Pourquoi écrire sur le cinéma ?

A la question posée ce soir par une amie - “pourquoi écris-tu sur le cinéma ?”- je suis restée un instant sans voix, tant cette démarche, pour moi, va de soi. C’est comme si elle me demandait de motiver un amour. L’amour, ça va de soi également et les sentiments ne s’argumentent pas. Le cinéma participe pour moi de la même évidence.
Après avoir dépassé mon trouble et lui avoir expliqué en quoi son questionnement m’était apparu incongru, nous avons parlé de la vanité de l’exercice, de sa difficulté ontologique encore.
Pourquoi écrire sur le cinéma donc ? Exercice vain, autocentré ? Comment résoudre le hiatus entre textes et images ou comment restituer par des mots ce qui relève fondamentalement du visuel ? Cette hétérogénéité des signifiants (textes et images) est précisément ce qui rend l’exercice passionnant, faisant du cinéma une zone fertile d’investigation.
Selon Robert Bresson, le “cinématographe” participe de “trois naissances“. Attachons-nous aux deux premières : “le film naît dans votre tête et meurt sur le papier. Vous le faîtes revivre avec des êtres vivants et les objets réels que vous employez et vous les tuez sur la pellicule“.
La critique reprend à son compte, tout en l’inversant, ce processus de création : le film s’offre aux sens et vit dans la mémoire. Le critique le “réactive” en le déconstruisant. Le corps du film ainsi “démembré” (voire “autopsié”), la couture s’opère grâce aux mots. Loin de mourir sur le papier du critique, le film renaît, s’éclaire et s’enrichit grâce au prisme de l’analyse filmique.
Le critique entreprend un travail de “re-collection” au sens étymologique du terme (”recolligere” signifie “réunir”), mais aussi au sens propre du mot : la recollection est une retraite spirituelle et l’acte d’écrire est empreint de cette solitude, même s’il est destiné à un lectorat fantasmé. Robert Bresson disait “qu’écrire est une autre façon d’être intérieur“. Le processus de re-création d’un film participe bien de cette intériorité.
C’est pourquoi écrire une critique semble, de prime abord, n’engager qu’une seule personne : son auteur. D’ailleurs, nombre de supports précisent bien que les textes n’engagent que leur auteur et non pas la rédaction. Alors comment une expérience individuelle peut-elle devenir universelle ?
Quand j’écris sur un film, je raconte comment ce film m’a regardée et comment il voyage en moi. Néanmoins, j’écris toujours pour quelqu’un. Une critique, parce qu’elle rencontre l’altérité, ne peut l’ignorer. Je crois en l’idée de transmission et de reconnaissance : reconnaissance d’une altérité (le critique) en une autre démultipliée (le lecteur). Ce qui était expérience individuée s’ouvre à l’universel.
Ne pas regarder sans voir, ne pas écouter sans entendre“, formule bressionnienne dont le texte critique s’efforce toujours plus avant de se nourrir !

P.S : les citations de Robert Bresson sont extraites de Robert Bresson, ni vu, ni connu, documentaire noir et blanc et couleurs de François Weyergans, 1965-1995.

41 réponses pour “Pourquoi écrire sur le cinéma ?”

  1. Willy dit :

    Je trouve tes motifs très pertinents mais je me pose une question : quel intérêt alors d’écrire contre un film plutôt que de taire le film en question ?

  2. sandrine dit :

    C’est précisément depuis peu que j’écris sur les films que je n’aime pas car je réponds à une commande. Mais j’ai eu la possibilité- et c’est un luxe- pendant des années d’écrire sur les seuls films que j’aimais, à travers l’exercice de l’analyse filmique qui me passionne bien plus que la simple rédactions de critiques.
    Néanmoins, je trouve l’exercice de déconstruction tout autant passionnant en matière de navets. Motiver ses détestations, expliquer en quoi, par exemple, le dernier Lelouch, par son mépris suprême du monde et du spectateur, ne saurait toucher le public, en dépit des stratégies publicitaires douteuses.
    Je ne pense pas qu’il faille “taire” donc.
    “Voir, en parler, écrire”, c’est ainsi que Daney parle de la cinéphilie. Je crois à cette équation magique.

