Ce n’est point Viggo, qu’elle n’a d’ailleurs pas défendu avec une … vigueur redoublée qui semble titiller le “fétichisme de midinette” de Sandrine.
Lisez entre les lignes… Mais, chut ! Silencio, je n’en dirai pas plus.
Je m’en vais bouillir un petit lapin blanc, moi !
Thierry,
Tâchez de vous trouver un gouvernement en Gelbique, au lieu de lire entre lignes ! :-)
Petite c. (cochonne),
Les tatouages ? La mémoire dans la peau ? Prison Break ? C’est le grand retour du tatoué cette année. La nudité masculine est effectivement à l’honneur sur ce blog en ce moment (cf quizz) et je m’en rends compte grâce à vous. Peut-être que le “manuel à l’usage des garçons” sera écritun jour à même leur peau. Auquel, nous pauvres femmes qui n’y comprenons plus rien, sommes sauvées !
Silencio,
Vous voyez du mélo dans Les Promesses de L’Ombre ? Il y a juste ce plan de famille refondée, la trinité. Mais pour le reste, le récit a beau être hybride, je ne vois pas. Quant à m’effeuiller, j’ai commencé. Mais j’ai une commande d’articles à traiter en priorité et le temps m’est vraiment compté.
Rom,
Excessivement !
Le mélo se rapportait au teaser du billet, mais de fait, je vois bien en ces “Promesses de l’ombre” une manière de mélodrame, sinon quoi d’autre ? Le fétichisme de Cronenberg dont tu ne manqueras pas de nous parler évidemment, mais c’est une greffe (hum).
Monsieur Prudhomme,
Vous trouvez ? Il y a une part de grotesque chez Cronenberg, indéniablement (je pense à la scène où Viggo découpe le gigot euh…le cadavre et s’écrase la clope sur la langue). Mais je ne la vois pas dans la scène que vous évoquez curieusement. Je dirais qu’on est plus là dans le registre du miraculeux. Cet enfant que l’on veut noyer me rappelle l’épisode de l’extermination des nouveaux nés dans la Bible. Et puis, le temps d’un plan posé comme une hypothèse sublime, la famille se forme autour du bébé. La scène est posée comme une possibilité. Elle aurait pu constituer une facilité sans le génie narratif de Cronenberg.
le génie narratif de Cronenberg? mouais… le traitement de l’histoire est quand même assez banal, Cronenberg n’est pas vraiment un cinéaste du récit, c’est pourquoi déjà son “History of violence” n’était pas si extraordinaire que cela. En revanche, la séquence dans le hammam (dont tout le monde parle) est bien le grand moment du film: mortensen, entièrement nu, le corps simplement habillé de ses tatouages, y affronte deux tchétchènes armés de couteaux (ceux qu’utilisent les poseurs de moquettes!, dixit Cronenberg) dans un combat sanglant, gore à souhait, sans les chichis chorégraphiques qui gâtent aujourd’hui la plupart des films d’action, bref une séquence taillée à coups de serpe qui prouve que Cronenberg, toujours fasciné par les chairs meurtries, est encore capable de surprendre. La scène où le héros, étendu sur un canapé rouge, se fait ajouter de nouveaux tatouages (les “étoiles” qui signent son appartenance à la mafia russe) est très belle aussi: là, Cronenberg retrouve la beauté vénéneuse de ses meilleurs films (”La mouche”, “Faux-semblants”…), cette poésie morbide qui, depuis “Spider”, plus précisément “Existenz”, quand, passé la première demi-heure, le spectateur se trouvait brutalement éjecté du monde virtuel dans lequel le cinéaste l’avait si génialement plongé, n’affleure plus qu’épisodiquement, à l’occasion de certaines scènes. Conclusion (provisoire): en passant d’un cinéma mainstorm à un cinéma mainstream, Cronenberg a perdu en puissance ce qu’il a gagné en maîtrise. Le champ des expériences (sur les corps, sur les formes), ce côté laboratoire des premiers films, avec tout ce que cela suppose d’imperfection et d’inachèvement, n’a pas totalement disparu mais se trouve réduit à la portion congrue, le cinéaste, depuis longtemps reconnu, se contentant de “peaufiner” son œuvre, de la tatouer lui aussi, à chaque nouveau film, d’une petite étoile, étoile qui évidemment ne manquera pas de briller aux yeux des critiques puisqu’elle est pour eux le signe de la reconnaissance, le signe qu’ils sont là en présence d’un auteur.
