Passion

“Si je laissais la passion pénétrer dans mon corps, la douleur viendrait rapidement à sa suite.”
Michel Houellebecq, Plateforme.

Photogramme : Les Dames du Bois de Boulogne de Robert Bresson.
La scène clé où Hélène (Maria Casarès), sentant son amant (Paul Bernard) se détacher d’elle, feint l’indifférence avant de se venger.

Celui qui se perd dans sa passion perd moins que celui qui perd sa passion.”
Saint Augustin.

13 réponses pour “Passion”

  1. lo dit :

    “tu sais : aimer sans espoir de retour, l’ami, c’est aimer malgré tout”
    (un inconnu à andré, “lady oscar”)
    lh.

  2. (lo) dit :

    (oscar, de son côté, est amoureuse d’axel de fersen qui, lui, est amoureux de marie-antoinette qui, elle, comme nous le savons tous, est désespérément reine de france -petit rappel pré-sofia coppola- et a néanmoins un petit penchant pour oscar, mais bon…
    lh.)

  3. (lo) dit :

    (… et après j’arrête
    andré finira aveugle, oscar tuberculeuse, marie-antoinette étêtée, axel américain
    mais
    la reine et le suédois auront échangé un baiser unique et des larmes bouleversantes
    oscar et andré se seront aimés sur les bords de la seine dans la nuit du 13 juillet, avant de rejoindre les révolutionnaires et de tomber pour la france
    et tout ça chez jacques demy -sobre- et dans un manga japonais de riyoko ikeda, beaucoup trop adulte pour dorothée et terriblement cher à mon coeur
    passionnément,
    lh.)

  4. sandrine dit :

    La passion selon lo ?
    Amicalement…
    Lady Oscar

  5. Christie dit :

    ah ce regard d’une femme qui par les manifestations de sa haine clame encore mieux son amour

    tout mais pas l’indifférence, aurait dit JJG

  6. newyorkcitygirl dit :

    Bonne Année Sandrine….! Grâce à tes posts je me cultive encore et encore. Heureusement, car j’ai laissé tous mes amis cinéphiles sur Paris…
    NYCG

  7. Casaploum dit :

    Rhâââ lovely !!! Les dames du bois de Boulogne !!! lovely, lovely, lovely !!!

  8. sandrine dit :

    Christie,
    Tu mets dans le mille. Je pensais à ce regard, en lisant la phrase de M.H : douleur d’amour bafoué, laquelle ne rencontre que la lassitude d’un amant, dépris de sa passion. Ce qui passe sur le visage de Maria Casarès à ce moment précis est tout simplement hors du commun.

    Nouch,
    So cute ! Je suis addict à ton blog qui m’enseigne beaucoup aussi sur l’art de la survie en milieu hostile. Ou comment, contre vents et marées, porter haut les couleurs de la girlie attitude. Bravo et surtout, ne flanche pas !
    PS : conseil pour éviter de ruiner sa manucure : porter des gants en plastique fin. En plus, je suis sûre que certains tordus apprécieront beaucoup l’accessoire.

    Casaploum,
    Vous alors, vous êtes un passionné !:-) Je partage vos râaaalements de plaisir.
    Vous savez bien sûr que le film est adapté de Jacques le Fataliste, un récit enchâssé dans le roman de Diderot. A l’époque, j’avais été très troublée par la construction narrative, le long monologue de la jeune femme qui tente d’obtenir le pardon de son amant. J’avais douté (et doute encore) de la sincérité du personnage : sur le plan rhétorique, son argumentaire est trop bien construit, imparable même. Des structures ternaires, bref, des éléments discursifs qui tendent tous vers le même objectf : la persuasion.
    Le film de Bresson est très ambigu également, de ce point de vue là.

  9. sandrine dit :

    (me fait penser aussi que ça fait longtemps que je n’ai pas lu du Gotlieb !)

  10. Christie dit :

    pauvre Maria Casarès, n’est-ce pas elle aussi qui joue la femme mal aimée de Baptiste dans Les enfants du Paradis ? (mon film fétiche, avec Sous le sable de François Ozon) ?

  11. Scanner dit :

    Euh… on est bien d’accord, m’zelle, que the man here n’est pas Paul Bernard but Jean Marchat (l’ami, Jacques), first scene and icelle précédant la confrontation lasse des amants se séparant qu’vous mentionnez.
    Ah, ces cinéphiles… (real pain in the ass)

  12. Casaploum dit :

    Oui, je savais que le film était inspiré de Diderot (pas vraiment adapté, non ?). Ce qui m’a marqué, outre les gros plans sur le visage de Maria Casarès, c’est l’utilisation du noir et du blanc par la caméra de Bresson. Ce film est virtuose, tout simplement, et c’est l’un de mes préférés avec Night of the Hunter et Soy Cuba.

  13. Casaploum dit :

    Oui, je savais que le film était inspiré de Diderot (pas vraiment adapté, non ?). Ce qui m’a marqué, outre les gros plans sur les visages, c’est l’utilisation du noir et du blanc par la caméra de Bresson. Ce film est virtuose, tout simplement, et c’est l’un de mes préférés avec Night of the Hunter et Soy Cuba.

Laisser une réponse