  3. sans moi dit :

    Tu m’avais dit autre chose, la première fois qu’on s’est rencontrées.. Une phrase très belle (efface le commentaire s’il te semble trop dévoilant) “J’écris pour mettre de la distance entre moi et ce film qui m’a tant émue.”

    Cela me paraissait une raison suffisante..

    Mais tes éclaircissements sont tres utiles.. Il faudrait sans doute poser la question à tous les critiques, et les réponses seraient différentes.

  4. sandrine dit :

    Très juste Christie ! Tel que je le présente, l’exercice critique apparaît comme quelque chose de très intellectuel, alors que tu as raison de souligner l’importance de l’émotion que j’ai ici un peu évacuée.
    Ce que tu rappelles dans ton commentaire, c’est le travail de mise à l’écart. Non pas que je me méfie de mes émotions. Au contraire, elles font partie intégrante du travail analytique.
    C’est vrai que quand j’ai écrit cette note, j’ai eu envie de retourner la question du “pourquoi écrire sur le cinéma ?” à mes petits camarades. Ce que je fais maintenant, en espérant trouver un écho chez eux. Sinon, j’irai les importuner sur leurs blogs respectifs.

  5. Willy dit :

    “Le crétinisme est une maladie due au manque, d’origine congénitale, d’hormones thyroïdiennes. Ses symptômes sont un développement physique et mental arrêté, une dystrophie des os et des pièces molles, et un métabolisme basique diminué.”

  6. skoteinos dit :

    Un film c’est visuel, certes, mais il y a souvent des paroles et parfois une forme de narration.
    On n’est donc rarement livré aux seules images, contrairement à cettes œuvres d’art.

  7. sandrine dit :

    Je me demande si je ne suis pas atteinte de crétinisme à lire Willy. Là, tout de suite, je me sens comme une “dystrophie des pièces molles” (sic ). C’est peut-être d’avoir à argumenter sempiternellement sur le même sujet : textes versus images ! Un film est avant tout l’art du visuel Skot’ et ce sont ces images qui écrivent la narration. Pour ton anniversaire, je t’offrirai le livre d’entretiens Hitchcock/Truffaut. Suis-je condescendante ? A me lire, oui. Mais c’est bien malgré moi ! Mes hommages, monsieur Skoty !

  8. skoteinos dit :

    Pas de problème, Sandrine, j’ai le goût de l’étude.
    Si vous me voyez pris dans les ornières du faux, je vous autorise à me tirer de là.
    Pour l’instant, je suis davantage chagriné par une infection à la lèvre supérieure vraissemblablement due à un staphylocoque assez coriace. Je mets du Mupiderm® 2% dessus depuis tout à l’heure, mais il est encore trop tôt pour en apprécier le résultat. Ça me lance dans tout le côté droit. Comme quoi, c’est risqué d’embrasser une jument sur la bouche : la septisémie n’est jamais loin.

    Sinon, je trouve qu’on écrit beaucoup de vérités sur le cinéma, et c’est assez agaçant — je ne dis pas ça pour toi.

    J’aime bien cette idée de Oliveira, selon laquelle un film est comme une maison, avec différentes pièces, certaines étant plus ou moins secrètes, plus ou moins inacessibles.

    Amen.

  9. skoteinos dit :

    Je me permettrais d’ajouter, non par provocation, que la littérature “sur” (le cinéma, l’art, la musique…) m’ennuie très souvent.
    La source, encore la source, rien que la source.
    Un seul bon mec en ciné : Boussinot.
    AHAHAHAHAHAHAHAHAH !