orphée,
de manière symptomatique, je regrette quelques abus de langage dans Eastern Promises : lorsque Naomi Watts reprend son oncle d’un “body…singular”, ou bien lorsque Mortensen évoque une “zone” lors de son adoubement; abus qui sont du même ordre que les termes de “contamination”, “virus” et consorts employés par la critique incapable d’adopter une autre grille de lecture. Néanmoins, je serais curieux de savoir comment tu parviens à distinguer le passage d’un “cinéma mainstorm” à un “cinéma mainstream”. La Mouche est un remake spectaculaire produit par la Fox il y a plus de vingt ans, et la gémillité à l’oeuvre dans Dead Ringers était un bel os à ronger pour les exégètes.
Plutôt d’accord avec Orphée (comme souvent) concernant “Eastern Promises” : le melo familial est quand même d’un cucu achevé et ce n’est vraiment pas le registre de Cronenberg. Déjà dans “A history”‘ les premières scènes familiales faisaient un peu plaquée, comme s’il n’arrivait pas à s’en dépatouiller sans passer par une illustration rigide. On a le sentiment d’un entomologiste qui ne sait pas trop comment fonctionne une cellule familiale et récite sa leçon après avoir regardé un film scientifique retraçant les moeurs d’une famille occidentale. Dans les deux cas, c’est le personnage de Mortensen qui emporte tout, et là, on est vraiment à la fête. Les deux films n’ont visiblement été faits que pour regarder ce misfit absolu en plongée dans la normalité.
mainstorm, ça veut rien dire mais j’aime bien le mot, ça mélange mainstream et brainstorm et ça définit bien Cronenberg aujourd’hui. Sinon comment passer du mainstorm au mainstream, j’en sais rien, c’est à Cronenberg qu’il faut poser la question. Ce que je voulais dire c’est que plus on avance dans son œuvre, plus c’est maîtrisé, plus c’est tiré au cordeau, et moins c’est personnel. Si la séquence du bain turc est extraordinaire c’est parce qu’elle ressemble à rien de connu, sinon à du Cronenberg renouvelé, c’est du pur cinéma, alors que le reste, du moins une bonne partie du film, est assez convenu: ainsi la scène avec le bébé qui elle ne me transporte pas, c’est de la bonne mise en scène sans plus. Je demande évidemment pas à Cronenberg de faire du Cronenberg mais simplement de se remettre un peu plus en question, seule façon d’aller de l’avant… c’est pourquoi d’ailleurs j’aime bien le Tarantino de cette année même si Tarantino tarantine, parce qu’il va à l’extrême limite de son répertoire (avec des passages dans le rouge par moments), et pas du tout le Lynch qui n’est qu’une pâle caricature de son propre univers (c’est Lynchland en pire).
Ce qu’il me semble justement rater, c’est la normalité de ces scènes-là, alors que son personnage est censé s’être coulé parfaitement dans le quotidien d’une classe moyenne. L’hyper-normalité par rapport à la normalité, c’est comme le naturalisme par rapport au réalisme : une image ouvertement fausse et caricaturale.
Le 4/11/2007 à 15:26
midinette fetichiste… !
Le 4/11/2007 à 15:44
Jaloux.
Le 4/11/2007 à 20:54
Frederic,
Ce n’est point Viggo, qu’elle n’a d’ailleurs pas défendu avec une … vigueur redoublée qui semble titiller le “fétichisme de midinette” de Sandrine.
Lisez entre les lignes… Mais, chut ! Silencio, je n’en dirai pas plus.
Je m’en vais bouillir un petit lapin blanc, moi !
Le 5/11/2007 à 16:38
pppffff….elle met rien que des photos d’hommes nus et apres elle dit que c’est moi la coquine!
