petite frappe.
Le 26/01/2006 à 18:02
Bon, lançons-nous… On parle bien de choses dont on a honte ? PArce qu’il y a des choses que d’aucuns trouveraient honteuses mais que j’assume totalement… Liste non exhaustive, donc.
1.Ayant gardé un double des clés, j’ai déjà pénétré chez une ex en son absence, juste pour combler de sa présence enfouie dans ses meubles et ses affaires le vide que notre rupture avait laissé. J’avais 20 ans…
2.Lorsque j’étais enfant de choeur (oui Madame !), un jour à Lourdes, pendant la procession, alors que nous chantions en boucle le “Ave Maria”, le cierge allumé à la main (qu’il convient de surveiller pour que le carton qui sert d’abat-jour ne prenne pas feu), je ne cessais de marcher sur le talon du garçon qui me devançait. Le pauvre ne pouvait faire grand chose à moins de déclencher un scandale mal venu en pareille circonstance. Il se contentait donc de protester mollement et surtout, de subir. Jusqu’à ce qu’il finisse par fondre en larmes, ce que les voisins prirent pour une émotion intense provoquée par la spiritualité du lieu. Quant à moi, je savourais le résultat convaincant de ma petite (torture) expérience.
3.Pour amuser une petite amie, je suis entré dans un casier, un peu comme ceux que l’on trouve dans les lycées américains. ça ne l’a pas fait rire, elle m’a trouvé ridicule. Je l’étais…
4.Avant l’avènement du Net, je recensais sur les enregistrements VHS de films que mes frères et moi aimions les scènes chaudes, que je prenais en photo pour en faire toute une collection. Ou alors, je me les passais en boucle, le mercredi après-midi, seul à la maison. Quelques exemples : la scène de cul dans “Highlander”, celle dans “Terminator 1″, celles de “Trouble” (est-ce bien le titre ?), un film avec Tom Berenger, Bob Hoskins et surtout, Greta Scacchi, la scène chaude de “Marche à l’ombre” où Gérard Lanvin caline Sophie Duez dans la salle de danse, la scène où Mickey Rourke récolte des infos sur le plumard dans “Angel Heart”, etc.
5.j’ai essayé de commencer un roman d’heroic fantasy, inspiré des livres dont bous êtes le héros, des Chroniques de THomas l’incrédule, de Conan le Barbare, d’un film d’animation qui s’appelle “Tygra, la glace et le feu”, du roman de Flaubert “Salommbô” et bien sûr, de la trilogie de l’Anneau. J’avais commencé à dessiner une carte du monde, avec les différents royaumes, j’avais listé les noms des personnages, et tout établi tout un glossaire, et même commencé la rédaction des permières pages…
6.Il m’arrive encore maintenant de prendre en photo les jolies filles dans la rue, en France et à l’étranger.
7.8.9.10…. d’autres idées pourraient venir dans mon sommeil ou ailleurs… Mais on s’arrêtera à 6…
Le 26/01/2006 à 18:38
Bravo, Moland. L’histoire de l’enfant de choeur me fait hurler de rire !
Tlön,
Me voilà édifiée sur ton habile tactique d’approche. Les lieux de grande distribution me seraient moins austères, si, achetant mes primeurs, un esthète mal intentionné comme toi, m’entretenait sur l’économie souterraine du marché de la tomate et de sa réappropriation par l’art.
lo,Vincent,
La culpabilité que j’exprime est déconnectée de toute idée de responsabilité inhérente à la critique. Maintenant, cette responsabilité est bien là, écrasante si on la laisse s’emparer de vous. Je pense qu’un peu d’irrévérence parfois permet de se déprendre du sacro-saint respect qu’on réserve à l’oeuvre d’art.
Quant au devenir de la note, j’hésite encore, d’autant qu’à travers elle, on parle toujours de cinéma ou de représentation.
Comme je suis certaine que les autres blogueurs conviés ne répondront pas, je l’ouvre à tous. Avec cette contrainte qu’au moins un des secrets (pas forcément honteux - j’ai choisi la distanciation, comme toujours, manière d’exposer sans m’exposer) concerne le cinéma.
