Un mythe part en fumée.

Un dernier plan peut-il ruiner un film ? Ultime image à laquelle s’arrime le regard, ligne de flottaison qui maintient l’oeuvre à la surface du visible : un dernier plan se fait toujours au risque de la dissolution de l’ensemble. Avec Control du photographe Anton Corbijn, il nous ferait pour un peu reconsidérer le voyage s’il n’avait été si captivant.
Voilà plusieurs jours que ce plan ne me quitte pas qui échappe à mon entendement. Pourquoi le réalisateur clôt-il son bel ouvrage – pour un peu, le biopic définitif sur le groupe Joy Division- par ce plan de cheminée d’où s’élève une fumée noirâtre ?
Un moment d’égarement ? En tout cas, un plan inepte et malheureux quand on sait que le nom du groupe fait référence aux bordels que fréquentaient les nazis pendant la seconde guerre mondiale. L’image connote l’univers concentrationnaire et plus particulièrement les fours crématoires. Association morbide consciente ou pas de la part de Corbijn ? Difficile de statuer. Classiquement, on pourrait y voir l’élévation symbolique de l’âme sombre et torturée de la rock star. Mais le mouvement de grue sur les toits de Macclesfield laisse cependant peu de place à la spéculation.
Dans cette adaptation sobre et élégante du livre de la veuve de Ian Curtis, le drame vécu par le héros est celui de l’enfermement. A la fois dans une vie familiale en décalage avec les aspirations d’un héros romantique, doublement captif. Curtis est prisonnier d’un corps que ravage l’épilepsie. Univers forclos, écho direct à la tragédie concentrationnaire transposée au plan intime.
Pourtant, Control est un modèle d’épure. La mise en scène fonctionne à l’économie, le montage va à l’essentiel qui atteste d’un grand savoir faire de la part de Corbijn. Un choix intelligent encore que le refus du spectaculaire.
On pourrait s’attendre alors à ce que le seul événement soit la musique. Il n’en est rien. Les morceaux, utilisés fort à propos et interprétés par les acteurs eux-mêmes (une performance aussi bluffante que troublante), sont disséminés parcimonieusement dans une fiction filmée à hauteur d’homme et non du mythe.
Un parti pris qui ne fait cependant pas de Control un film voisin de Last Days. Chez Gus Van Sant, on assiste à l’effacement de l’humain, au profit d’un monde archaïque, tellurique quand chez Corbijn, c’est précisément ce surcroît d’humanité qui précipite la mort de Curtis. Restent cependant dans les deux cas, les mélopées rageuses et élégiaques de Nirvana et de Joy Division, traits d’union fulgurants entre les vivants et les morts.

 

Crédits : Sam Riley by Moland Fengkov (Cannes 2007)

Lire aussi ici et écouter She’s lost control, extrait de Substance 1997-1980 (ma version préférée du titre).

41 réponses pour “Un mythe part en fumée.”

  1. Frederic dit :

    On pourrait croire que cette photo est tirée du film…

  2. sandrine dit :

    Et le pasage au noir et blanc n’est évidemment pas innocent de ma part puisque je me faisais la même réflexion, à la vue de ce sublime cliché pris par l’indispensable Moland Fengkov.

  3. Nikita dit :

    Je n’aipas vu Control, mais le dernier plan de Breaking the waves m’avait gâché le film, il annoncçait d’une certaine façon l’horrible Dancer in the dark

  4. catherine dit :

    Oui le dernier plan d’un film est d’une importance capitale puisqu’il peut tout à la fois faire la synthèse du propos du film et l’enrichir par une ouverture.
    Moi non plus je n’ai pas vu control, mais à l’inverse le dernier plan de la vie des autres est magnifique (surtout maintenant que je sais que c’est en partiel’histoire d’ Ulriche Mühe) d’humanité (puisqu’il est dit que c’est à la fois une histoire pour les autres - le livre- mais aussi totalement individuelle- non c’est pour moi- ce qui est confirmé par le regard “lumineux de profondeur”de l’acteur).

