Out of the blue
Sandy sort de la nuit (Blue Velvet)
Madeleine revient d’entre les morts (Vertigo).
Laura se (ré) incarne (Laura).
A quoi tient la puissance d’apparition au cinéma ? Quelles conditions rendent opératoire la rencontre avec ce corps ? On pourrait répondre : un désir en miroir dont serait dépositaire le spectateur, vibrant à l’unisson du personnage.
Rendre compte d’une sorte d’horizon d’attente, que cristallise l’héroïne de cinéma, figure rêvée, inaugurale. Mais on risquerait déjà de se fourvoyer dans un “cinématographisme littéraire”. Autrement dit, l’expression d’un désir conforme (conformiste ?) qui trouverait son équivalence dans le monologue intérieur.
L’invention cinématographique d’un corps ne passe pas par sa stricte évidence, posée là, dans le champ secret de la fiction, au rang duquel il doit se hisser. Encore moins dans son surgissement quasi miraculeux, selon un poncif qui veut qu’une image de cinéma se dévoile immédiatement. Auquel cas, le cinéma n’invente rien moins qu’un stéréotype (de plus).
Car un corps de cinéma n’advient pas à l’image. Il la précède.




Le 9/03/2006 à 14:31
Hitchcock, quel cinéaste! …
Le 9/03/2006 à 15:25
Laura est Sandy
Gene est Laura
Mais L’AURA, la seule, c’est bien Kim/Madeleine
Le 9/03/2006 à 17:03
Wow, je suis bluffée. Je n’avais même pas repéré ce subtil jeu patronymique. Retour en force de Yoan dans la blogosphère !
Le 10/03/2006 à 16:33
What about Laura… Palmer ?
Le 10/03/2006 à 16:47
On la retrouvera où elle reviendra
http://www.megabambou.com/mmm/mmm.php?url=http://contrechamp.kaywa.com/
Le 10/03/2006 à 18:09
!!! MaraBobte!
Le 10/03/2006 à 18:10
!!! MaraBobtée !
Le 10/03/2006 à 18:19
Aaaaarrrgh! Sacrilège ! Je suis victime du terroriste fou, déguisé en bibliophile.
Que c’est drôle, en même temps ! Je vois dans cet habile détournement l’infra texte de ce blog.
Scanner,
Laura Palmer, bien sûr. C’est le même principe d’apparition à l’image que la Laura de Preminger et la Sandy de Blue Velvet. On découvre d’abord leurs portraits. C’est bien le lien que vous notiez ici ?
Le 10/03/2006 à 18:24
Laura Palmer, d’entre les morts. Her death and come-back… en boucle.
Gotta go.
‘Night mam’zelle.
Le 10/03/2006 à 23:07
C’est très juste. Les films sélectionnés dans ce corpus fonctionnent, en effet, tous plus ou moins selon un principe de répétition, un cycle immuable vie/mort. Avec la figure mythologique d’Eurydice réinventée.
(Cher Scanner, vous me souhaitez bonne nuit à 18h24 ? Vous vous couchez avec les poules ? En ces temps de grippe aviaire, ça n’est pas très recommandé !).
Le 11/03/2006 à 11:39
Dans le même genre, tu as entendu parler de cela :
http://www.cnap.fr/calendrier.php?action=disciplinesearch&searchDisc=7
Pour une fan d’art contemporain et d’Hitchcock, ça devrait te passionner, si il te reste un peu de temps… :-)
Le 11/03/2006 à 20:54
‘Fait tout nuit sous ton poule,
That’s why.
Le 13/03/2006 à 09:36
bon alors, ce texte ?
je m’inquiète un peu, dans quel trou noir est tombé “notre” JS ?
Le 13/03/2006 à 09:45
Il semblerait que l’on soit tombé dans le même ! :-)
J’avais une commande d’article à honorer. Je reviens ce soir avec ce fichu texte.
Tu es très attendrissante, Christie en maman virtuelle !
Le 13/03/2006 à 16:33
en poule qui compte ses poussins tu veux dire ?
Le 14/03/2006 à 21:13
Poule, poussins,…coquille :jeux télévisé?
Le 14/03/2006 à 22:00
Oh, le coup bas, de la part “d’un amoureux de la nature” ! :-)
Le 14/03/2006 à 23:31
voilà maintenant plusieurs jours que ces femmes sont là, immobiles et silencieuses… on se croirait au musée de cire…
Le 14/03/2006 à 23:34
Et ça te pétrifie ? Je viens de poster, mauvaise langue ! Un billet beaucoup moins ambitieux que prévu, mais mon temps n’est pas éternel, comme celui du cinéma.
Et surtout, je ne comprends rien à ma nouvelle interface ! :-)
Le 18/03/2006 à 01:17
D’entre les morts,
Ashes to ashes,
I’ve never done anything
Out of the blue Velvet
In the light of the green neon..
pour un rituel d’apparition.