(decue d’avoir rate le quiz au fait)
tatouages…
pas mal un garcon livré avec le mode d’emploi, non?
hum, sauf qd il perd la memoire peut etre
Le 11/11/2007 à 15:27
Hé bien ! La dénudation tarde ! C’est heureux qu’il y ait Douglas Sirk pour étancher notre soif de mélo…
Le 11/11/2007 à 17:56
Pudique ?
Le 11/11/2007 à 20:54
Thierry,
Tâchez de vous trouver un gouvernement en Gelbique, au lieu de lire entre lignes ! :-)
Petite c. (cochonne),
Les tatouages ? La mémoire dans la peau ? Prison Break ? C’est le grand retour du tatoué cette année. La nudité masculine est effectivement à l’honneur sur ce blog en ce moment (cf quizz) et je m’en rends compte grâce à vous. Peut-être que le “manuel à l’usage des garçons” sera écritun jour à même leur peau. Auquel, nous pauvres femmes qui n’y comprenons plus rien, sommes sauvées !
Silencio,
Vous voyez du mélo dans Les Promesses de L’Ombre ? Il y a juste ce plan de famille refondée, la trinité. Mais pour le reste, le récit a beau être hybride, je ne vois pas. Quant à m’effeuiller, j’ai commencé. Mais j’ai une commande d’articles à traiter en priorité et le temps m’est vraiment compté.
Rom,
Excessivement !
Le 11/11/2007 à 22:12
Le mélo se rapportait au teaser du billet, mais de fait, je vois bien en ces “Promesses de l’ombre” une manière de mélodrame, sinon quoi d’autre ? Le fétichisme de Cronenberg dont tu ne manqueras pas de nous parler évidemment, mais c’est une greffe (hum).
Le 11/11/2007 à 22:37
Mélo peut-être pas mais il y a tout de même quelque chose de grotesque dans la scène où Viggo et Naomi stoppent les élans fratricides de Vincent.
Le 11/11/2007 à 22:43
Monsieur Prudhomme,
Vous trouvez ? Il y a une part de grotesque chez Cronenberg, indéniablement (je pense à la scène où Viggo découpe le gigot euh…le cadavre et s’écrase la clope sur la langue). Mais je ne la vois pas dans la scène que vous évoquez curieusement. Je dirais qu’on est plus là dans le registre du miraculeux. Cet enfant que l’on veut noyer me rappelle l’épisode de l’extermination des nouveaux nés dans la Bible. Et puis, le temps d’un plan posé comme une hypothèse sublime, la famille se forme autour du bébé. La scène est posée comme une possibilité. Elle aurait pu constituer une facilité sans le génie narratif de Cronenberg.
Le 12/11/2007 à 00:10
le génie narratif de Cronenberg? mouais… le traitement de l’histoire est quand même assez banal, Cronenberg n’est pas vraiment un cinéaste du récit, c’est pourquoi déjà son “History of violence” n’était pas si extraordinaire que cela. En revanche, la séquence dans le hammam (dont tout le monde parle) est bien le grand moment du film: mortensen, entièrement nu, le corps simplement habillé de ses tatouages, y affronte deux tchétchènes armés de couteaux (ceux qu’utilisent les poseurs de moquettes!, dixit Cronenberg) dans un combat sanglant, gore à souhait, sans les chichis chorégraphiques qui gâtent aujourd’hui la plupart des films d’action, bref une séquence taillée à coups de serpe qui prouve que Cronenberg, toujours fasciné par les chairs meurtries, est encore capable de surprendre. La scène où le héros, étendu sur un canapé rouge, se fait ajouter de nouveaux tatouages (les “étoiles” qui signent son appartenance à la mafia russe) est très belle aussi: là, Cronenberg retrouve la beauté vénéneuse de ses meilleurs films (”La mouche”, “Faux-semblants”…), cette poésie morbide qui, depuis “Spider”, plus précisément “Existenz”, quand, passé la première demi-heure, le spectateur se trouvait brutalement éjecté du monde virtuel dans lequel le cinéaste l’avait si génialement plongé, n’affleure plus qu’épisodiquement, à l’occasion de certaines scènes. Conclusion (provisoire): en passant d’un cinéma mainstorm à un cinéma mainstream, Cronenberg a perdu en puissance ce qu’il a gagné en maîtrise. Le champ des expériences (sur les corps, sur les formes), ce côté laboratoire des premiers films, avec tout ce que cela suppose d’imperfection et d’inachèvement, n’a pas totalement disparu mais se trouve réduit à la portion congrue, le cinéaste, depuis longtemps reconnu, se contentant de “peaufiner” son œuvre, de la tatouer lui aussi, à chaque nouveau film, d’une petite étoile, étoile qui évidemment ne manquera pas de briller aux yeux des critiques puisqu’elle est pour eux le signe de la reconnaissance, le signe qu’ils sont là en présence d’un auteur.