  10. Tlon dit :

    Prêtons nous au jeu puisque cela nous est si gentiment demandé.
    Précisons que nous nous considérons comme “un amateur” n’ayant jamais ecrit de manière prof sur le cinéma; d’autre part n’ayant aucune idée “théorique” sur le cinéma, il nous arrive d’écrire sur des films et non sur le cinéma. Pourquoi?
    1) Parce que tout simplement on aime le cinéma (le pourquoi de cet amour nous ne le connaissons pas vraiment…trop compliqué peut être..)
    2) Les Goncourt disent quelque part,que face au tableau, aprés un certain temps il arrive que “la peinture se lève”. Pour notre part, en raison d’une fréquentation assidue des salles, d’une certaine culture cinématographique, il arrive donc que “le film se lève” Alors on voit. On voit l’utilisation de l’opposition vertical/horizontal dans “Elle et Lui” de Mc Carey. On voit la beauté des changements de plan dans le Pickpocket de Bresson, on fait même la relation avec l’utilisation des portes dans les films de Lubitsch. On est sensible à la manière dont la parole se deploie dans les films de Pagnol ou de Ford. Et la encore on peut établir une relation entre tel plan des “Deux cavaliers” de Ford et tel plan “contemplatif” des Colocataires. Et tous ces effets sont pour nous porteur de sens, sens avec lequel nous sommes en accord ou désaccord.
    Bref quand “le film se lève”,quand on voit, quand on à l’impression d’avoir compris certaines choses (à tort peut être) cela nous fait plaisir.
    3)Et ce plaisir nous voulons le faire partager à d’autres.
    En conclusion nous dirons que si il nous arrive d’écrire sur des films, c’est justement pour NE PAS abolir la distance entre nous et le film.
    That’s all folks. (pas relu, scusez les fautes)

  11. Serge Danette dit :

    Se lève-t-on encore pour moi ?

  12. sandrine dit :

    Oui, Serge Danette, tout le monde se lève pour vous !
    Skot’, la jument dont tu parles n’est tout de même pas ta femme quand même ?
    Hmmm, ça doit être un truc de la vie conjugale qui m’échappe….
    La citation d’Oliveira tu la tiens d’où ? Intéressante. J’aime beaucoup le motif de la maison au cinéma. D’ailleurs, tu me donnes là des idées pour de prochains billets.
    Lire sur le cinéma m’a toujours profondément ennuyée jusqu’à très récemment. L’impression que tout avait été déjà écrit. J’abohre par dessus-tout la sémiologie du cinéma ! Je suis sûre qu’à haute dose cette glose indigeste tue.
    Boussinot, aux éditions Bordas ? Evidemment, toi , tu vas chercher tes références du côté des libertaires !

  13. sandrine dit :

    Mon cher ami Tlon,
    Voilà une profession de foi vibrante. J’aime assez cette conception érectile du cinéma (”le film se lève”). Plus sérieusement, quand je parle de mise à l’écart avec les films, c’est dans un contexte bien précis qu’il me faut repréciser. Je disais à Christie, lors de notre conversation, que le travail d’analyse filmique me permettait parfois de dépasser mes limites. Pour un film extrêmement malaisant comme Salo ou Les Damnés de Visconti, l’attirail critique me permet d’aller plus loin que mon dégoût ou mes préventions. De fait, en mettant cette distance, je m’approche aussi, paradoxalement, plus près du film.
    J’aime ce que tu écris, ce jeu d’échos et d’analogies, quand tout soudain fait sens et résonne. Oui, c’est exactement cela. Quant au partage, c’est le maître mot, aussi complexe soit le processus de passation.
    Bref, tu as de la matière ici pour un beau billet l’ami… See U.

