Profession de foi

“Même Jésus aurait voulu se glisser dans ma culotte” a déclaré Madonna et on la croit sur parole.
Mais par quel mystère, la sensuelle pop star se désincarne-t-elle à l’écran ? Face à la caméra de cinéma, la reine du dance floor se fige. Corps empesé, dépossédé de sa troublante animalité, sa maladresse n’esquisse pas même dans l’écart, les prémisses d’une actrice.
L’icône s’est identifiée à Marylin Monroe qu’on taxa, à tort, d’être une mauvaise actrice, en raison de sa sexualité débordante.
En fait, une artiste complète qui savait jouer avec son corps, à la différence de Louise Ciccone.
Au cinéma, Madonna n’a pas de corps.

14 réponses pour “Profession de foi”

  1. simon dit :

    Et la tête…? Alouette.Y’en a pas non plus, je crois. Mais ou vas tu chercher tout ça, Mme Contrechamp ?
    Merci

  2. sk†ns dit :

    Qu’elle le retrouve au lit sera suffisant.

  3. jean-sébastien dit :

    ça m’a toujours fr’appé moi aussi, cette dichotomie entre son corps sur scène (ou dans les clips) et son corps au cinéma, très juste remarque…c’est effectivement très mystérieux…

    sans doute que dès qu’elle essaie de mettre de la psychologie, Madonna s’effondre d’elle même…dans la danse, al chanson, il y a peu de psychologie, ou s’il y en a, il y a une forme particulière à la chanson, c’est moins subtil, ça a plus trait aux gestes, à la gestuelles, et aux mimiques, comme dans le muet; dès qu’elle essaie d’être subtile, psychologiquement parlant, c’est là où ça vire à la cata (pas revu le film de Ferrara cela dit)…

    enfin c’est jste une hypothèse un peu confuse…

  4. sandrine dit :

    Merci de m’aider à percer le mystère, JS.
    Je crois qu’effectivement, il s’agit de cela, de psychologie. Madonna est très européenne dans l’esprit. Les acteurs américains incarnent instinctivement, car ils se débarrassent de l’attirail psychologisant. Pourtant, Madonna a cet instinct de la scène comme personne.
    Revu le Ferrara récemment et confirme : elle joue comme un porte-manteau mais c’est cela qui est beau, puisque l’enjeu est celui, notamment, de la direction d’acteurs.
    SKTNS,
    Toi non plus, tu ne t’encombres pas de psychologie ! :-)
    Simon,
    MLLE, c’est MLLE Contrechamp. On a beau avoir un cerveau de poule, on a son petit orgueuil ! :-)

  5. sk†ns dit :

    Je préfère la SSychanalyse à la SSychologie.

  6. Docteur No dit :

    Je différencierais deux catégories de films avec Madonna, ceux dans lesquels elle chante, et les autres. Si ses films des années 80, comme Recherche Susan ou Shangai Surprise sont réellement irregardables aujourd’hui (bien que moins nuls que le récent Swept Away, involontairement drôle), elle n’est pas si mauvaise lorsqu’elle reprend ses atours de chanteuse, comme dans Evita, quoi que l’on pense du film. Et c’est bien parce qu’elle y chante, se retrouvant en quelque sorte dans son propre role. Son corps redevient alors un corps de scène, et ça passe. Enfin, ça passe mieux.

  7. dit :

    et dire que son film le plus sulfureux (en pleine vague Basic Instinct), un nanar avec Mr Defoe, s’appelait justement, “Body”… Bashung? “Un jour j’irai vers l’irréel Tester le matériel Voir à quoi s’adonne La madone…”

  8. rom dit :

    En y réfléchissant, je ne vois pas beaucoup de chanteurs/chanteuses qui aient fait des merveilles sur le grand écran - à part Sinatra et Björk peut-être. Docteur No a raison : chanter, c’est déjà tenir un rôle (un seul très souvent, même s’il décliné comme Madonna le fait) et il n’est pas évident d’entrer dans une “tenue” très différente, celle de l’acteur/actrice, où l’incarnation demande davantage puisqu’il n’y a pas les masques paroles/musique/chant.

  9. Vincent dit :

    Il est certain que chanter, surtout quand on est une “bête de scène”, comprend une grande part de jeu et qu’il n’est peut être pas compatible avec le jeu au cinéma. Mais à y réfléchir, il y a quand même eu ceux qui chantaient, dansaient et jouaient, Kelly et Astaire en tête, il y eu ceux qui svaient jouer de plusieurs cordes, je pense à Marilyn et à quelqu’un comme Dean Martin chez Hawks et Minelli. Quelques cas atypiques aussi : Brel et Joe Strummer. Et puis, recemment, Jeanne Balibar dont j’ai adoré le disque et qui semble savoir se tenir en concert (hélas je n’ai pas eu la chanche de la voir).

  10. writ dit :

    Pourtant il y a bien un “film” où elle est incarnée à 100% : c’est “In Bed with Madonna”. Pas un film, un documentaire plutôt c’est vrai. Quoique… c’est un documentaire qui repose sur une fiction, celle de la starification, de la construction du personnage Madonna. Et c’est là que réside peut-être l’explication : Louise Ciccone est la femme d’un seul personnage, celui de Madonna. Elle s’y investit depuis “toujours”, totalement, uniquement. En tant que Madonna, elle peut être comédienne, sur sa scène, dans l’univers “Madonnatique” et elle devient interprète. Hors de ce champ scénique, elle se désincarne. In Bed with Madonna est bien tourné sur une scène d’une certaine manière. Dans Evita, lorsqu’elle retrouve les codes et les motifs de la scène, elle retrouve aussi corps et substance. Chez elle, tout passe par l’iconographie et la corporéité “Madonna” : et c’est tout ou rien. Il y a peut-êtreaussi autre chose : i lsemble qu’il s’agisse de quelu’un qui exerce sur soi un contrôle très grand. Peut-être qu’elle se contrôle totalement dans “Madonna”, et qu’être dans un eutre lieu corporel et fictif demande un relâchement, un oubli de cette identité qui devient psychologiquement impossible. Peut-être qu’être un acteur demande d’accepter de perdre le contrôle d’une certaine manière, et que cela fait partie des choses qu’elle n’a pas acceptées. Il y a peut-être en ce sens un choix intime, comme ceux que nous faisons tous -ou plutôt qui se sont en nous opérés- et que l’expérience de la vie nous fait découvrir. Autre hypothèse : c’est une personnalité de Live, pas une personnalité de caméra. L’image ne veut pas d’elle. On est “filmogénique” comme in est -ou pas- photogénique. Certes son iconographie est forte pourtant (cf son coffret), mais justement : c’est une icono “Madonna pur sucre”, pas une icono qui déplace le lieu du personnage. D’ailleurs si vous avez vu les ilages Versace, vous aurez peut-être trouvé que ça ne fonctionnait pas très fort (contrairement par exemple à la série avec Demi More).

  11. sam dit :

    Etude psychologique d’un acteur sur scène

  12. ezzins dit :

    yaatiik NAM KBiiiiiiiiiiiiiiiiiiiR

  13. Sylvano dit :

    Moi je trouve que Madonna est formidable et beaucoup belle

  14. r dit :

    elle est vielle et laide

Laisser une réponse