  5. sandrine dit :

    Nikita,
    Ah, ce dernier plan de Breaking the Waves et plus globalement la mystique de bazar de Lars Von Trier ! Je te rejoins complètement. Dancer in the Dark était d’une laideur sans nom.
    Catherine,
    Daney parlait de l’ouverture des films dans Persévérance. Il comptait les plans et savait très rapidement (au bout de 20) si le film allait être bon ou non. Ca peut paraître présomptueux mais pas tant que cela au fond. Cependant, je suis convaincue qu’un dernier plan peut aussi sauver un film.
    Mais par un curieux phénomène, je ne m’en rappelle quasiment jamais (ou alors, je dois le noter immédiatement). De sorte que le film est toujours à “recommencer “pour moi. Sa matière devient inépuisable. Je revois en moyenne les films 3 fois.
    Rares sont les fins dont je me souviens durablement. Quelques exceptions notables : la bouleversante scène finale des Gens de Dublin de Huston (la confession dans l’escalier), le travelling arrière sur la highway dans Electra Glide in Blue, la chute du clocher dans Vertigo.
    Sinon, je ne me souviens pas bien du tout dernier plan de La Vie des Autres (un film de scénario essentiellement). S’agit-il du plan sur l’écrivain dans la voiture ?
    Je serais curieuse de savoir, ô contributeurs, quelles fins vous ont marqué au cinéma ou si, comme moi, vous souffrez d’un Alzheimer précoce…

  6. willy dit :

    Ce n’est pas seulement ce plan qui pose problème mais toute la fin du film. Ce plan n’a pas de sens, il est une facilité pour faire apparaître le mot fin. Ce qui n’était vraiment pas nécessaire c’est toute le dramaturgie finale avec des séquences où tout est appuyé de manière grossière. Quelques plans nous avertissaient déjà dans le film lorsque Ian Curtis regarde “vite fait” la corde servant à pendre le linge avec des pensées sucidaires trop évidemment soulignées. Cette fin est construite de grosses ficelles, c’est le cas de le dire. Elle est inutile. Et c’est bien dommage car quand même pour l’essentiel le film renvoit assez bien à la représentation qu’on pouvait se faire à l’époque de Joy Division à travers les clips et les magazines.

  7. sandrine dit :

    Willy,
    “Construite de grosses ficelles” , tu as osé !
    Le suicide n’est pas représenté frontalement. On entend le corps chuter, ce qui nuance tout de même cette fin, il est vrai, problématique. Je suis moins virulente que toi, mais corrobore néanmoins les propos que tu avais tenus à Cannes. D’ailleurs, ce billet t’est dédié, en spécialiste que tu es du groupe Joy Division. En revanche, la prochaine note que je suis en train de préparer devrait fortement te déplaire…

  8. willy dit :

    J’ai osé volontairement. Une manière de léger mépris pour cette fin. Pour ce qui est de La Question humaine, il ne te reste plus qu’à lancer le débat mais ça commence mal car je ne vois pas en quoi Klotz est dans l’humilité ?

  9. sandrine dit :

    Ca promet de belles envolées de plumes car le film m’a vraiment agacée, à sa manière de toujours se retrancher derrière les personnages et ses intentions.

  10. Damien dit :

    Klotz, je n’ai vu que son cm, ouille !
    Sinon, comme derniers plans marquants, sans réfléchir : Shining, La planète des singes, Citizen Kane, Profession reporter…

  11. Ludovic dit :

    Deux plans magnifiques qui font basculer le film de la chronique à la tragédie, qui donne à toutes les séquences précédentes, répétitives et étirées, un goût de cendres ET une beauté indescriptible :
    Vivre sa vie de Godard
    Jeanne Dielman de Chantal Ackerman

  12. catherine dit :