  14. Walker P. via Esther C. dit :

    Ecrire « avec » (plutôt que « sur ») les films, cela relève de la quête.
    Beaucoup de gens, je l’ai lu quelque part, passent leur vie à chérir les moments inoubliables de leur passé : la découverte du Parthénon à l’aube, la rencontre, une nuit d’été dans Central Park, d’une belle fille solitaire avec laquelle on saura établir des rapports tendres et naturels, pour parler comme les livres. Moi aussi, un soir j’ai rencontré une fille dans Central Park, mais je n’en conserve pas un très grand souvenir. Ce dont je me souviens par contre, c’est du moment où dans La Chevauchée fantastique, John Wayne tue trois personnes avec sa carabine, tout en se jetant sur le sol dans la rue poussiéreuse, et de celui où, dans Le Troisième homme, le petit chat découvre Orson Welles dans l’embrasure d’une porte. Tous ces moments (re)gardés relèvent de la quête. La quête, c’est ce que n’importe lequel n’entre nous entreprendrait s’il n’était pas absorbé par la quotidienneté de sa vie. Ainsi, ce matin, j’ai eu l’impression d’être quelqu’un qui se réveille sur une île inconnue. Et que fait un naufragé ? Bien sûr, il explore les alentours et rien ne lui échappe.
    Etre conscient de la possibilité de la quête, c’est être sur la piste. Ne pas être sur la piste, c’est connaître le désespoir.
    Les films (les bons) s’occupent de la quête. C’est pourquoi ils suscitent autant la plume et la parole.

  15. sandrine dit :

    WALKER, P., Remarques sur l’image du serpent dans Germinal ?
    Quelqu’un peut-il décrypter l’énigme ci-dessus ?

  16. Scanner dit :

    « Un film c’est visuel, certes, mais il y a souvent des paroles et parfois une forme de narration.
    On n’est donc rarement livré aux seules images. »
    Yes. Indeed.
    No, mam’zelle, pas sûr qu’ça relève fondamentalement du visuel, si j’puis m’commettre. Much more complexe, la chose, I guess.
    Espace and Time, Mémoire, Récit, Mouvement, Son and so on and on and on… Pas pour théoriser, pas pour polémiquer, mais sans rapport à l’écrit of some sort, ça s’appelle de la pub (some not bad), ou du clip (some are good), ou de l’arty contemporain, but, pas du ciné. I got nothing contre ceux-là (quoique), mais c’est juste pas tout à fait idem, le visuel pur et le cinéma (impur). NB : le ciné peut être on (real) tv, sometimes aussi.
    Et, mamz’elle, juste, puisque Bresson est de service, lui qui tenait so âprement à dire « cinématographe » comme aux premiers temps, ‘faut bien dire ce que ça veut dire : écriture en/du mouvement.
    Yes, la graphie (et le théâtre).

    Cela écrit (trop) vite. ‘Night.

  17. Willy dit :

    Mon précédent commentaire n’est pas au bon endroit. Il devrait se trouver sous celui de Skoteinos dans les commentaires sur “Les béquilles del’éducation”… Mauvaise manipulation.
    Pour alimenter cette discussion une citation de Kafka : “La salle obscure du cinéma est la lanterne magique de leur jeunesse manquée.”

  18. Tlon dit :

    Je crois avoir compris que le précedent commentaire de Willy n’étatait pas au bon endroit..
    Je souscris totalement au propos de Scanner

  19. skoteinos dit :

    Bon, quand vous aurez fini de vous tailler des pipes…
    Le truc d’Oliveira, c’est dans un bouquin d’entretien (édtions des Cahiers je crois) avec un journaleux du canard. Je l’ai piqué à O.J. qui ne me le réclame pas.

  20. sans moi dit :

    ça n’a rien à voir mais j’adeure cette expression que tu utilises, Skoty ; moi je dis plutôt “On se taillera des pipes plus tard..”

    on est vraiment destinés à co-scénariser

  21. sandrine dit :

    Ok, je vois de quel bouquin il s’agit !
    Monsieur Scanner,
    Toujours un plaisir d’accueillir votre prose atypique (un orthophoniste s’occupe de vous ?), je souscris aussi à votre définition du cinéma : art du temps, du mouvement et art d’aimer, pour citer notre ami Douchet. Je me suis mal faite comprendre sans doute. Le cinéma est une articulation de sons et d’images, of course. Ce que moi je prends en compte lorsque j’écris une analyse, c’est la dimension purement cinématographique de l’oeuvre : en somme, ne pas analyser un film comme un texte. Voilà ce que j’essayais de faire passer auprès de Skoty. Dans son propos, j’y ai perçu cette dérive très commune. Peut-être que je me suis fourvoyée. Auquel cas, mes plus plates excuses.
    Willy,
    Tu amènes un nouvel élément ici , au travers de la citation de Kafka: “la substitution d’un monde qui s’accorde à mes désirs”. Un vaste sujet.
    Tlon,
    Il t’en reste encore un peu au coin de la bouche…

  22. Mrs Doubtfire dit :

    je rêve ! tu es d’un crassouille aujourd’hui..
    faut arrêter de fréquenter le dépot..