Sabrina,
Oh la la ! Quand j’ai vu ton commentaire débouler, j’étais mortifiée. Mais que c’est drôle cette distance que tu établis entre toi et ton personnage. C’est justement ce qui m’a décidée à poster ce sublime photogramme, après mûre réflexion. L’écart précisément entre la Sabrina que je connais, radieuse, vivante et son personnage d’arriviste forcenée. Tu me sais grande admiratrice de Choses Secrètes et de ta prestation. Si tu es de retour sur Paris et entre deux films à la Cinémathèque…
Le 26/01/2006 à 18:40
Je n’ai pas bien le lien avec “Bound” (qui est un film fait pour des hétéros) mais à part ça, c’est très instructif ce post.
Le post précédent (et son peu de commentaires) montre vraisemblablement que nous, lecteurs ne connaissons pas l’artiste en question.
Le 26/01/2006 à 19:33
Sabrina : “on s’appelle, on se fait une bouffe”
Le 26/01/2006 à 19:37
T’es lourd, Simon !
Le 26/01/2006 à 19:44
Tu connait la phrase de Cocteau.T’as vu Munich?
Le 26/01/2006 à 19:48
oui oui simon… un p’tit khebab à l’ail et aux oignons, quand tu veux…
(merci sandrine de me défendre et pour tes jolis compliments)
Le 26/01/2006 à 19:49
Rapelle moi de ne plus jamais t’envoyer ce genre de cadeau empoisonné…. C’est la révolution ici….
Le 26/01/2006 à 19:52
Oui, justement, j’allais t’écrire un commentaire pour te remercier du souk que tu avais mis sur ce blog, chère NYCG ! Je suis complètement dépassée par les événements et vais vite devoir passer à autre chose, histoire de me restaurer un peu de crédibilité ! :-)
Le 26/01/2006 à 20:21
©M®F™ : t’es plus marrant chez les autres.
Le 26/01/2006 à 20:24
je m’étonne que, concernant les critiques qui écrivent sur des films qu’ils n’ont pas vu, personne n’évoque le cas de Jean-Patrick Manchette, pourtant un cas d’école il me semble (et quel talent!)…
De toute façon il y a tellement de critiques qui écrivent en ayant vu les films mais sans avoir réellement vu quelque chose (je veux dire, ils n’ont aucun point de vue)…si quelqu’un a du talent, je lui donne le bon dieu sans confession, je crois qu’il sera bien plus juste que bien d’autres…(enfin, dans les limites du genre)…
sinon, je suis bien embêté avec cette histoire de secrets…
Le 26/01/2006 à 20:25
quelqu’un qui a du talent et n’a pas vu le film sur lequel il écrit bien entendu…
Le 26/01/2006 à 20:27
Mais non, c’est qu’un jeu !
Concernant l’installation d’Omer Fast, je ne l’ai pas vue; mais j’ai bien noté qu’il ne faut pas la manquer;
Le 26/01/2006 à 20:42
je prédcise que pour moi, écrire sur un film qu’on n’a pas vu est intéressant à la condition d’en faire un principe et de s’y tenir, comme un exercice de style…(et, comme m’a dit Seb, de laisser ses préjugés au placard)
(parce que sinon, comme me disait Seb, ça donne la polémique qu’on voit dans “Rien sur Robert” de Bonitzer, c’est à dire l’affaire Finkielkraut qui avait jugé “Underground” sans l’avoir vu…ce sale type était déjà d’une grande stupidité, il n’en était pas à son coup d’essai…)
Le 26/01/2006 à 21:04
On ne répondra pas à la provoc…
Secret n : cette petite me fait beauucoup d’effet
http://www.youtube.com/w/Rihanna.-.Pon.De.Replay.Xvid?v=Mr4BReJfqNw&search=rihanna
Le 27/01/2006 à 01:26
Je possède plus de photographies concernant les secrets des autres que les miens. Cela va de soi ! Réaliser 6 photographies mettant en scène les miens (j’y ai pensé tout l’après-midi et je n’arrive pas jusqu’à 6… mais on trouvera !) va me prendre des mois… Enfin ! Je continue de réfléchir à tout ça. Il y a un “petit” défi là-dedans que j’aime bien…
Le 27/01/2006 à 16:33
JS,
Manchette a évidemment vu les films dont il parle… C’est un vrai cinéphile.