    Le dernier plan de la vie des autres est celui où Mühe achète dans une librairie le livre de l’écrivain et à la question qui lui est posée de savoir si c’est pour offrir, il répond : non c’est pour moi (le caissier est caché et l’on ne voit, si mes souvenirs sont exacts que l’acteur et ses yeux qui crèvent l’écran). Non en général je ne me souviens pas des derniers plans (mon alzheimer est bien avancé), sauf la cloche dans vertigo, la fin de la première partie d’autant en emporte le vent où l’actrice lève le poing et curieusement la fin de caché le film de Haneke que j’ai pour ma part détesté.
    C’est vrai que l’on sait très rapidemment si un film est interessant ou non mais le dernier plan peut non pas rattraper le film mais l’embellir.
    Pour ceux qui aiment aussi la lecture j’ai un vrai coup de coeur pour microfictions.

  13. Tlön dit :

    Le dernier plan de “la vie O’haru femme galante” - Mizoguchi, qui maintient le film à la hauteur tragique à la quelle il s’est hissé tout son cours durant.

  14. Stance dit :

    Ce qui est peut-être agaçant chez Klotz-Perceval c’est l’arrogance de ce cinéma qui jouit à l’intérieur de sa sphère cinéphilique et critique d’un statut assez considérable alors que l’on est en droit (enfin j’espère…) de n’y voir guère plus qu’emphase philosophiste et auteurisme boursouflé.

  15. sandrine dit :

    Stance,
    C’est dommage que tu n’aies pas apposé ton commentaire sous la note relative à Klotz, car tes impressions rencontrent à l’exacte les miennes, ce qui, je l’avoue, me surprend.
    Damien,
    Tu triches. Quels sont les tout derniers plans des films que tu énumères ? Ca me fait penser que j’ai oublié de citer le dernier plan magnifique de Macadam à deux voies, avec cette pellicule qui prend feu…
    Catherine,
    J’en suis encore à Diderot et avoue ma totale déconnexion avec l’actualité littéraire (à quelques exceptions près tout de même). De qui est Microfictions ?
    Tlön,
    Grâce à toi, j’ai revu le film de Mizoguchi. Pour cela et le reste, je te remercie.

  16. catherine dit :

    Sandrine,
    Comment, vous parleriez à propos de Dexter de Bret Eston Ellis sans l’avoir lu ( que j’ai découvert grâce à vous et un ami)? Vous êtes restée à Diderot, mais seriez passée à côté d’Ishiguro(très belle adaptation au cinéma des vestiges du jour), Kawabata, Coetzee, Sepulveda, ALbert Cossery, John Fante, Auster, Mankell et tous les autres ?? Je n’ose l’imaginer.
    Et le Clézio aussi à la trappe? il vient de sortir Balaciner sur le cinéma et vous ne vous sentez pas concernée?. Je ne l’ai pas lu sauf la très belle préface de Gilles Jacob sur Gide.
    Bref, Microfictions est de Jérôme Jauffret. Ce sont de toutes petites nouvelles d’une page et demi (500 en tout) très noires, sur l’état de notre société. Ce pourrait être un blog.

  17. sandrine dit :

    Petite provocation de ma part, chère Catherine. Je jouais les anti-modernes. Dans votre liste, je prends Fante et Kawabata en priorité. En revanche, Le Clézio je ne le lis plus depuis fort longtemps.

  18. Catherine dit :

    Sandrine,
    J’espère que vous aviez compris que j’étais aussi dans la provocation…

  19. sandrine dit :

    Bien sûr mais pour Le Clézio, j’ai encore un doute…. :-)

  20. catherine dit :

    Allez, je vous le concède pour le Clézio!!

  21. Damien dit :

    Moi, tricher ?… Pas compris le jeu, plutôt… Alors, le dernier plan de Shining (Hotel Overlook 1921), parce qu’il oblige à reconstruire toute l’histoire ; bon, Citizen Kane idem, c’est juste un plan de scénariste… celui de La Planète des singes (celui de Schaffner) : la ruine d’une civilisation ; de Profession reporter : l’agonie en caméra subjective.

  22. Nikita dit :

    Je n’ai pas tout suivi, mais … Dexter de BEE ????