  23. skoteinos dit :

    Oh Sandrine, comment tu parles de ma meuf !

  24. sandrine dit :

    Bah, c’est qui la jument, merde ? ! Et puis, merde, c’est Tlon qui a commencé avec ses “films qui se lèvent” ! Non, mais c’est un comble ça ! Quels pudibonds !

  25. skoteinos dit :

    Jument ≠ meuf

  26. sandrine dit :

    ainsi soit-il !

  27. sandrine dit :

    Bon, si nous reprenions depuis le début. Pourquoi écrivez-vous sur le cinéma ? Sincérement et en vous départissant de toute référence universitaire.
    Peut-on être cinéphile sans ne voir aucun film ?

  28. skoteinos dit :

    J’en connais qui aiment les femmes sans pouvoir en tirer une…

  29. punky dandy dit :

    Le cinéma, dixit Godard, n’est qu’affaire de stéréo non?

  30. punky dandy dit :

    sinon, j’avoue, j’aime beaucoup ce que vous faîtes…

  31. dit :

    Et “écrire sur écrire sur le cinéma”, pourrait-on pas en faire un film ?

    Je souscris pas mal à Tlon. Sauf que je n’ai pas la culture cinématigraphique suffisante pour bénéficier d’autant de révélations. Mais l’écriture - en tout cas bloguesque - est pas mal un partage pour moi. Amen.

  32. sandrine dit :

    Le blog ou l’invention d’une nouvelle liturgie ? A en croire les “amen”, “ainsi soit-il” et “cela est juste et bon” qui émaillent de plus en plus les commentaires du moment. Ceci va de pair, sans doute, avec l’idée de communauté. Je m’interroge.
    Merci Mister Punky Dandy pour votre amabilité. Du baume au coeur, quand on lit les propos cinglés de mes petits camarades. Mais je les aime malgré tout, dans ma grande bonté d’âme, monsieur Skoty en tête !

  33. sandrine dit :

    Je voulais dire que je leur “pardonne car ils ne savent pas ce qu’ils font”! Oups ! Ca continue !

  34. Willy dit :

    Je ne puis pas dire pour ma part que j’écris sur le cinéma. Les textes que je suis amené à commettre relève plus de la présentation (du synopsis amélioré et quelques clefs d’”analyse”). Néanmoins, ce qui m’intéresse dans l’écriture sur le cinéma relève de la possibilité d’attirer l’attention de quelqu’un sur quelque chose, un film ou un aspect d’un film, qui m’aura, pour une raison ou pour une autre, marqué. La possibilité de transmettre relève de l’illusoir mais qu’importe puisque la possibilité elle-même relève de la jubilation…

    Pour ce qui est du blog, il m’a permis de vous rencontrer et comme là où je suis les échanges “intellectuels” se font rares, tout cela n’est point désagréable…

  35. skoteinos dit :

    J’adore le blog.

  36. .Moland.Fengkov. dit :

    j’adeure !

  37. skoteinous dit :

    J’adoure™ !
    J’adoure® !
    J’adoure© !

  38. .Moland.Fengkov. dit :

    sous-marque, va…

  39. skoteinos™®© dit :

    Y’adourrrrrre™ !
    Y’adourrrrrre® !
    Y’adourrrrrre© !

  40. .Moland.Fengkov. dit :

    tous les sous-produits ne vaudront pas l’original.
    :P

  41. skoteinos dit :

    Y’adourrrrrre™ les yens de koultourrrrrrrr® !©

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