Le 12/11/2007 à 23:46
orphée,
de manière symptomatique, je regrette quelques abus de langage dans Eastern Promises : lorsque Naomi Watts reprend son oncle d’un “body…singular”, ou bien lorsque Mortensen évoque une “zone” lors de son adoubement; abus qui sont du même ordre que les termes de “contamination”, “virus” et consorts employés par la critique incapable d’adopter une autre grille de lecture. Néanmoins, je serais curieux de savoir comment tu parviens à distinguer le passage d’un “cinéma mainstorm” à un “cinéma mainstream”. La Mouche est un remake spectaculaire produit par la Fox il y a plus de vingt ans, et la gémillité à l’oeuvre dans Dead Ringers était un bel os à ronger pour les exégètes.
Le 12/11/2007 à 23:50
Veuillez pardonner la faute à “gémellité”.
Le 13/11/2007 à 15:13
Plutôt d’accord avec Orphée (comme souvent) concernant “Eastern Promises” : le melo familial est quand même d’un cucu achevé et ce n’est vraiment pas le registre de Cronenberg. Déjà dans “A history”‘ les premières scènes familiales faisaient un peu plaquée, comme s’il n’arrivait pas à s’en dépatouiller sans passer par une illustration rigide. On a le sentiment d’un entomologiste qui ne sait pas trop comment fonctionne une cellule familiale et récite sa leçon après avoir regardé un film scientifique retraçant les moeurs d’une famille occidentale. Dans les deux cas, c’est le personnage de Mortensen qui emporte tout, et là, on est vraiment à la fête. Les deux films n’ont visiblement été faits que pour regarder ce misfit absolu en plongée dans la normalité.
Le 13/11/2007 à 20:43
mainstorm, ça veut rien dire mais j’aime bien le mot, ça mélange mainstream et brainstorm et ça définit bien Cronenberg aujourd’hui. Sinon comment passer du mainstorm au mainstream, j’en sais rien, c’est à Cronenberg qu’il faut poser la question. Ce que je voulais dire c’est que plus on avance dans son œuvre, plus c’est maîtrisé, plus c’est tiré au cordeau, et moins c’est personnel. Si la séquence du bain turc est extraordinaire c’est parce qu’elle ressemble à rien de connu, sinon à du Cronenberg renouvelé, c’est du pur cinéma, alors que le reste, du moins une bonne partie du film, est assez convenu: ainsi la scène avec le bébé qui elle ne me transporte pas, c’est de la bonne mise en scène sans plus. Je demande évidemment pas à Cronenberg de faire du Cronenberg mais simplement de se remettre un peu plus en question, seule façon d’aller de l’avant… c’est pourquoi d’ailleurs j’aime bien le Tarantino de cette année même si Tarantino tarantine, parce qu’il va à l’extrême limite de son répertoire (avec des passages dans le rouge par moments), et pas du tout le Lynch qui n’est qu’une pâle caricature de son propre univers (c’est Lynchland en pire).
Le 13/11/2007 à 20:43
Slothorp,
“les premières scènes familiales faisaient un peu plaquée” ? Et pour cause, elles participent de l’uchronie Tom Stall.
Le 14/11/2007 à 01:54
Ce qu’il me semble justement rater, c’est la normalité de ces scènes-là, alors que son personnage est censé s’être coulé parfaitement dans le quotidien d’une classe moyenne. L’hyper-normalité par rapport à la normalité, c’est comme le naturalisme par rapport au réalisme : une image ouvertement fausse et caricaturale.
Le 1/12/2007 à 01:53
j’adore cronenberg comme beaucoup, j’ai hate de voir son nouveau film et viggo quel acteur, il choisit bien ses roles