  23. sandrine dit :

    Cher Nikita,

    Catherine disait cela pour aller vite car lorsque j’avais parlé de Dexter sur mon blog, j’avais sûrement évoqué Ellis, auquel on pense immanquablement. Maintenant, je pense que Catherine est suffisammemnt lettrée pour ne pas avoir amalgamé et la série et l’auteur américain le plus flippant de sa génération.
    Ca me donne l’occasion de signaler que Dexter passe en ce moment sur Canal + et que la série souffre sans souci une 2è vision.

  24. Nikita dit :

    OK, mais lire Dexter et Ellis dans la même phrase m’écorche - j’ai vraiement trouvé la série douteuse

  25. sandrine dit :

    Ah, mais c’est intéressant cela ! “Douteuse” dans quelle mesure ? Immorale ?

  26. sandrine dit :

    Sinon, petit aparté : je vais interviewer prochainement le beau Sam Riley, la révélation de Control. J’avais besoin de le dire. Je l’ai appris ce matin !

  27. Frederic dit :

    ça vaut largement Jude Law…

  28. sandrine dit :

    D’autant que je n’aime pas particulièrement Jude Law. Dans le WKW, il est même assez mauvais. Un ectoplasme comparé à l’incandescent Sam Riley.

  29. Nikita dit :

    Douteuse car elle ressemble à un produit estampillé Schumacher, mais on s’éloigne des derniers plans, là

  30. Ludovic dit :

    Bon et bien personne n’a rebondi sur les deux plans que je citais. J’en déduis donc que Chantal Ackerman et Godard n’intéressent plus personne (il ne manquerait plus que j’imagine que c’est de mes commentaires dont tout le monde se fout).

    Sinon, avez-vous remarqué que le dernier plan de “Tigre et Dragon” peut se lire presque exactement comme l’envers positif de celui de “Mauvais sang” ?

  31. Nikita dit :

    Je n’ai pas vu Mauvais sang, ouais ça existe, mais le dernier plan de Tigre et dragon me fait chialer, du coup je crois que je vais enfin regarder Mauvais sang

  32. sandrine dit :

    Oh ! Mille excuses, Ludovic ! On ne se fout pas de vos commentaires sur ce blog, bien au contraire ! Ca fait même plusieurs jours que je cherche à me procurer Jeanne Dielman d’Ackerman que je n’ai pas vu et l’entreprise n’est pas aisée ! D’ailleurs, si une bonne âme….
    Quant au film de Godard, forcément, je vous rejoins. Bouleversante Karina. C’est curieux, ces deux films évoquent la prostitution féminine. Vous y voyez un lien esthétique par ailleurs ?
    En tout cas, à cause de vous, Nikita est en larmes depuis des jours ! Je vais aller regarder ces deux fins (Tigre et Dragon et Mauvais sang) mais je ne vous cache pas que ça me paraît très hasardeux sur le papier. Ca a le mérite de piquer là encore ma curiosité.
    Nikita,
    On est habitué sur ce blog à digresser largement, aussi revenons à Dexter. Je ne vois pas en quoi la série entretient des correspondances avec la filmo de Schumacher, parangon de l’idéologie républicaine. Au contraire, elle se situe par-delà la morale… On est du côté du mal et non de la loi.

  33. Nikita dit :

    Dexter ne se situe nullement par-delà la morale, elle est omniprésente et nauséabonde

    Il n’est pas anodin que la première victime de Dexter soit un méchant homopédophile assassin, soit le comble du criminel aux yeux de la société pour lequel même nombre de réfractaires à la peine de mort sont tout disposés à faire une exception

    Tout au long de la série, nous adoptons le point de vue de Dexter qui explique si bien que grâce à son père, ses actes servent une cause juste

    Mieux, les autres personnages s’y mettent aussi et sont tout aussi absous - je pense en particulier au flic qui descend un ancien milicien haïtien …

    Le comble est atteint au cours de l’épisode avec les immigrés cubains, lorsque l’enfant, encore évidemment, témoin dresse le portrait de Dexter aux services de police (pour rappel, cela donne Jésus Christ)

    Bref, contrairement à ce que j’ai pu lire dans des articles hypocrites, Dexter sert bien la cause de la justice personnelle comme la plupart des films de Shcumacher … un soutien démocrate depuis des années

  34. Carlito dit :

    Nikita ? En larmes depuis des jours ?! Je sais bien que “Chick Habit” ne l’émeut pas à ce point.