Sinon, je ne savais pas que Rien sur Robert se référait à l’affaire Underground. Merci pour cet éclaircissement. Ah, Piccoli lâchant avec mépris la fameuse réplique : “critique”, comme s’il ne pouvait y avoir de statut plus abject que celui-là.
Je précise n’avoir que deux fois écrit sur des films que je n’avais pas vus (ou en entier) en dix ans. La place que m’assignaient les réalisateurs des dits films concernés me paraissait tout simplement indigne. Si l’on se moque du spectateur, je ne me sens pas de responsabilité par rapport à ces objets.
Tlön,
On se dévergonde ? En même temps, cette fille a eu une telle aura sexuelle…
Willy,
Heureuse de réussir à t’occuper ces prochains mois. Voleur de secrets des autres ? C’est une bonne définition de la photographie !
Le 27/01/2006 à 17:07
tss, tss…Manchette n’a pas vu tous le sfilms dont il parle, je t’assure, il se les faisait raconter par son fils…
Le 27/01/2006 à 17:30
Cette affaire Manchette n’a jamais été très claire..ce que l’on peut dire c’est que le fils Manchette (Doug Headline) ça ne lui a pas trop bien réussi parce que Brocéliande c’était foutrement mauvais.
Le 27/01/2006 à 17:30
SKTN, tu sais bien que chez les autres, on peut prendre ses aises, surtout quand on les connaît bien. Genre ouvrir le frigo, mettre les pieds sur la table basse, zapper, etc.
Le 28/01/2006 à 02:10
ah tiens (après j’arrête), il m’est revenu un autre souvenir honteux :
j’étais en camp itinérant d’ados en Italie, nous visitions un musée, un ami et moi entamions la visite ensemble. Nous avons emprunté un fauteuil roulant à l’entrée, mon ami s’y est installé, et moi j’ai commencé à le pousser. La bave aux lèvres, se faisant passer pour un déficient mental, il empoignait le bras des autres visiteurs lorsque nous nous approchions d’eux. Ceux-ci, fort gênés, n’osaient trop s’offusquer, mais tentaient de se dégager en essayant de laisser le moins possible paraître leur malaise. Tandis que moi, je faisais mine de raisonner le malheureux sur le fauteuil : “arrête, voyons, lâche le monsieur”… Toute la traversée du musée s’est déroulée ainsi…
(autre et ultime honte, je suis en brassière de fille à l’heure où je tape ces lignes : pour être plus précis, je porte un t-shirt Massive Attack kaki trop court qui sied mieux à des filles et qui dévoile mon nombril, ce qui me fait penser que je devrais peut-être me faire piercer ledit nombril pour parfaire le tableau).
Le 28/01/2006 à 18:51
Je suis arrivé un peu tard mais je voulais parler de Manchette. Pour trancher les débats, il suffit de laisser parler l’intéressé :
“J’ai publié dans “Charlie-Hebdo” cent articles de critique cinématographique; et j’ai toujours pris soin- sauf s’il s’agissait de reprises- de rédiger AVANT d’avoir vu le film; et le plus souvent je n’ai pas non plus vu les films après; et plusieurs de mes pairs ont loué mes bons jugements, et d’autres ont souhaité polémiquer avec moi; et en effet, sur le terrain du bavardage inepte, je les avais égalés sans grand mal.)
Ceci dit, Manchette reste selon moi un des plus grands critiques de cinéma de tous les temps!
Le 29/01/2006 à 14:25
merci pour ces précisions…
Le 29/01/2006 à 15:19
Je reste sceptique et, il faut l’admettre, assez fascinée malgré tout.
Le 29/01/2006 à 15:37
J’ai eu vent des tours de passe-passe du bien mystérieux…E celui qui fit disparaître notre fameux Z le Zozo. Ce David Copperfield n’en n’est pas moins cinéphile. Allez, viens nous avouer tes sept pêchés capiteux.
Le 29/01/2006 à 15:43
Oh, non ! Ca recommence ! Vous croyez l’épidémie endiguée, d’autres foyers réapparaissent. Ce blog n’est pas le lieu et l’intéressé (qui se trouve ne pas être votre mystérieux E.) a déjà confessé ses petits secrets.
Mais rien ne vous empêche de vous confier à votre tour. Vous pourriez commencer par nous livrer votre identité…