  35. Dexter dit :

    Dès le premier épisode de la saison 2, je me fais Nikita !

  36. sandrine dit :

    (Mon Dieu, tout le forum de Dvdclassik est arrivé sur ce blog !).
    Nikita,
    Je ne savais pas que Schumacher avait rallié le rang des démocrates !
    En tout cas, merci d’avoir pris le temps d’étayer ton propos mais ce qui se joue dans Dexter me paraît nettement plus compliqué, pour ne pas dire plus vicieux.
    Dexter assassine moins par souci d’auto-justice que pour assouvir ses pulsions meurtrières. C’est le moyen pour lui de les canaliser, d’être hors-la-loi tout en donnant l’illusion de lui appartenir. Il ne se fait pas justice car les crapules qu’ils liquident lui sont indifférentes. Il est dépourvu d’émotions et son geste n’est pas même motivé par la vengeance. Le personnage du flic est très intéressant. Il est, d’une certaine façon, l’envers du héros et le seul à le voir tel qu’il est (un monstre). Il a lui-même une part obscure. D’ailleurs, quand il élimine l’Haïtien, il devient suspect aux yeux de ses supérieurs et le doute continue à planer sur lui.
    J’adore le cliffhanger qui promet une confrontation dans la saison 2 entre ces deux forces opposées mais néanmoins complémentaires.

  37. Ludovic dit :

    Ce sont deux films aux antipodes, mais la similarité de cette fin, du moins il me semble en avoir vu une, traduit une commune conception des liens entre couples, (notamment entre les “possibles” et les “impossibles”).

  38. Nikita dit :

    Carlito : le temps a fait son oeuvre

    Dexter : volontiers, tu as quel âge ?

    Sandrine : Schumacher a toujours été un soutien des démocrates, il est d’ailleurs persuadé de faire des films de gauche (en italiques). Quand à Dexter, celui de la saison 1, pas celui qui me désire ardemment ci-dessus, certes il ne rend pas la justice dans son esprit, se limitant à assouvir ses pulsions, mais il n’en demeure pas moins qu’il est présenté comme tel ce qui à mes yeux est encore pire

  39. Ludovic dit :

    Je parlais de “Tigre et dragon” et de” Mauvais sang”.

    Pour le lien esthétique entre les deux films sur la prostitution féminine, on retrouve l’importance donnée excessivement à tout ce qui précède et suit l’acte en lui-même, avec des inserts sur les mains et les visages, avec des silences appuyés, qui soulignent à la fois la gravité de ce qui a lieu et le détachement affectif….Bref ce n’est pas le Blier dernière mouture.
    Quant au crime final, il ne survient pas véritablement au cours d’une progression dramatique dont il serait le paroxysme, mais plutôt comme un événement de trop, qui éteint tout.

  40. Pie 3.1416 dit :

    Vous ne comprenez pas le plan final … Vous oubliez bien vite l’atmosphère mystique voire quasi religieuse qui entoure Joy Division et son leader Ian Curtis.

    Ceci vous aidera sans aucun doute. Fumée noire, fumée blanche … :

    http://youtube.com/watch?v=hEqiDAKGvzY

  41. Pie 3.1416 dit :

    Vous ne comprenez pas le plan final … Vous oubliez bien vite l’atmosphère mystique voire quasi religieuse qui entoure Joy Division et son leader Ian Curtis.

    Ceci vous aidera sans aucun doute. Fumée noire, fumée blanche … :

    http://youtube.com/watch?v=hEqiDAKGvzY

Laisser une réponse